
2.Un dossier de Noël annoncé
Cette section présente la page de titre de A Christmas Case, une nouvelle appartenant à la série des enquêtes de Posie Parker. L’ouvrage est écrit par L B Hathaway et publié par Whitehaven Man Press à Londres.
Elle contient également les informations éditoriales et juridiques de l’édition. Le texte indique que l’œuvre a été publiée pour la première fois en Grande-Bretagne en 2017 par Whitehaven Man Press, avec les droits d’auteur attribués à L B Hathaway. Il rappelle que les droits moraux de l’autrice sont reconnus, que les personnages et événements sont fictifs sauf exceptions mentionnées dans une note historique, et que toute reproduction ou diffusion non autorisée est interdite. Les références bibliographiques comprennent l’enregistrement auprès de la British Library, les numéros ISBN des éditions numérique et brochée, ainsi que les crédits liés à l’illustration de couverture réalisée par Red Gate Arts et à la mise en page effectuée par J D Smith.
5.Un Noël aux ombres anciennes
À Rebburn Abbey, dans le Yorkshire, le soir du réveillon de Noël 1923, une petite réunion d’invités se tient dans le salon rouge privé du comte. Après un grand dîner, les huit convives attendent l’heure de partir pour la messe de minuit, réunis autour du feu, du sapin décoré et d’une caisse de vin de Madère. L’atmosphère chaleureuse du salon contraste avec le froid violent, les vents qui hurlent autour de l’ancienne demeure et les vastes pièces désertes de l’abbaye. Parmi les invités se trouve Posie Parker, célèbre détective privée londonienne, qui se soucie peu de l’opinion des autres et reste surtout attentive à son amie Dolly, la nouvelle comtesse de Cardigeon. Dolly a vécu une année terrible, marquée par la mort de son beau-père, son mariage devenu soudainement aristocratique et un accouchement presque fatal. Son fils, Lord Raymond Rufus Everard Cardigeon, est vivant mais fragile, tandis qu’elle-même reste profondément affaiblie physiquement et moralement.
Lorsque le comte Rufus Cardigeon propose un toast aux amis présents puis aux amis absents, Dolly ajoute cette seconde formule depuis son fauteuil près du feu. Le geste émeut Posie, car Dolly pense probablement à son ancien beau-père, qui avait été un soutien inattendu pour elle. Posie partage un moment de complicité avec Richard Lovelace, inspecteur en chef de New Scotland Yard, venu passer Noël à Rebburn Abbey avec sa jeune fille Phyllis. Lovelace avait d’abord cru que l’invitation était motivée par la pitié après une année difficile, mais la présence de Posie et la possibilité d’éloigner sa fille du brouillard londonien l’ont convaincu d’accepter. Il est heureux d’avoir vu Phyllis dormir paisiblement dans la nursery, entourée d’enfants du même âge, et il remarque avec surprise le côté protecteur de Posie envers Dolly. Alors que Dolly semble perdre toute énergie, Posie conserve au contraire une vitalité remarquable, avec son regard vif, son apparence simple et son enthousiasme intact malgré les épreuves récentes.
Les autres invités attirent aussi l’attention de Lovelace et de Posie. Andromeda Keene, vedette de cabaret connue pour ses imitations, son humour mordant et ses tours de magie, est présente avec Levin Smythe, son compagnon, pianiste et compositeur célèbre. Andromeda affirme devoir ménager sa voix, tandis que Levin garde une main droite blessée dans un plâtre. Le couple, invité depuis longtemps par Dolly, ne semble pas particulièrement disposé à divertir la soirée. Levin évite même la conversation avec Lovelace après avoir appris son métier, laissant l’inspecteur perplexe. Un autre couple, le major Fairbanks et son épouse Dulcie, intrigue davantage Posie. Le major, ancien militaire imposant, paraît contrôler constamment les mouvements de sa jeune femme, tandis que Dulcie, étrangère d’apparence mystérieuse et couverte de bijoux, semble nerveuse lorsqu’elle croise le regard de Posie. Les deux nouveaux voisins de Rebburn Abbey restent à l’écart du groupe et semblent observer particulièrement Levin Smythe et Andromeda Keene.
Posie explique à Lovelace que les Fairbanks viennent d’emménager dans le grand pavillon du garde-chasse après que Rufus a commencé à vendre certaines parties de son domaine. Ils sont récemment revenus d’Inde, sont riches, sans enfants, et ont été invités parce que Rufus pensait qu’ils passeraient Noël seuls. Malgré ces explications, Posie et Lovelace sentent que quelque chose chez eux est inhabituel. Leur attention se porte alors sur le cadeau qu’ils manipulent sous le sapin. Il s’agit d’une immense maison de poupée destinée aux jumelles de Cardigeon, Trixie et Bunny. La maison est un objet luxueux, presque une réplique miniature d’une demeure aristocratique, avec plusieurs étages, un escalier travaillé, des pièces décorées avec soin et même des installations électriques. Lorsque le major Fairbanks appuie sur un bouton, les minuscules lustres s’allument, provoquant l’émerveillement général.
Cependant, cette démonstration de richesse provoque un malaise chez Lovelace. Il reconnaît dans cette maison de poupée quelque chose qui lui rappelle le passé et ressent une impression étrange de familiarité. Il critique intérieurement le comportement du major, qui semble transformer un cadeau pour des enfants en spectacle destiné à attirer l’attention sur sa fortune. Posie tente de le rassurer en soulignant que ce n’est qu’un jouet et que son apparence parfaite pourrait rapidement disparaître. Elle remarque aussi la fatigue profonde de Lovelace, dont les cheveux ont blanchi récemment et dont le visage porte les traces des difficultés traversées. Malgré ses inquiétudes, elle refuse d’admettre combien elle se soucie de lui.
Peu après, les lumières de la maison de poupée s’éteignent avec un bruit de court-circuit et une odeur de brûlé. Le major promet de vérifier le problème plus tard, puis offre à Rufus une caisse de Margaux 1893, un vin extrêmement précieux, comme remerciement pour son hospitalité. Cette nouvelle démonstration de richesse renforce les soupçons de Lovelace, qui se demande si les Fairbanks cherchent simplement à impressionner ou s’ils attendent quelque chose en retour. La soirée reprend ensuite son cours lorsque l’horloge sonne neuf heures. Rufus rassemble ses invités et annonce qu’ils ont encore le temps d’écouter quelques histoires avant de partir pour l’église. Lorsqu’Andromeda demande quel genre d’histoire il souhaite raconter, Rufus répond qu’il s’agit d’un mystère. Posie et Lovelace comprennent alors que, même pendant les fêtes, leur réputation et leurs métiers risquent de les entraîner dans une nouvelle affaire.
7.Une veillée de Noël troublante
À Rebburn Abbey, dans le Yorkshire, le soir du réveillon de Noël 1923, huit invités se retrouvent dans le petit salon rouge privé du comte de Cardigeon avant de partir pour la messe de minuit. Tandis que la tempête de neige fait rage autour de l’immense demeure, plus proche d’une forteresse que d’une maison, les convives profitent d’un moment chaleureux autour du sapin, du feu et d’un excellent vin de Madère. Leur hôte, Rufus Cardigeon, onzième comte, lève un toast à l’amitié puis aux « amis absents », une formule qui touche particulièrement Posie Parker et son collègue Richard Lovelace, car l’année écoulée a été marquée par de nombreuses pertes et difficultés. Parmi les invités se trouve Dolly, l’épouse de Rufus et amie proche de Posie, qui souffre encore profondément après la mort de son beau-père et la naissance difficile de son fils fragile, Lord Raymond Rufus Everard Cardigeon. Son état physique et moral inquiète tous ceux qui l’entourent.
Posie Parker, célèbre détective privée londonienne, se montre particulièrement attentive envers Dolly, la réconfortant avec une tendresse inattendue. Richard Lovelace, inspecteur en chef de New Scotland Yard, observe avec émotion cette facette maternelle de Posie qu’il ne lui connaissait pas. Lui-même traverse une période difficile, marquée par le deuil et les épreuves personnelles, mais il apprécie d’avoir accepté l’invitation à Rebburn Abbey plutôt que de passer Noël à Londres dans la brume et le froid. La présence de sa jeune fille Phyllis, installée dans la nursery avec les jumelles de Cardigeon, Bunny et Trixie, lui apporte également un certain apaisement. En regardant Posie pleine d’énergie malgré les malheurs récents, il remarque son contraste avec Dolly, qui semble s’éteindre peu à peu derrière son maquillage éclatant et son apparence fragile.
Les autres invités attirent également l’attention de Lovelace et de Posie. Andromeda Keene, vedette de cabaret connue pour ses talents d’imitation, de magie et de chant, est venue avec Levin Smythe, pianiste et compositeur réputé. Malgré leur célébrité, ils se tiennent en retrait : Andromeda prétend devoir préserver sa voix et Levin porte une attelle à la main blessée. Le couple semble peu intéressé par les autres convives, ce qui déçoit peut-être Dolly, qui les avait invités en espérant apporter de l’animation à la fête. À l’opposé, le major Fairbanks et sa jeune épouse Dulcie restent mystérieux et isolés. Le major, ancien militaire imposant, paraît autoritaire envers sa femme, tandis que Dulcie, étrangère au charme exotique, observe souvent Posie avec insistance. Cette attitude intrigue la détective, qui ressent quelque chose d’inquiétant chez le couple.
Posie et Lovelace discutent ensuite du comportement étrange des Fairbanks. Ces nouveaux voisins de Rufus, récemment revenus d’Inde et installés dans un domaine voisin, semblent extrêmement riches mais aussi artificiels. Leur cadeau pour les enfants de Cardigeon renforce cette impression : ils offrent une immense maison de poupée luxueuse provenant du magasin Gamages de Londres, équipée de véritables lumières électriques et meublée avec un souci du détail extravagant. Le spectacle émerveille tous les invités lorsque le major allume les minuscules chandeliers, mais Lovelace ressent un malaise inexplicable. La maison de poupée lui rappelle quelque chose du passé, comme plusieurs éléments de cette soirée, et il se demande pourquoi des souvenirs anciens semblent refaire surface. Lorsque le mécanisme électrique tombe en panne avec une odeur de brûlé, son intuition est renforcée : derrière cette apparente perfection, quelque chose semble moins solide qu’il n’y paraît.
Le major Fairbanks offre ensuite à Rufus une caisse de vin Margaux 1893, un présent d’une valeur exceptionnelle, présenté comme un remerciement pour l’hospitalité reçue. Lovelace y voit une nouvelle démonstration de richesse excessive et soupçonne qu’un tel étalage cache peut-être une intention particulière. Posie tente de le rassurer en affirmant que les apparences peuvent être trompeuses et que les objets trop luxueux finissent souvent oubliés. Cette remarque détend l’atmosphère, mais les interrogations demeurent sur les véritables motivations des nouveaux voisins. Alors que l’horloge sonne neuf heures, Rufus rassemble ses invités et propose de raconter quelques histoires avant le départ pour l’église. Lorsque Andromeda demande quel genre d’histoire il souhaite entendre, le comte répond qu’il s’agit d’un mystère, provoquant chez Posie et Lovelace une réaction intérieure résignée : même pendant les fêtes, ils semblent incapables d’échapper aux énigmes.
8.Structure annoncée du roman
Cette section correspond uniquement à une table des matières simplifiée indiquant les titres des différentes parties du livre. Elle mentionne une succession de chapitres numérotés, un prologue, un épilogue, ainsi que des sections complémentaires consacrées à des remerciements, une note historique, des références de lecture et une présentation de l’autrice. Aucun contenu narratif ou événement de l’intrigue n’est fourni dans cet extrait.
9.Secrets au coin du feu
Dans le salon rouge des Cardigeon, pendant la soirée de Noël, Rufus propose aux invités un jeu consistant à révéler chacun un mystère personnel, une histoire intime qui continue de les hanter ou de les interroger. Malgré les réactions de malaise, d’ironie ou d’indifférence autour de lui, il insiste en expliquant que chaque personne porte en elle une énigme particulière et que cette réunion de talents londoniens doit forcément contenir quelques récits marquants. Il décide de commencer lui-même et annonce une histoire de fantôme vécue pendant la Première Guerre mondiale, en 1917, alors qu’il était au front. Il raconte qu’après avoir reçu l’ordre de lancer ses hommes à l’assaut, il s’est retrouvé dans une tranchée difficile avec son fidèle sapeur Perkins, qui serait venu l’aider à dégager la position malgré le fait qu’il avait été tué la veille. Le récit provoque des réactions étonnées parmi les invités, mais Posie, qui connaît déjà cette histoire, reste réservée.
Pour Posie, le mot « mystère » n’a rien d’amusant lorsqu’il est associé à l’année 1917. Cette période représente la perte, la souffrance et les innombrables disparitions causées par la guerre. Elle se souvient des femmes venues au Grape Street Bureau chercher des réponses sur des proches disparus, alors que beaucoup de ces hommes avaient été engloutis par les combats et reposaient désormais loin de chez eux. Elle pense aux familles laissées dans l’attente et aux vies détruites par des absences impossibles à combler. Les souvenirs du front restent également très présents pour elle, car elle a elle-même servi comme conductrice d’ambulance sur le front occidental. Elle connaît les cauchemars, les images terribles et l’épuisement qui ont marqué les soldats. Elle ne condamne cependant pas totalement l’apparition racontée par Rufus. Elle comprend que des hommes privés de sommeil, affamés, terrifiés et confrontés chaque jour à la mort pouvaient trouver du réconfort dans des visions de camarades disparus. Elle pense que son histoire de Perkins peut avoir une explication, mais elle ne veut pas lui enlever ce souvenir précieux.
Lorsque Rufus termine son récit en révélant que Perkins était déjà mort au moment de son apparition, l’assemblée réagit avec surprise. Posie remarque alors le retour de l’Inspecteur Lovelace, qui reprend place dans son fauteuil et demande ce qu’il a manqué. Le jeu continue avec Mr Levin Smythe, qui refuse de participer. Il explique que, sans ses mains et sans son piano, il n’a aucune histoire à raconter et préfère rester mystérieux. Lovelace remarque que c’est peut-être une attitude prudente, surtout pour quelqu’un dont le passé semble contenir des secrets. Ensuite, le Major Fairbanks intervient en affirmant qu’il n’a lui non plus aucun mystère. Il plaisante en disant que la seule véritable énigme est de savoir pourquoi son épouse Dulcie a accepté de l’épouser, alors qu’elle aurait pu prétendre à une union prestigieuse en raison de ses origines liées aux Maharajahs d’Udaraj. Dulcie est embarrassée par les paroles de son mari et affirme timidement qu’elle n’est pas une conteuse. Posie remarque le mépris caché dans l’attitude du Major envers les artistes présents et observe que Dulcie semble mal à l’aise face à toute cette attention.
Lovelace partage alors ses soupçons sur Dulcie, imaginant qu’elle pourrait cacher une histoire familiale compliquée et que le mariage avec Fairbanks pourrait avoir eu des motivations financières. Pendant ce temps, Rufus invite Andromeda Keene à participer. Après quelques hésitations, la chanteuse accepte de raconter un mystère à travers une chanson plutôt qu’une histoire parlée. Elle sort un petit harmonica argenté et annonce qu’elle interprétera I Once Had a True Love. Dans le silence du salon rouge, elle joue quelques notes d’une mélodie que plusieurs invités reconnaissent sans parvenir immédiatement à l’identifier. Posie, elle, se souvient l’avoir entendue autrefois dans un music-hall et pendant la guerre, lorsqu’une chanteuse l’interprétait pour les soldats. Elle reconnaît une ancienne harmonie irlandaise, une mélodie capable d’évoquer la nostalgie et la douleur de ceux qui étaient séparés de leurs êtres aimés.
Andromeda chante alors avec un accent irlandais saisissant, évoquant les paysages de Galway et de Donegal. La chanson raconte l’histoire d’un amour promis qui se transforme en abandon : une femme rêve du retour de son bien-aimé et croit qu’ils vont bientôt se marier, mais découvre finalement qu’il est parti avec une autre. Lorsque la chanson s’achève, un silence chargé d’émotion s’installe dans la pièce. Les invités semblent sentir qu’au-delà de la performance artistique, Andromeda a peut-être exprimé quelque chose de profondément personnel. Pourtant, elle ne donne aucune explication et se contente de ranger son harmonica avant de reprendre sa place.
Un appel téléphonique interrompt ensuite la soirée. Manders, le majordome des Cardigeon, vient chercher l’Inspecteur Lovelace, qui quitte momentanément la pièce. Profitant de son absence, Rufus se tourne vers Posie et lui demande de partager un mystère provenant des archives du Grape Street Bureau. Posie refuse d’abord, rappelant qu’elle ne peut pas révéler les affaires confiées par ses clients, car elle considère leur confiance comme sacrée. Mais elle comprend que Rufus ne lui demande pas de divulguer un dossier professionnel, seulement de raconter un événement personnel. En observant Andromeda, elle pense que la chanson qu’elle vient d’entendre cachait également une blessure ou un secret non résolu.
Peu à peu, Posie se sent prête à parler d’un épisode de son passé qu’elle n’a jamais confié à personne. Elle repense à l’année 1917, marquée par la mort récente de son frère Richard à la bataille de Cambrai, mais elle sait qu’elle a connu des périodes encore plus difficiles. Elle pense notamment à 1903, une année associée à un mystère qui a profondément influencé sa vie. Richard, qui connaissait cette histoire, ne l’avait jamais racontée à Rufus ni à personne d’autre, gardant probablement ce souvenir enfoui par honte, confusion ou peur. Posie réalise qu’elle n’en a jamais parlé ouvertement, même avec son frère, alors que cet événement a sans doute façonné chacun de ses jours. Maintenant, entourée d’étrangers et loin de ceux qui auraient pu être concernés, elle ressent une étrange liberté à l’idée de révéler enfin cette histoire. Elle regarde le feu et commence son récit en annonçant que ce mystère a une origine inattendue, à Broadstairs, dans le Kent, sur la côte sud, l’endroit où leurs vies ont changé pour toujours.
10.Le meurtre sous les falaises blanches
Posie commence à raconter son mystérieux souvenir de 1903, lorsqu’elle avait onze ans et que son frère Richard en avait treize. Cet été-là, leur famille passait ses vacances à Broadstairs, dans le Kent, comme chaque année, au prestigieux Hotel Bristol. Leur père, le révérend Parker, pouvait se permettre ces séjours grâce à un héritage qui assurait le confort familial sans les rendre riches. Posie se souvient avec nostalgie de cette époque où elle et Richard profitaient encore pleinement des plaisirs simples de l’enfance : les plages de Viking Bay, les bassins rocheux, les crabes, les vagues, les glaces et les promenades au bord de mer. Leur père aimait une existence paisible, passant ses journées à lire ou à se reposer, tandis que leur mère, Rosa, était une femme beaucoup plus difficile à satisfaire, attirant partout les regards par sa beauté et son caractère extravagant.
Rosa Parker se présentait comme une femme à moitié italienne, bien qu’elle n’ait jamais réellement vécu en Italie ni parlé la langue. Elle cultivait cette image par ses vêtements, ses manières et quelques mots italiens glissés dans ses conversations. Posie se souvient d’elle comme d’une petite femme sombre et élégante, passionnée par la danse et avide de compagnie. Son mariage avec le révérend Parker avait commencé comme une rencontre presque romanesque dans un hôtel de Folkestone, où Rosa travaillait comme danseuse professionnelle. Le jeune pasteur avait été séduit par son charme, tandis qu’elle avait probablement vu en lui une promesse de sécurité et d’évasion. Ils s’étaient mariés rapidement malgré l’opposition de la famille de Parker, puis avaient commencé une vie difficile dans un presbytère du Norfolk. Rosa supportait mal une existence éloignée de l’animation londonienne et des hôtels élégants, tandis que le révérend Parker, brillant mais distrait, peinait à comprendre les besoins de son épouse. Avec le temps, Rosa s’était souvent absentée, prétextant des thés dansants qui l’emmenaient loin de chez elle, laissant ses enfants surtout marqués par ses absences.
À Broadstairs, Rosa avait l’habitude de disparaître chaque après-midi pour danser, mais un samedi de cet été 1903, elle surprit Posie et Richard en venant elle-même les chercher sur la plage. Vêtue entièrement de blanc, comme pour une sortie mondaine plutôt qu’une promenade balnéaire, elle leur demanda de lui montrer un endroit sauvage où ils avaient l’habitude d’aller. Les enfants, étonnés mais heureux de passer enfin du temps avec leur mère, acceptèrent malgré leur faim et leur inconfort. Ils marchèrent longtemps avec leurs vêtements de bain encore humides, traversant la côte jusqu’à Stone Bay puis plus loin vers Joss Bay, près de Margate. Posie ressentit déjà l’impression étrange d’être suivie, une sensation qu’elle conserverait toute sa vie, mais personne ne semblait les accompagner. À Joss Bay, ils découvrirent une plage déserte dominée par les falaises blanches et le nouveau North Foreland Golf Club, dont les drapeaux rouges claquaient dans le vent.
Rosa semblait particulièrement attirée par cet endroit, comme si elle avait cherché précisément ce lieu sans vouloir l’admettre. Elle aperçut un petit commerce sur la falaise et acheta du poisson frit et des œufs marinés pour ses enfants, une chose exceptionnelle puisque Richard dut finalement payer lui-même, sa mère n’ayant pas d’argent sur elle. Ils descendirent ensuite manger dans un petit renfoncement naturel de la falaise, un abri isolé juste sous le terrain de golf. Là, dans le vent froid et le sable qui leur fouettait le visage, Posie sentit que quelque chose changeait. Richard, voyant que leur mère semblait absente à leur présence et uniquement absorbée par ses pensées, finit par se mettre en colère. Pour Posie, ce fut le moment où son frère perdit définitivement une part de son enfance, comprenant qu’un parent pouvait aussi les décevoir profondément.
Alors que Richard décidait d’aller chercher une voiture pour rentrer à l’hôtel, les enfants découvrirent dans le renfoncement voisin un corps dissimulé sous ce qui semblait être de vieux vêtements ou des couvertures. Posie raconte avec précision la découverte de cet homme : il était bien habillé d’un costume de golf en tweed vert flambant neuf, son visage avait été violemment frappé, et un club de golf ensanglanté reposait près de lui. Le choc fut immense. C’était le premier cadavre que Posie voyait. Sa mère s’effondra et dut être emmenée au restaurant de poissons, tandis que Richard partit chercher la police à Broadstairs. Posie resta seule auprès du corps, luttant contre les mouettes attirées par l’odeur du sang et surveillant la montée de la marée qui risquait d’emporter le cadavre avant l’arrivée des secours. Lorsqu’elle se souvient de cette scène, elle explique que la police avait tardé à croire Richard, pensant d’abord qu’il s’agissait d’une plaisanterie d’enfant.
L’enquête révéla plus tard que la victime s’appelait Harry Jones. C’était un fonctionnaire londonien marié, père de deux enfants, qui travaillait au Board of Trade. Il avait annoncé à sa femme qu’il descendait à Broadstairs pour un week-end de golf avec des collègues, mais il était apparu qu’il n’avait jamais eu l’intention de rejoindre ce groupe imaginaire. Ses vêtements de golfeur et son club semblaient avoir été utilisés pour construire une fausse histoire. La police découvrit également qu’il fréquentait régulièrement une pension proche de l’Hotel Bristol, probablement pour des rendez-vous secrets. Son épouse ignorait tout de ses infidélités. L’enquête conclut à un meurtre commis par une ou plusieurs personnes inconnues. Les lunettes de Harry Jones, qu’il ne quittait jamais car il était presque aveugle sans elles, avaient disparu, ce qui poussa les enquêteurs à penser que le meurtrier les avait prises comme trophée.
Posie raconte ensuite qu’elle découvrit bien plus tard dans les archives de police et les journaux qu’un autre homme avait disparu le même jour que Harry Jones : Benito Rossoli, un danseur italien employé à l’Hotel Bristol. La presse avait rapidement fait de lui un suspect idéal, notamment parce qu’il était lié au milieu de la danse et qu’il connaissait probablement Rosa Parker. Un journal, The Morning Legend, avait même offert une récompense pour obtenir des informations permettant son arrestation. Pourtant, Rossoli ne fut jamais retrouvé et l’affaire finit par disparaître. Rufus estime alors que l’histoire semble assez claire, imaginant un meurtre lié à une liaison amoureuse, mais Andromeda Keene remarque un détail qui change toute la compréhension de l’affaire. Les falaises de Joss Bay ne possédaient que de petits renfoncements ouverts, et Posie et Richard auraient forcément vu le corps s’il avait déjà été là lorsqu’ils sont arrivés. Comme le sang était encore frais, Harry Jones a donc dû être tué exactement pendant la demi-heure où les enfants mangeaient leur repas, juste à côté d’eux. Posie admet que c’est précisément cette idée qui l’a hantée toute sa vie : ils étaient là, tout près, pendant qu’un homme était assassiné, sans rien entendre ni pouvoir intervenir. Rufus lui demande alors s’il n’existe pas un autre élément dans cette histoire, tandis que Posie remarque le retour de Dolly dans la pièce.
11.L’incendie de Hanover Terrace
Richard Lovelace confie à Rufus, Posie et leurs compagnons l’affaire criminelle qui demeure son souvenir professionnel le plus douloureux. Alors qu’il est habitué aux mystères non résolus de Scotland Yard, il explique que cette enquête particulière l’a profondément marqué à cause de l’horreur du crime, de ses conséquences tragiques et du fait que le responsable a réussi à échapper à la justice. L’affaire remonte à Noël 1903, peu après son arrivée à New Scotland Yard, lorsqu’il était encore un jeune policier ayant quitté les patrouilles de quartier de l’East End londonien pour tenter sa chance dans la division en civil. Il raconte qu’il espérait alors découvrir des crimes spectaculaires, après avoir grandi professionnellement dans l’ombre des anciens crimes de Jack l’Éventreur, mais que ses premières missions furent plutôt consacrées aux troubles liés aux militantes de la Women’s Social and Political Union. La remarque de Lovelace sur ces femmes provoque une réaction d’Andromeda Keene, qui défend vivement leur combat pour les droits politiques des femmes, tandis que l’inspecteur précise qu’il ne voulait pas les offenser et qu’il soutenait leur cause.
Durant les fêtes de Noël 1903, Lovelace accepte de travailler afin de montrer son sérieux à ses supérieurs. La nuit du réveillon commence calmement au commissariat, où il passe le temps avec son supérieur, l’inspecteur en chef Friday, un homme proche de la retraite qui aime raconter ses expériences passées. Alors qu’ils jouent aux cartes et mangent des sandwichs au cheddar en attendant la fin du service, un appel urgent arrive peu après minuit depuis Marylebone. Une catastrophe vient de se produire. Lorsque Mrs Fairbanks lui demande ce qui s’est passé, Lovelace répond simplement qu’il s’agissait d’un incendie. Il décrit une grande demeure de Hanover Terrace, au numéro 98, une élégante maison donnant sur Regent’s Park. À l’époque, il ne connaît pas encore le prestige de l’endroit, il ne voit qu’un immense brasier illuminant la nuit, avec des flammes s’échappant de tous les étages. La raison de l’intervention de Scotland Yard apparaît rapidement : le feu a été volontairement déclenché, et il s’agit d’un acte d’incendie criminel.
Lovelace revit alors la scène avec une grande intensité devant ses auditeurs. Accompagné de l’inspecteur Friday, il s’était précipité vers la maison en fiacre, suivant la lueur orange du ciel et croisant d’autres policiers, des curieux et des personnes rentrant chez elles. À leur arrivée, les pompiers de Marylebone étaient déjà présents, mais ils étaient incapables de sauver le bâtiment. La maison brûlait entièrement, avec une violence telle que tenter de l’éteindre semblait inutile. Au milieu de ce chaos, trois petites filles apparurent sur le balcon du premier étage, prisonnières des flammes. Il s’agissait de Jemima, Alexa et Theodora, âgées respectivement de trois, cinq et huit ans. Elles avaient réussi à sortir de la pièce où se trouvait le sapin de Noël avec les cadeaux, mais elles étaient désormais coincées entre l’incendie derrière elles et un mur de feu sous leurs pieds. Lovelace leur cria de ne pas sauter et tenta d’obtenir une échelle des pompiers, mais ceux-ci hésitèrent à s’approcher.
Alors que Lovelace cherchait encore une solution, l’inspecteur Friday disparut soudainement de ses côtés. Le vieil homme courut seul vers la maison en flammes pour tenter de sauver les enfants. Il n’alla pas plus loin que le hall avant d’être asphyxié par la fumée. Au même moment, les trois fillettes sautèrent ensemble dans le feu et moururent. Lovelace explique que ce moment reste gravé en lui, mais que l’horreur de l’affaire ne s’arrêta pas là. Après une nuit de pluie violente et de vent froid qui accéléra la fin de l’incendie, les enquêteurs purent pénétrer dans les ruines et découvrir la véritable ampleur du drame. Ils établirent que la maison appartenait à Mrs Muriel Wheeler, veuve d’un riche propriétaire de mines de charbon nommé Alfred Wheeler. Elle vivait avec ses trois filles et avait récemment épousé Robert Clampton, un homme plus jeune qu’elle qui passait beaucoup de temps dans un atelier situé dans les anciennes écuries au fond du jardin.
L’inspection de la maison révéla un crime méthodiquement préparé. Les policiers découvrirent que plusieurs habitants avaient été enfermés volontairement dans leurs chambres avant que le feu ne soit déclenché. La cuisinière et deux domestiques furent retrouvées mortes dans leurs lits. La gouvernante avait été enfermée de l’extérieur et était morte en tentant de briser sa porte après avoir compris que les enfants avaient disparu. La chambre de Muriel Wheeler était également verrouillée de l’extérieur, et elle était morte dans son sommeil sans avoir pu réagir. Au sous-sol, le majordome, la femme de charge et le chien avaient subi le même sort, enfermés dans leurs pièces. Le seul survivant fut Robert Clampton, qui se trouvait dans son atelier lorsqu’il entendit une clé tourner dans la serrure et comprit qu’il était lui aussi prisonnier. Il affirma avoir assisté impuissant à l’incendie de la maison, incapable de savoir ce qui arrivait aux autres ou si les flammes allaient finir par l’atteindre.
Les enquêteurs crurent d’abord à son récit, car Clampton semblait profondément traumatisé. Après le drame, il fut hospitalisé dans un établissement privé et resta pendant plusieurs semaines dans un état de choc, distant, bouleversé et souvent en larmes. Cependant, Posie remarque une anomalie dans le nombre des domestiques retrouvés morts : trois femmes de chambre travaillaient dans la maison, mais seules deux corps avaient été découverts. Lovelace révèle alors que la domestique disparue, la femme de chambre, joua un rôle essentiel dans toute l’affaire. Elle fut retrouvée plus tard et s’avéra avoir participé au crime. Pourtant, elle avait fini par éprouver des remords et avait cherché à se retirer de cette histoire. Selon Lovelace, c’est elle qui aurait appelé Scotland Yard depuis une cabine téléphonique d’un hôtel voisin pour demander de l’aide. Malgré cette tentative tardive de dénoncer l’affaire, Lovelace affirme qu’elle demeurait une meurtrière.
12.La maison de poupée éclairée
Richard Lovelace poursuit son récit de l’enquête sur l’incendie criminel de Hanover Terrace en expliquant les difficultés qui ont retardé la découverte de la vérité. Après le sinistre, la pluie et le grésil ont transformé les restes de la maison en une masse de cendres humides, obligeant les premiers spécialistes de la police scientifique à récupérer rapidement tout ce qui pouvait encore servir de preuve. Ils emportent de nombreux objets calcinés, notamment les chaussettes préparées pour le Père Noël, les restes des cadeaux, les lampes à gaz, les restes du repas de Noël et surtout les éléments provenant du salon du premier étage où les trois enfants avaient péri. Une hypothèse circule alors selon laquelle les bougies du sapin auraient été laissées allumées toute la nuit et auraient provoqué l’incendie, mais Lovelace doute de cette explication, car elle ne justifie pas la présence des fillettes dans cette pièce à une heure aussi tardive. Il se souvient que même les hommes chargés de récupérer les preuves étaient bouleversés par l’horreur de la scène.
L’enquête avance difficilement en raison de la période des fêtes. Les grands journaux refusent de donner de l’importance à cette histoire tragique, estimant qu’un meurtre impliquant des enfants serait trop déprimant pour le public pendant Noël. Le verdict du coroner, rendu peu après le Nouvel An, est publié, mais beaucoup de personnes restent persuadées qu’il s’agit d’un simple accident. Le caractère prémédité du crime passe largement inaperçu. Lovelace explique que cette situation profite au coupable, tandis que lui-même reste presque seul à travailler sur l’affaire. Les laboratoires sont fermés, Scotland Yard fonctionne avec un personnel réduit et ses supérieurs refusent d’affecter d’autres agents à une enquête qu’ils jugent inutile. Déterminé malgré tout, le jeune inspecteur poursuit ses recherches seul, allant interroger les habitants du quartier autour de Hanover Terrace et de Regent’s Park.
Les témoignages recueillis décrivent les Wheeler comme une famille riche mais très discrète. Muriel Wheeler, récemment sortie du deuil après la mort de son premier mari, vivait paisiblement avec ses trois filles, souvent aperçues dans le parc avec leur gouvernante. Rien ne semble suspect dans leur quotidien. La première piste importante vient de Joe Ellis, un garçon d’écurie qui connaissait Tilly, la femme de chambre morte dans l’incendie. Joe possède une photographie de toute la maisonnée, comprenant la famille et les domestiques, prise l’année précédente. En l’examinant, Lovelace remarque deux détails importants : l’absence de Robert Clampton sur la photo et la présence de Meggie McColl, la femme de chambre disparue.
Joe décrit Meggie comme une jeune fille d’environ dix-huit ans, probablement originaire de Liverpool, avec une personnalité dure et une réputation peu flatteuse. Lovelace apprend qu’elle avait déjà travaillé dans plusieurs maisons avant d’arriver chez les Wheeler, en changeant souvent d’identité et d’origine. Partout, les histoires se ressemblaient : des familles qui l’avaient engagée en lui faisant confiance avaient ensuite subi des vols ou des problèmes graves liés à sa présence. Elle disparaissait généralement après quelques mois ou un an de service. Pourtant, elle était restée environ seize mois au numéro 98 de Hanover Terrace, ce qui pousse Lovelace à chercher ce qui l’avait retenue dans cette maison.
En parallèle, l’inspecteur tente d’en savoir davantage sur Robert Clampton, le second mari de Muriel Wheeler. Ses visites à l’hôpital où Clampton est soigné ne donnent rien, car l’homme reste anéanti par le drame et ne reçoit aucune visite ni courrier. Les voisins savent peu de choses sur lui, sinon qu’il était habile de ses mains et que Muriel appréciait beaucoup ses talents pour réparer toutes sortes d’objets. Elle avait transformé une ancienne partie des écuries en atelier afin qu’il puisse s’adonner à ses activités. Certains habitants pensent qu’il avait été militaire, mais Lovelace ne trouve aucune trace confirmant cette version. Chaque tentative de découvrir son passé se termine par une impasse.
Alors que les pistes sur Meggie et Clampton semblent peu concluantes, Lovelace retourne voir Joe Ellis pour lui rendre la photographie. La conversation fait apparaître un élément nouveau. Joe se souvient que Tilly n’aimait pas Meggie et soupçonnait une relation cachée entre elle et Robert Clampton. La domestique avait remarqué leurs regards complices, leurs visites répétées dans l’atelier du fond du jardin et leurs déplacements nocturnes. Selon les commérages des domestiques, Meggie aurait connu Clampton avant son arrivée chez les Wheeler et aurait organisé leur rencontre afin qu’il puisse séduire Muriel. Les employés doutaient également que Clampton appartienne réellement au monde auquel son mariage semblait l’avoir élevé. Ils pensaient plutôt qu’il était un simple artisan qui n’avait pas sa place auprès d’une femme aussi riche.
Joe révèle ensuite que Clampton travaillait probablement dans l’électricité. Il aurait initialement proposé d’installer des lumières électriques dans la maison, une idée que Muriel Wheeler refusait catégoriquement car elle avait peur du feu et détestait les nouvelles lampes électriques installées dans le quartier. Pourtant, Clampton avait réussi à gagner sa confiance au point de l’épouser rapidement. Un dernier détail donne alors à Lovelace une piste capitale. Avant l’incendie, le majordome Jerry était descendu discrètement dans l’atelier après avoir aperçu une lumière. Il y avait découvert une création étonnante qui l’avait impressionné malgré son manque d’affection pour Clampton. Ce dernier avait fabriqué un cadeau destiné aux trois petites filles : une maison de poupée équipée de véritables lumières électriques.
13.La poupée incendiaire
Dans le salon rouge, le récit de Richard Lovelace provoque un silence horrifié lorsque tous les regards se tournent vers la maison de poupée sous le sapin. L’inspecteur s’empresse de préciser que celle de Major Fairbanks est une œuvre magnifique et sans danger, mais qu’elle lui a rappelé l’affaire tragique de Hanover Terrace vingt ans plus tôt. Posie, impatiente de connaître la suite, lui demande ce qu’il a fait après avoir découvert le lien entre Robert Clampton et l’étrange maison de poupée électrique. Lovelace explique qu’il a immédiatement approfondi les accusations de Joe Ellis. Le premier jour ouvrable après les fêtes, il vérifie les prétendus liens de Clampton avec une entreprise d’électricité, mais ne trouve aucune trace de cet emploi. Il demande ensuite aux experts de Scotland Yard d’examiner la maison de poupée retrouvée dans les décombres.
Les spécialistes confirment que Joe disait vrai. La maison de poupée, achetée dans un grand magasin de jouets, était une pièce coûteuse et très élaborée, avec des lumières électriques dans toutes les pièces, jusque dans la lingerie du dernier étage. Pourtant, le magasin affirme n’avoir jamais vendu un modèle équipé d’un tel système, car cette technologie n’était pas encore proposée au public. L’installation avait donc été réalisée par Robert Clampton lui-même. Les analyses révèlent alors l’horreur du dispositif : les lumières avaient été conçues pour provoquer un court-circuit dès que les portes de la maison étaient ouvertes. L’arrière du jouet était rempli de paille et de foin extrêmement inflammables, imbibés d’huile, transformant l’objet en véritable piège explosif. Placée près du sapin de Noël sec, la maison de poupée était destinée à provoquer un embrasement immédiat.
Posie comprend alors le déroulement du crime. Clampton aurait attiré Theodora, l’aînée des trois enfants, en lui faisant croire qu’un cadeau extraordinaire l’attendait près du sapin et qu’elle pouvait aller le découvrir dès que toute la maison serait endormie. L’enfant aurait naturellement emmené ses deux petites sœurs avec elle pour admirer la surprise. Pendant ce temps, Clampton et Meggie McColl auraient enfermé les habitants dans leurs chambres avant de fuir et de laisser le piège fonctionner. La découverte de la maison de poupée permet enfin à Lovelace de comprendre que rien n’avait été laissé au hasard. Le feu n’était pas une conséquence imprévue, mais une partie essentielle du plan.
Rufus demande alors pourquoi Clampton aurait choisi une méthode aussi atroce au lieu de simplement voler la famille ou de tuer uniquement Muriel Wheeler. Lovelace explique qu’il a rapidement trouvé la réponse : l’objectif était l’assurance incendie. Posie comprend que les grandes demeures pouvaient être assurées contre les catastrophes et que l’argent revenait ensuite aux proches désignés dans le contrat. L’inspecteur confirme cette hypothèse. Dès la réouverture des bureaux après les fêtes, son supérieur lui demande de vérifier les compagnies d’assurance de la City de Londres. Leur enquête les mène rapidement chez Hosier and Co, une société d’assurance située sur le Strand.
Chez Hosier and Co, Lovelace découvre que Robert Clampton était déjà venu quelques heures auparavant. Il s’était présenté sans aucune inquiétude avec une copie intacte du contrat d’assurance, son certificat de mariage et même un rapport de police concernant l’incendie que Lovelace lui-même lui avait fourni. Il avait demandé le versement de l’indemnité avec un calme total. Après vérification des documents, la compagnie n’avait aucune raison légale de refuser le paiement. Clampton reçut alors une somme immense, environ cent vingt mille livres, sous différentes formes comprenant des obligations, des billets et de l’or. Il donna ensuite une adresse dans un hôtel modeste de Bloomsbury avant de disparaître. Lovelace constate que Meggie McColl avait elle aussi disparu de la même manière.
L’inspecteur confirme à Dulcie Fairbanks que Clampton et Meggie étaient bien complices, même s’il ignore encore quelle part exacte chacun avait jouée dans le plan ou lequel des deux en était l’instigateur principal. Malgré les recherches lancées dans les ports, les gares et les journaux, Scotland Yard ne réussit jamais à les retrouver. C’est cette impunité qui continue de hanter Lovelace : deux personnes responsables d’un crime monstrueux ont pu s’enrichir et échapper à la justice.
Posie refuse cependant de laisser l’histoire se terminer ainsi. Elle rappelle à Lovelace qu’il avait mentionné avoir retrouvé Meggie plus tard et lui demande dans quelles circonstances. L’inspecteur explique qu’il l’a retrouvée dans une affaire qui ressemblait presque à une nouvelle scène de crime. Alors que la soirée touche à sa fin et que Rufus rappelle à tous qu’il est tard et qu’il faudrait commencer à partir, quelqu’un frappe violemment à la porte. Un jeune homme entre dans le salon : le docteur Marlin, vêtu simplement, portant une lourde mallette humide de neige. Rufus l’accueille chaleureusement et lui demande si son fils va bien. Le médecin répond que l’enfant se porte bien, ainsi que les autres petites filles de la maison, mais il ajoute qu’il était surtout inquiet pour Dolly, l’épouse de Rufus.
Le visage grave du docteur attire l’attention de Posie. Après avoir jeté un regard vers Dolly, toujours endormie dans son fauteuil, il traverse soudainement la pièce avec précipitation. Il soulève les couvertures, pose sa mallette et commence à vérifier désespérément si la comtesse a encore un pouls. Posie, comprenant immédiatement la situation grâce à son ancienne expérience médicale, se précipite pour l’aider avec ses sels volatils. Le docteur tente encore de vérifier les signes de vie avec un miroir placé sous le nez de Dolly, mais ses gestes deviennent hésitants. Finalement, il se redresse, le visage bouleversé, et annonce à Rufus que tous les efforts sont inutiles : la comtesse est morte.
14.Le souffle retrouvé de Dolly
Posie refuse d’accepter le diagnostic du docteur Marlin lorsque celui-ci annonce que la Comtesse Dolly est morte. Rufus, anéanti, réagit avec une douleur incontrôlable, tandis que les autres invités se tiennent à distance, choqués par la scène. L’Inspecteur Lovelace reste auprès de lui et fait apporter du brandy, mais Posie, accroupie près de Dolly, continue d’agir comme si son amie pouvait encore être sauvée. Elle tient la bouteille de Sal Volatile sous son nez, lui parle avec assurance et lui rappelle les moments où elle avait déjà lutté pour maintenir des hommes en vie pendant la guerre.
Posie ne comprend pas comment Dolly pourrait être morte depuis une heure alors qu’elle l’a vue quitter la pièce peu auparavant, semblant même aller mieux. Elle demande aux autres invités s’ils l’ont vue revenir, mais personne ne confirme son souvenir. Le docteur explique que Dolly souffrait d’une grave pneumonie et qu’elle était très affaiblie par son dernier accouchement, ce qui pouvait donner l’impression qu’elle dormait simplement. Selon lui, la mort avait dû survenir bien avant son arrivée. Cette explication bouleverse profondément Posie, qui se reproche d’avoir été présente sans avoir compris ce qui se passait.
En tenant les mains froides de son amie, Posie laisse éclater son désespoir. Elle pense à toutes les personnes qu’elle a déjà perdues et réalise que Dolly fait partie des rares êtres chers qui lui restent. Elle prie alors malgré ses doutes anciens, demandant à Dieu d’épargner Dolly parce que ses enfants ont besoin d’elle et parce qu’elle-même a encore besoin de son amitié. Elle s’accroche à cette dernière espérance dans une atmosphère marquée par la peur, le chagrin et le souvenir de la souffrance, jusqu’au moment où un mouvement inattendu vient interrompre son désespoir.
Une légère agitation traverse soudain le fauteuil où repose Dolly. Une paupière bouge, puis Dolly murmure le nom de Posie. La Comtesse revient lentement à elle, provoquant un soulagement immédiat parmi les personnes présentes. Lovelace s’exclame, du brandy est apporté, et Posie reprend instinctivement son rôle d’aide-soignante comme autrefois sur les champs de bataille, donnant de petites gorgées à son amie tout en conservant une apparence calme. Rufus, lui, reste accablé dans un coin, incapable de contenir son émotion.
Dolly raconte ensuite ce qu’elle a vécu pendant son absence apparente. Elle explique qu’elle avait rêvé qu’elle quittait la pièce en se sentant parfaitement bien, qu’elle montait voir son fils Ray et ses filles, tous en bonne santé, comme autrefois. Dans son rêve, elle entendait même la voix de l’ancien Earl l’appeler, alors qu’il n’était plus là. Puis tout était devenu noir et elle avait perçu le docteur Marlin comme venant de très loin, lui disant d’attendre car il était encore en route et qu’il arriverait bientôt.
Posie ne sait pas quoi penser de ce rêve étrange, mais elle choisit de rassurer Dolly plutôt que de chercher une explication. Elle lui caresse le front et lui affirme avec douceur que tout va bien, qu’elle n’a fait qu’un petit somme et qu’elle n’a rien manqué de ce qui s’est passé autour d’elle. Pour Posie, l’essentiel est que son amie soit revenue à la vie, même si la peur de l’avoir presque perdue demeure encore présente.
15.Le piège des secrets enfouis
Après le réveil inespéré de Dolly, la pièce sombre du salon rouge se transforme en véritable chaos. Posie refuse d’accepter que son amie soit morte et continue de lui administrer les sels volatils, comme elle le faisait autrefois lorsqu’elle secourait des soldats blessés pendant la guerre. Alors que Rufus est anéanti et que les invités restent figés d’horreur, Dolly finit par bouger légèrement et reprend connaissance. Le médecin explique qu’elle était tombée dans un état semi-comateux à cause de sa pneumonie et que l’intervention rapide de Posie lui a sauvé la vie. Dolly raconte ensuite qu’elle a rêvé être sortie de la pièce, avoir vu ses enfants aller bien, puis avoir entendu le vieux comte l’appeler avant de sombrer dans le noir. Posie choisit de la rassurer malgré ses propres inquiétudes, heureuse de retrouver son amie vivante.
Une fois Dolly emmenée dans sa chambre pour être surveillée par le médecin, l’atmosphère revient progressivement au mystère qui occupait la soirée. L’inspecteur Lovelace comprend que l’affaire de l’incendie de Hanover Terrace n’est pas terminée et révèle qu’il a profité de ses absences répétées pour contacter Scotland Yard. Il explique que la prétendue infirmière qui s’occupait de Robert Clampton après l’incendie devait en réalité être Meggie McColl déguisée. Elle aurait aidé Clampton à quitter l’hôpital et à disparaître après avoir récupéré l’argent de l’assurance. Posie comprend alors que le motif de l’ancien crime était entièrement financier. Lovelace révèle aussi qu’il a enquêté sur Rebburn Abbey et découvert que Rufus avait vendu la propriété, ainsi que le pavillon du garde-chasse, aux Fairbanks. Cette vente récente devient un élément essentiel pour comprendre la situation.
Lovelace se tourne ensuite vers le Major Fairbanks et révèle qu’il n’existe aucune trace officielle de cet homme dans les archives militaires ou fiscales. Il affirme que le Major Fairbanks est en réalité Robert Clampton, l’homme responsable de l’incendie de Hanover Terrace vingt ans plus tôt. Selon lui, Clampton a utilisé le même procédé qu’autrefois en achetant la demeure, puis en souscrivant une assurance contre l’incendie. La maison devait être détruite grâce à un nouveau piège électrique caché dans la somptueuse maison de poupée offerte aux enfants. Comme le jouet découvert au cours de la soirée possède des lumières installées artisanalement, Lovelace soupçonne qu’un mécanisme destiné à provoquer une explosion y a été placé. La police arrête alors le Major Fairbanks, tandis que Dulcie Fairbanks reste bouleversée par la révélation.
Mais Lovelace n’en a pas terminé. Il annonce qu’une autre personne présente dans la pièce est liée au vieux crime : Andromeda Keene, la célèbre artiste de cabaret, est en réalité Meggie McColl. L’inspecteur explique qu’il a fini par la reconnaître grâce à une chanson irlandaise qu’elle a interprétée, ainsi qu’à une ancienne piste indiquant que Meggie venait de Donegal. Il l’accuse d’avoir été complice des meurtres de Hanover Terrace. Andromeda, d’abord calme et silencieuse, finit par avouer. Elle raconte qu’elle était tombée amoureuse de Robert Clampton lorsqu’elle travaillait dans les music-halls et qu’il l’avait convaincue de participer à son plan en lui promettant une vie commune après le crime. Elle avait accepté de l’aider, mais au moment où l’incendie s’était déclaré, elle avait pris peur et avait appelé les secours ainsi que Scotland Yard. Après le sinistre, elle avait attendu Clampton dans un hôtel de Bloomsbury, mais il ne l’avait jamais rejointe et l’avait abandonnée, la laissant porter seule les conséquences de leur crime.
Les deux complices sont finalement emmenés séparément par la police. Le calme revient dans le salon, mais une dernière révélation assombrit encore la soirée. Lovelace apprend par le sergent venu l’assister que le jeune docteur Marlin, qui avait semblé venir sauver Dolly, est mort dans un accident de voiture avant même d’arriver à Rebburn Abbey. Il aurait perdu le contrôle de son véhicule sur la glace alors qu’il se rendait en urgence chez quelqu’un. Le sergent précise que le véritable médecin venu examiner Dolly était le docteur Hanratty, appelé par un message provenant prétendument de Marlin. Posie comprend alors que l’homme qu’ils ont vu était peut-être un avertissement venu à temps pour sauver Dolly, mais que le véritable Dr Marlin n’a jamais pu atteindre la maison. Bouleversée par cette succession d’événements, elle ressent le besoin de quitter cette nuit étrange et de retrouver une vie plus simple, tandis qu’elle échange avec Lovelace un regard chargé de compréhension silencieuse.
16.Le départ de Rosa Parker
Dans sa chambre glaciale de Rebburn Abbey, après minuit, Posie reste éveillée, envahie par les souvenirs et les questions laissées en suspens après les événements de la soirée. La neige qui tombe sans interruption lui rappelle son propre mystère encore irrésolu, celui de Harry Jones, assassiné sur la plage de Broadstairs. Rufus lui a récemment demandé publiquement s’il existait une autre conclusion à cette histoire, et malgré sa réponse assurée niant l’existence d’une suite, Posie sait qu’il a compris qu’elle cache encore une partie de la vérité. Parce qu’il était présent à l’époque, Rufus sait qu’elle garde un souvenir incomplet ou douloureux de ce qui s’est réellement passé. Cette pensée ramène Posie vingt ans en arrière, au Noël de 1903, lorsqu’elle n’avait que onze ans.
Elle revoit alors la veille de Noël au presbytère de son père dans le Norfolk, avant que tout ne change. La maison est remplie d’une atmosphère festive et chaleureuse, avec un immense sapin décoré d’oiseaux de verre argenté dans le grand hall, une petite crèche en bois d’olivier près de l’entrée, du houx et du lierre suspendus aux escaliers, et des chaînes de papier colorées ornant les murs. Les odeurs de pain d’épices, les airs de piano et les éclats de rire donnent au lieu une apparence heureuse. Richard, le frère adoré de Posie, est revenu d’Eton pour les vacances et a amené avec lui son ami Rufus Cardigeon. Malgré son nom prestigieux, son titre de jeune lord et la richesse immense de sa famille, Rufus est un garçon frêle, maigre et souvent enrhumé, bien différent de l’image imposante associée à Rebburn Abbey, la demeure familiale qui ressemble à un château. Posie et lui font connaissance en échangeant des plaisanteries, lui l’appelant « Nosy » et elle lui répondant par le surnom de « Snotty ».
La journée est cependant trop chargée pour qu’ils apprennent vraiment à se connaître. Les domestiques et la cuisinière sont occupés par les préparatifs, tandis que Posie, Richard et Rufus sont envoyés dans tout le village pour diverses courses. Le révérend Parker reste enfermé dans son bureau rouge afin de préparer les sermons et les discours religieux de la période de Noël. De son côté, Rosa Parker termine l’emballage des cadeaux dans une chambre à l’étage. Peu avant le dîner, alors que Posie et Richard profitent d’un moment de calme dans le salon avec Rufus, un cri épouvantable retentit depuis les chambres. Pensant d’abord que leur mère a été victime d’un malaise, Posie suit immédiatement Richard vers l’étage, Rufus les accompagnant avec curiosité.
Les enfants cherchent Rosa dans sa chambre, puis dans leurs propres chambres, mais toutes sont vides. Ils finissent par entrer dans la chambre de leur père et découvrent une scène qui les bouleverse. Rosa Parker se tient au milieu d’un désordre étrange, vêtue de ses habits de fête rouges et verts, entourée d’objets sortis des tiroirs et des meubles fouillés. Elle fixe le lit, où sont disposés les cadeaux de Noël pour la famille. Posie se souvient encore précisément de certains d’entre eux, comme un livre relié de cuir vert, une petite poupée en porcelaine, des chaussettes décorées et une boîte de peinture coûteuse avec ses pinceaux. Pourtant, ce ne sont pas les cadeaux qui retiennent l’attention de Rosa. Au centre du couvre-lit blanc brodé se trouve autre chose, partiellement recouvert par un grand mouchoir rouge appartenant au révérend Parker.
Posie et Richard suivent le regard de leur mère et comprennent que l’objet caché est à l’origine de son effroi. Rosa leur explique d’une voix tremblante qu’elle a trouvé ce qui était dissimulé au fond d’un tiroir et demande avec désespoir ce qu’elle doit faire. À ce moment, le révérend Parker entre dans la pièce en portant son chat. Il garde d’abord son attitude habituelle, calme et légèrement amusée, pensant qu’il ne s’agit que d’un désordre domestique sans importance. Mais lorsqu’il aperçoit ce que tous regardent sur le lit, son comportement change. Posie comprend que son père découvre à son tour la gravité de la situation, tandis que Rufus, seul parmi eux, ignore encore ce qui vient d’être révélé. Peu après, les cris de Rosa recommencent et Richard éloigne Posie de la pièce comme s’il cherchait à la protéger.
La soirée de Noël devient alors silencieuse et irréelle. Rosa Parker ne descend pas dîner, et les enfants prennent leur repas dans une atmosphère lourde avec leur père, qui reste étonnamment maître de lui en lisant le sermon préparé pour la messe de minuit. Des bruits de mouvements et de chocs résonnent cependant depuis l’étage. Deux heures plus tard, Rosa apparaît dans le hall avec un manteau, un chapeau, des gants et deux petites valises. Posie et Richard viennent la regarder partir. Leur mère leur dit simplement qu’elle s’en va, qu’elle essaiera de trouver un fiacre et qu’elle ne sait pas encore quand elle reviendra. Elle quitte la maison sans les embrasser ni les prendre dans ses bras, disparaissant dans l’obscurité froide du soir de Noël. Les enfants restent figés, comprenant au plus profond d’eux-mêmes que ce départ sera définitif et qu’ils ne reverront jamais leur mère.
17.La sœur venue du passé
Perdue dans ses souvenirs du passé, Posie reste éveillée dans sa chambre de Rebburn Abbey après la soirée bouleversante qu’elle vient de vivre. Elle est tirée de sa rêverie par des coups frappés à sa porte et pense un instant que Rufus vient lui donner des nouvelles de Dolly ou que Dolly elle-même cherche à lui parler. Mais c’est Dulcie Fairbanks qui apparaît, encore vêtue de sa tenue de dîner. Posie accueille la jeune femme avec prudence, se demandant ce qu’elle peut bien attendre d’elle après avoir découvert que son mari était un imposteur et un meurtrier. Dulcie lui avoue qu’elle se sent comme une idiote et qu’elle sait désormais que son époux était un faux, un homme dangereux qui lui avait menti sur toute son identité.
Dulcie explique à Posie que beaucoup d’éléments de son mariage ne correspondaient pas à la réalité. Elle n’était pas issue d’une famille noble d’Inde comme son mari le prétendait, et elle n’y avait même jamais vécu. Cette histoire n’était qu’une invention destinée à donner une image plus prestigieuse de leur couple. En réalité, Dulcie avait rencontré son mari dans un hôtel de Dover, où elle travaillait comme danseuse principale. Lui revenait alors d’un voyage en bateau depuis l’Inde et l’avait séduite rapidement. Comme il méprisait son métier et jugeait honteux que sa femme soit simplement danseuse, il avait construit autour d’elle un passé fictif, avec une origine exotique et raffinée. Posie écoute ce récit avec fatigue, trouvant dans cette histoire un écho troublant avec celle de ses propres parents, même si elle n’a jamais révélé ce lien à personne.
Dulcie précise cependant qu’elle n’est pas venue parler de son mariage malheureux, mais pour transmettre une information importante. Elle a réfléchi pendant les dernières heures et estime qu’elle doit révéler ce qu’elle sait. Lorsque Posie a évoqué Broadstairs et les événements survenus vingt ans plus tôt, Dulcie a reconnu un nom différent de celui de Harry Jones, l’homme assassiné. Elle parle de Benito Rossoli, le danseur italien disparu autrefois. Posie lui demande ce qu’elle sait de lui, et Dulcie lui annonce alors une révélation inattendue : Benito Rossoli était son père. Elle explique qu’elle ignore pourquoi il a quitté Broadstairs, car il n’en parlait jamais, mais qu’il conservait de nombreuses photographies de cet endroit, soigneusement rangées dans des boîtes attachées par des rubans.
Dulcie raconte ensuite la vie de ses parents après leur départ de Broadstairs. Benito Rossoli est mort l’année précédente des suites d’une maladie aggravée par les difficultés physiques liées à sa carrière de danseur. Après avoir quitté la scène, lui et sa femme s’étaient installés à Rye, où ils avaient obtenu un poste d’organisation de thés dansants à l’hôtel The Mermaid, avec un petit appartement lié à leur emploi. C’est là que Dulcie était née. Elle décrit une enfance heureuse auprès de parents qui formaient un couple peu conventionnel mais profondément uni. Sa mère est toujours vivante et vit encore dans le même appartement à Rye depuis vingt ans. Elle s’appelle Rosa. Puis Dulcie révèle l’impensable : elle est presque certaine que Rosa est la mère de Posie. Selon elle, Posie et elle partagent la même mère et sont donc sœurs.
Posie refuse d’abord de croire ce qu’elle entend. Pour elle, sa mère est morte d’une certaine manière depuis longtemps, puisqu’elle a quitté leur famille vingt ans auparavant et n’est jamais revenue. Rosa Parker n’a pas assisté aux moments importants de la vie de ses enfants, n’a pas connu leurs réussites ni leurs souffrances, et n’a même pas appris la mort de Richard ou le désespoir de leur père après cette perte. Posie ne peut concevoir qu’une mère puisse abandonner ainsi ses enfants. Dulcie lui montre alors une photographie de Rosa et lui demande seulement de réfléchir à la possibilité de la rencontrer. Elle lui explique qu’elle a immédiatement remarqué leur ressemblance lorsqu’elle a vu Posie pour la première fois, et que Rosa n’a jamais parlé d’elle, ce qui rend la situation encore plus étrange.
Après le départ de Dulcie, Posie reste seule face à la neige qui tombe derrière la fenêtre. Elle n’ose pas regarder la photographie et se demande si Rosa, quelque part à Rye, pense elle aussi à cette terrible veille de Noël de 1903 où tout a basculé. Elle essaie de chasser l’image qui l’accompagne depuis son enfance, mais elle ne le peut pas. Ses pensées reviennent à l’objet découvert ce soir-là dans la chambre du révérend Parker : une paire de lunettes en écaille, brisées et tachées, cachées dans un tiroir et jetées parmi les cadeaux de Noël. Ces lunettes étaient celles que Harry Jones portait au moment de sa mort et elles avaient été recherchées dans le cadre de l’enquête sur le meurtre.
Cette découverte avait provoqué l’effondrement de sa famille et pouvait avoir conduit un homme à être condamné à mort. Posie se demande alors ce que ces lunettes signifiaient réellement. Rosa Parker avait-elle été liée à Harry Jones, avait-elle espéré grâce à lui une vie plus excitante ailleurs, ou avait-elle été impliquée d’une manière quelconque avec Benito Rossoli également. Benito avait-il simplement été un ami fidèle devenu important pour elle plus tard. Et surtout, qu’avait réellement fait le révérend Parker. Posie s’interroge sur la possibilité que son père, habituellement calme et mesuré, ait pu être poussé par la jalousie ou la douleur à commettre un acte terrible. Pourtant, elle peine à croire qu’il ait pu devenir un meurtrier. Le mystère est resté enfoui pendant des années, car personne n’en parlait jamais, ni Richard, ni son père, qui avaient continué leur vie comme si rien ne s’était passé. Maintenant que le révérend Parker est mort, les réponses semblent impossibles à retrouver. Épuisée par cette nuit remplie de souvenirs, de fantômes et de révélations, Posie essuie une larme, se couche et éteint la lumière, consciente que le retour d’une mère disparue est un bouleversement de plus qu’elle doit affronter.
18.Un voyage vers de nouveaux espoirs
À la gare de York, un train enveloppé de vapeur s’apprête à partir pour Londres après les événements mouvementés de Noël. Posie Parker observe Richard Lovelace, l’Inspecteur, qui tente de canaliser l’énergie débordante de sa petite fille Phyllis Lovelace tout en portant ses bagages et des jouets. Posie reste légèrement en retrait, peu habituée aux jeunes enfants, et remarque que Lovelace voyage en seconde classe tandis qu’elle possède un billet de première classe. Elle refuse toutefois de lui proposer une aide qui pourrait le vexer, car elle sait qu’un homme comme Richard Lovelace n’accepterait pas facilement qu’on paie pour lui ou qu’on lui offre un traitement différent. Alors que le départ approche, elle ressent encore le froid intense de cette fin d’année et se réjouit de retrouver Londres, son appartement de Bloomsbury, son petit feu, les boutiques animées et les lumières familières de la ville. Elle pense aussi avec affection à son chat siamois Mr Minks, qui l’attend dans son bureau de Grape Street, et imagine déjà lui préparer son plat favori avec du poulet et de la crème. Après le long trajet depuis Rebburn Abbey, effectué dans les paysages gelés du Yorkshire en poney et en bus, Posie réalise qu’elle a très faim et propose à Lovelace de le retrouver dans la voiture-restaurant pour boire un thé et manger un scone au fromage. Celui-ci accepte peut-être, mais précise que tout dépendra du sommeil de Phyllis, car la sieste de sa fille est pour lui un moment plus précieux que tout.
Avant de monter dans le train, Lovelace remercie Posie pour ce Noël qu’il n’oubliera jamais. Il estime que les choses ont été éclaircies et que les mystères ont trouvé leur résolution. Cette remarque fait réfléchir Posie aux événements étranges de Rebburn Abbey, notamment à la présence inattendue de Dolly, du Docteur et de tous ceux dont les secrets anciens se sont trouvés liés au même endroit au même moment. Elle considère que tout cela ressemble à une coïncidence, même si elle n’aime guère les hasards qui semblent trop parfaits. Cette nuit de Noël a provoqué des changements profonds pour plusieurs personnes. Fairbanks et Andromeda Keene devront probablement affronter de longs procès et risquent de lourdes conséquences, tandis que Posie doit elle aussi faire face à des choix personnels difficiles. Elle pense à Dulcie et à Rosa, sa mère biologique qui vit à The Mermaid à Rye. Malgré le lien du sang qui les unit, Posie ressent une distance immense envers cette femme qu’elle ne connaît pas vraiment et se demande si elle doit chercher à reprendre contact avec elle. Les souvenirs réveillés par cette affaire restent douloureux, notamment ceux associés aux lunettes en écaille qui ont fait remonter des blessures enfouies depuis longtemps.
La conversation avec Lovelace amène justement Posie à parler de sa famille, un sujet qu’elle évite habituellement. L’Inspecteur lui fait remarquer qu’elle ne lui a jamais vraiment raconté ses origines et qu’il aurait dû deviner qu’elle avait une part italienne en elle, quelque chose de différent. Cette remarque contrarie Posie, qui affirme immédiatement qu’elle n’est pas comme sa mère et qu’elle ne lui ressemble pas. Lovelace lui répond avec amusement en rappelant qu’elle lui a déjà dit que sa mère attirait irrésistiblement les regards des hommes lorsqu’elle entrait dans une pièce, laissant entendre que Posie possède elle aussi une présence particulière. Gênée par cette comparaison, Posie rougit tandis que l’Inspecteur monte dans son wagon avec sa fille et ses affaires. Peu après, un garde vient rappeler à Posie qu’elle doit rejoindre son compartiment de première classe, car le train va bientôt partir. Elle remarque avec ironie qu’elle semble toujours se retrouver au mauvais endroit. En marchant vers sa voiture, elle essaie de chasser les souvenirs de cette étrange affaire de Noël et les pensées douloureuses liées à sa famille. Elle se dit qu’elle n’a jamais réellement parlé de son passé à Lovelace et qu’elle ne le fera probablement jamais, craignant qu’il découvre une histoire trop compliquée et qu’il s’éloigne d’elle.
Alors qu’elle se perd dans ses pensées, Lovelace l’appelle depuis la fenêtre de son wagon pour lui proposer de venir passer le Nouvel An chez lui si elle est disponible. Posie accepte avec joie, heureuse de ne pas être seule pour cette fête. Elle reconnaît que même le confort de son appartement de Museum Chambers perdrait de son charme lors d’une soirée de réveillon passée en solitaire. Lorsqu’elle s’installe dans son compartiment, elle commence à sourire malgré elle et se persuade que les choses ne sont peut-être pas aussi sombres qu’elle le pensait. C’est alors qu’une voix familière s’élève face à elle. Un homme blond baisse son journal et lui souhaite un joyeux Noël, espérant qu’il a été magique car elle le méritait. Surprise, Posie reconnaît l’homme qui lui a offert le collier rose qu’elle porte encore autour du cou. Elle touche instinctivement le bijou et tente de garder son assurance malgré l’émotion qui grandit en elle. Elle lui confie qu’elle a souvent l’impression d’être au mauvais endroit, mais que cette fois elle pense être exactement là où elle doit être. L’homme lui révèle que leur rencontre dans le train n’est pas un hasard et qu’il l’observait depuis un moment, inquiet qu’elle ne monte pas dans le bon wagon. Il avait même envoyé le garde la chercher lorsqu’elle hésitait près de la section de seconde classe. Alors que le train s’éloigne de York, Posie comprend que les événements prennent enfin une tournure plus heureuse. Les difficultés demeurent, mais elle retrouve l’espoir et accepte l’idée que la magie de Noël peut encore apporter de belles surprises.
19.Remerciements et repères historiques
Cette section finale remercie les lecteurs d’avoir suivi Posie Parker et ses aventures, après la lecture de A Christmas Case. Elle invite ceux qui ont apprécié l’histoire à partager leur avis afin d’aider la série à être découverte par de nouveaux lecteurs. Elle indique également que les autres enquêtes de Posie Parker sont disponibles en formats numérique et papier, et fournit des informations pour retrouver les différents titres ainsi qu’un moyen de s’inscrire à une lettre d’information permettant de recevoir des annonces de nouvelles parutions, des offres anticipées, des histoires gratuites et des occasions de gagner des bons d’achat.
La note historique précise ensuite que les personnages du livre sont fictifs, sauf lorsqu’une personne réelle est explicitement mentionnée, tandis que les périodes, événements politiques généraux, conditions météorologiques et lieux sont basés autant que possible sur des éléments historiques réels. Elle explique que certaines adresses associées à Posie Parker à Londres, notamment son bureau de Grape Street à Bloomsbury et son domicile de Museum Chambers, existent réellement, même si la présence imaginaire de l’héroïne dans ces lieux appartient à la fiction. En revanche, Rebburn Abbey, situé dans le Yorkshire, est un lieu inventé par l’auteur, imaginé à l’ouest de York près de Tockwith. La note rappelle aussi l’existence du grand magasin Gamages, situé sur High Holborn, qui était l’un des magasins de jouets les plus réputés de Londres durant la période où se déroule le roman.
Plusieurs références historiques ou culturelles mentionnées dans l’histoire sont ensuite expliquées. Lorsque Rufus, Earl Cardigeon, évoque les histoires de fantômes de Noël de M.R. James, il fait référence à Montague Rhodes James, universitaire spécialiste du Moyen Âge et professeur à Cambridge, célèbre pour ses récits fantastiques racontés à ses proches lors des veillées de Noël. La note précise également qu’un autre épisode de la vie de Posie Parker pendant Noël 1917 est raconté dans une autre enquête de la série. Elle revient sur le Tyne Cot Memorial, cité dans le deuxième chapitre, qui est un immense cimetière de la Commonwealth War Graves Commission consacré aux soldats morts pendant la Première Guerre mondiale, situé près de Passchendaele en Belgique. Elle indique aussi que la province indienne d’Udaraj, mentionnée dans le deuxième chapitre, n’existe pas et relève de l’invention.
La note fournit ensuite des précisions sur certains éléments artistiques et géographiques. La chanson d’amour interprétée par Andromeda Keene au deuxième chapitre est une chanson traditionnelle irlandaise dont il existe plusieurs versions et qui serait originaire du comté de Donegal. La version la plus connue porte le titre She Moved Through the Fayre. Plusieurs lieux ou détails liés au troisième chapitre sont également distingués entre réalité et fiction. L’Hotel Bristol à Broadstairs, dans le Kent, est une création de l’auteur, tandis que l’idée d’une transformation de Broadstairs en lieu fortement influencé par la culture italienne correspond à une réalité historique arrivée plus tard que la période du roman, principalement entre les années 1930 et 1950. Le North Foreland Golf Club, en revanche, existe bien et a été créé en 1903 par Sir William Capel Slaughter, avant d’être considérablement agrandi après 1918. Les drapeaux rouges du club mentionnés dans l’histoire sont toutefois une invention destinée au récit.
Enfin, la note historique clarifie plusieurs références présentes dans les chapitres suivants. Le journal Morning Legend est un élément fictif créé pour l’intrigue. Lorsque l’Inspecteur Lovelace mentionne Jack l’Éventreur dans le quatrième chapitre, il est rappelé que celui-ci a sévi à Whitechapel en 1888, soit dix ans avant que Lovelace ne commence son travail de policier de quartier. La dernière précision concerne Emmeline Pankhurst et la Women’s Social and Political Union, créée en octobre 1903 avec le slogan « deeds, not words ». L’organisation deviendra ensuite connue pour ses actions militantes et ses affrontements physiques avec les autorités. Ces remarques permettent de distinguer les éléments inventés pour l’histoire des références historiques réelles utilisées pour ancrer les aventures de Posie Parker dans leur époque.
20.Note historique et précisions
Cette note historique explique que les personnages du livre sont fictifs sauf lorsqu’ils sont explicitement mentionnés, tandis que les périodes, événements politiques généraux, conditions météorologiques et lieux décrits sont considérés comme historiquement exacts, avec plusieurs exceptions signalées. Elle précise notamment quels éléments relèvent de l’invention de l’auteur, comme certains lieux et journaux, et lesquels s’appuient sur des réalités historiques, comme certains magasins, monuments, chansons, personnalités ou organisations évoqués dans le récit.
21.Hommage de Noël et portrait d’autrice
Cette section de présentation précise que l’histoire est une œuvre de fiction et qu’elle ne cherche pas à représenter les personnages, apparences ou biographies de personnes réelles. Elle indique également que la novella rend hommage à un récit de Noël d’Agatha Christie mettant en scène Miss Jane Marple, en reprenant l’idée d’une réunion festive où plusieurs personnages partagent des histoires et finissent par résoudre un véritable crime. Cet hommage souligne l’influence du genre du mystère classique sur l’esprit de l’ouvrage, sans présenter l’intrigue elle-même.
La section consacrée à l’autrice présente L B Hathaway comme une écrivaine britannique de fiction historique, diplômée de Cambridge et ayant exercé le métier d’avocate à Lincoln’s Inn à Londres pendant près de dix ans avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Passionnée depuis longtemps par les romans policiers de l’âge d’or du crime et grande admiratrice d’Agatha Christie, elle puise dans cet univers pour construire ses propres récits. Ses centres d’intérêt personnels comprennent notamment le ski alpin rapide, le théâtre, le thé fort, l’histoire des Tudor et l’exploration de châteaux, ainsi qu’un goût général pour une vie riche en expériences.
La présentation décrit ensuite la série de romans policiers cosy Posie Parker, qui se déroule dans les années 1920. Chaque ouvrage associe une enquête centrale, une atmosphère marquée par le charme audacieux et l’élégance de cette époque, ainsi qu’une héroïne décrite comme énergique et attachante. La section fournit enfin des indications permettant de suivre les actualités de L B Hathaway, notamment ses nouvelles publications et annonces, ainsi que ses différents moyens de contact en ligne.
22.Portrait d’une autrice passionnée
Cette section présente L B Hathaway, autrice britannique de fiction historique formée à Cambridge. Avant de devenir écrivaine à plein temps, elle a travaillé pendant près de dix ans comme avocate à Lincoln’s Inn, à Londres. Son parcours professionnel est ainsi marqué par une transition entre le droit et l’écriture, avec un intérêt durable pour les récits historiques et les enquêtes policières.
L B Hathaway est décrite comme une grande admiratrice des romans policiers de l’âge d’or du crime, en particulier des œuvres d’Agatha Christie. Ses goûts personnels témoignent d’une curiosité variée et d’un enthousiasme pour de nombreuses activités, notamment le ski de descente rapide, le théâtre, le thé fort, l’histoire des Tudor et la découverte de châteaux. Elle cherche également à multiplier les expériences et à profiter pleinement de la vie.
La présentation met ensuite en avant la série de romans policiers cosy Posie Parker, située dans les années 1920. Ces histoires combinent une intrigue criminelle centrale, une exploration de l’atmosphère glamour et audacieuse de l’époque, ainsi qu’une héroïne au caractère affirmé, présentée comme une personne que les lecteurs pourraient apprécier comme une amie proche. La section indique enfin les moyens de suivre l’autrice, notamment pour découvrir ses nouvelles publications et ses actualités.
