Jane Austen

2. Analyse critique et élogieuse de l œuvre

Pride and Prejudice — Résumé 🇫🇷 Français

George Saintsbury présente une introduction critique détaillée consacrée au roman Orgueil et Préjugés de Jane Austen. L auteur souligne la place unique qu occupe cet ouvrage au sein de l œuvre austénienne, le qualifiant de chef-d œuvre absolu et le plus caractéristique de la romancière. Il analyse la structure rigoureuse du récit, l absence de longueurs superflues et la manière dont les péripéties s enchaînent avec une évidente rigueur artistique. L analyse met en lumière la finesse de l humour de l auteure qu elle compare à celui d Addison par sa minutie et son observation détachée. Les personnages secondaires comme le révérend Collins, Mrs Bennet ou Lady Catherine de Bourgh sont décrits comme des créations vivantes, saisissantes de vérité et de réalisme. L auteur examine également les figures centrales de Darcy et d Elizabeth Bennet, louant la profondeur psychologique du héros masculin et le charme irrésistible ainsi que la liberté d esprit de l héroïne. Arrivée de monsieur Bingley à Netherfield La famille Bennet discute avec animation de l arrivée prochaine de monsieur Bingley, un célibataire fortuné qui vient de louer le domaine de Netherfield Park. Madame Bennet espère immédiatement marier l une de ses cinq filles à ce nouveau venu fortuné, malgré le détachement amusé et ironique de son époux. Peu après, monsieur Bennet rend visite au nouveau propriétaire en secret, ce qui provoque la surprise et la joie de sa femme lorsque la nouvelle finit par se savoir dans la maison. Lors du bal qui suit dans le village de Meryton, monsieur Bingley se fait rapidement apprécier de tous par son charme, sa joie de vivre et son admiration évidente pour Jane Bennet, qu il danse à plusieurs reprises. En revanche, son ami monsieur Darcy s attirer l antipathie générale en raison de son immense orgueil, de son refus de danser avec d autres dames et des propos désobligeants qu il tient sur le compte d Elizabeth Bennet, qu il juge tout juste tolérable. Le lendemain, les familles voisines de Lucas viennent partager leurs impressions sur la soirée, confirmant le succès de Jane auprès de monsieur Bingley tout en revenant sur le comportement hautain de monsieur Darcy. Alors que les sœurs Bingley affichent une fierté mondaine malgré leurs origines bourgeoises, Elizabeth conserve un esprit critique aiguisé et une aversion prononcée pour monsieur Darcy. Les relations entre les différents protagonistes s installent ainsi sur fond de distinctions sociales et de jugements hâtifs. Visite de Jane et de sa sœur à Netherfield La visite de courtoisie que se rendent mutuellement les familles de Longbourn et de Netherfield confirme rapidement le penchant naissant entre monsieur Bingley et Jane Bennet. Tandis que les sœurs de Bingley se montrant hautaines envers la famille Bennet à l exception de Jane, Elizabeth observe avec perspicacité la discrétion des sentiments de sa sœur. Lors d une soirée chez les Lucas, monsieur Darcy se montre particulièrement attentif aux propos d Elizabeth, allant jusqu à lui demander de danser, ce qu elle refuse obstinément malgré l insistance de monsieur Lucas. Quelques jours plus tard, les deux sœurs cadettes Kitty et Lydia passent le plus clair de leur temps à Meryton pour fréquenter les officiers de la milice récemment installés dans la région. Une invitation à dîner est adressée à Jane par ses hôtes de Netherfield, mais sa mère l incite à s y rendre à cheval sous une pluie battante afin de provoquer un mauvais temps qui l obligera à loger sur place. Le stratagème fonctionne à merveille puisque Jane attrape un rhume carabiné et doit prolonger son séjour. Inquiète pour sa sœur, Elizabeth décide de parcourir à pied les trois milles de boue séparant les deux domaines pour se rendre à son chevet. Son arrivée impromptue à Netherfield surprise grandement les sœurs Bingley, qui critiquent son allure négligée, tandis que monsieur Bingley accueille sa présence avec bienveillance. Elizabeth s installe donc à son tour pour soigner Jane, s attirant l affection renouvelée de sa malade mais subissant la froideur polie du reste de la compagnie. Le séjour prolongé de Jane Pendant que Jane repose dans sa chambre à Netherfield, les discussions animées se poursuivent au salon. Les sœurs Bingley se moquent ouvertement des origines modestes et des relations vulgaires de la famille Bennet, tandis que monsieur Bingley défend la bonne humeur de son amie. Elizabeth consacre l essentiel de son temps aux soins de sa malade, s attirant l attention grandissante de monsieur Darcy malgré lui. Le lendemain, madame Bennet arrive à son tour à Netherfield accompagnée de ses deux filles cadettes. Constatant que l état de Jane ne nécessite pas de transport immédiat, elle accepte volontiers de prolonger ce séjour qui favorise le rapprochement avec monsieur Bingley. La jeune Lydia en profite pour rappeler à ce dernier sa promesse d offrir un bal dès que Jane sera rétablie. De retour dans le salon le soir venu, Elizabeth observe les échanges entre les convives tout en s entretenant brièvement avec monsieur Darcy. Ce dernier se montre de plus en plus fasciné par l esprit vif et les beaux yeux de sa contradictrice, au grand dam de Miss Bingley qui tente par tous les moyens de raviver son aversion. Une pique finale révélatrice Pendant une promenade dans le jardin, Miss Bingley en profite pour s adresser à monsieur Darcy dans le but de discréditer indirectement la jeune femme qu il commence à apprécier. Elle formule diverses recommandations caustiques concernant la future belle-famille de son interlocuteur, espérant ainsi tempérer l attrait grandissant de celui-ci. Ses remarques visent à souligner les défauts des proches de son rival et à freiner un éventuel engagement.