Ebook Libre

Charles Dickens

13. Le Chacal et l'Avocat

A Tale of Two Cities — Résumé 🇫🇷 Français

Ce chapitre présente monsieur Stryver, un avocat ambitieux et prospère qui se fait remarquer par son talent grandissant et son goût prononcé pour la boisson. Travaillant sans relâcher et fréquentant assidûment les tribunaux, il réussit à s'imposer parmi les figures en vue de la profession juridique. Bien qu'il ait manqué par le passé de finesse dans l'analyse des dossiers, ses compétences se sont développées en même temps que sa clientèle, lui permettant de maîtriser parfaitement ses affaires malgré ses soirées très arrosées. Dans cette routine nocturne et professionnelle, Stryver trouve un allié indispensable en la personne de Sydney Carton. Considéré comme l'homme le plus paresseux et le plus désœuvré, Carton assiste Stryver dans l'ombre en préparant ses dossiers et en extrayant les éléments essentiels des affaires judiciaires. Les deux hommes partagent des habitudes de consommation excessives, mais leurs rôles diffèrent nettement. Tandis que Stryver récolte les honneurs et progresse vers le sommet, Carton agit en simple assistant de l'ombre, qualifié métaphoriquement de chacal au service du lion. Tard dans la nuit, après une journée bien remplie, Carton se rend dans les appartements de Stryver pour travailler sur de nouveaux dossiers. Pour lutter contre la fatigue, il utilise des serviettes mouillées en guise de coiffe rafraîchissante et se plonge intensément dans l'examen des documents juridiques, fournissant à son confrère des analyses précises et argumentées. Tout au long de cette collaboration nocturne, Stryver se repose et formule ses jugements, tandis que Carton s'attelle aux tâches les plus ardues jusqu'aux heures matinales. Vers la fin de leur travail, la conversation dérive sur leurs souvenirs d'enfance et sur leurs trajectoires scolaires passées. Carton exprime sa résignation face à son manque d'ambition et à sa tendance à faire les efforts pour les autres plutôt que pour lui-même, tandis que Stryver le pousse à faire preuve de davantage d'énergie. Lorsque Stryver évoque la jeune demoiselle Manette, qualifiée de jolie témoin lors du procès, Carton exprime son agacement et rejette cette admiration générale. Finalement, les deux hommes se séparent au petit matin. Carton rentre chez lui à travers les rues froides et désertes, en proie à la solitude, à des regrets profonds et à une tristesse résignée face à son existence gâchée.