Le retour des Defarge au faubourg Saint Antoine marque la reprise de leur lutte clandestine alors que les échos de la vengeance persistent autour du château du marquis. De retour dans leur boutique, le couple discute des informations rapportées par un indicateur de la police concernant un espion anglais nommé John Barsad. Madame Defarge intègre immédiatement ce nouveau nom à ses registres secrets tout en réaffirmant à son mari que la révolution se prépare lentement mais sûrement, à l instar de la foudre ou d un tremblement de terre.
Le lendemain, l espion Barsad se présente incognito dans le cabaret sous prétexte de boire un verre et de s enquérir de la situation locale. Madame Defarge, tout en feignant l indifférence, l observe attentivement et tricote son nom dans ses mailles secrètes, tandis que les clients s éclipsent un à un. L homme tente de soutirer des informations en évoquant la mort de Gaspard et en feignant la compassion pour les miséreux, mais Ernest Defarge entre à son tour et garde ses distances.
L entretien prend un tournant décisif lorsque l espion mentionne le docteur Manette et sa fille Lucie, révélant qu elle est sur le point d épouser Charles Darnay, le neveu de feu le marquis. Cette nouvelle perturbe profondément Defarge, qui craint pour le sort de la jeune femme et de son époux s ils venaient en France. Madame Defarge, impassible, consigne néanmoins le nom du futur mari sur sa liste noire, considérant que le destin finira par le rattraper.
Le soir venu, Madame Defarge parcourt les ruelles du faubourg pour propager sa ferveur révolutionnaire auprès des femmes du peuple qui tricotent sans relâche. Tandis que l obscurité enveloppe la ville, ces ouvrières continuent leur travail machinal au son des cloches et des tambours militaires. Cet univers tisse peu à peu la structure de leur avenir vengeur, où la violence de la répression menace de submerger le pays tout entier.