Alexandre Dumas

Chapitre 27

Les trois mousquetairesRésumé 🇫🇷 Français

D’Artagnan se rend de nuit au rendez-vous fixé par Mme Bonacieux dans un pavillon isolé près de Saint-Cloud. Accompagné de son fidèle serviteur Planchet, dont les peurs et les remarques inquiètes contrastent avec son impatience amoureuse, il traverse Paris puis les environs boisés avant de laisser son domestique dans un cabaret voisin. Armé et plein d’espoir, il poursuit seul sa route vers le lieu indiqué. Arrivé devant le pavillon, situé dans un endroit désert, il attend avec confiance l’apparition de la jeune femme. Une lumière brille à une fenêtre du premier étage, ce qui renforce sa certitude qu’elle l’attend à l’intérieur. Les heures passent cependant sans qu’elle se montre. D’abord serein, il devient peu à peu inquiet lorsque dix heures et demie, puis onze heures sonnent sans aucun signe de sa présence. Craignant qu’un malheur ne soit survenu, il tente d’attirer l’attention par un signal convenu, mais n’obtient aucune réponse. Il cherche alors à observer l’intérieur du pavillon. Ne pouvant franchir le mur, il grimpe dans un arbre voisin et découvre une scène alarmante. La chambre éclairée est ravagée : une vitre est brisée, la porte a été forcée, les meubles sont renversés, les restes d’un repas jonchent le sol et des traces de lutte ainsi que des taches de sang sont visibles. Convaincu qu’un drame s’est produit, il descend aussitôt pour examiner les alentours. Sur le sol, il remarque des empreintes de chevaux, les marques d’une voiture et un gant de femme déchiré. Tous ces indices renforcent son angoisse. Cherchant des informations, il interroge le passeur qui affirme avoir vu, quelques heures plus tôt, une jeune femme élégante et discrète traverser la rivière pour se rendre dans cette direction. D’Artagnan est persuadé qu’il s’agit de Mme Bonacieux. Désespéré mais déterminé à comprendre ce qui s’est passé, il se tourne vers une modeste cabane voisine. Après de longues hésitations, un vieil homme accepte de lui parler. Le témoin raconte qu’il a vu trois cavaliers arriver avec un carrosse et un petit homme âgé. Après avoir emprunté une échelle, ils ont pénétré dans le pavillon grâce à une clé. Peu après, des cris de femme et des bruits de lutte ont retenti. La victime a tenté de fuir par la fenêtre, mais elle a été rattrapée. Les assaillants l’ont ensuite emportée de force jusqu’au carrosse avant de quitter les lieux. Le signalement du chef des ravisseurs correspond immédiatement à l’ennemi que d’Artagnan soupçonne depuis longtemps. Cette confirmation l’accable davantage. Déchiré entre l’espoir que Mme Bonacieux soit encore vivante et la peur de son sort, il passe le reste de la nuit à chercher des indices dans les cabarets voisins, sans succès. Épuisé, il finit par s’endormir dans une auberge. À l’aube, il retrouve enfin Planchet, qui l’attend fidèlement avec les chevaux, tandis que le mystère de l’enlèvement demeure entier.