Lewis Carroll

Chapitre 4

Alice au pays des merveillesRésumé 🇫🇷 Français

Alice passe une chaude après-midi assise auprès de sa sœur sur un talus. Elle s’ennuie profondément, n’ayant rien à faire, et trouve peu d’intérêt au livre que lit sa sœur, car il ne contient ni images ni dialogues. Fatiguée et assoupie par la chaleur, elle réfléchit distraitement à la possibilité d’aller cueillir des pâquerettes pour confectionner une guirlande, sans toutefois trouver la motivation nécessaire pour se lever. Son état d’esprit est celui d’une enfant rêveuse, à moitié plongée dans ses pensées et à moitié engourdie par l’ennui. C’est alors qu’un événement inattendu attire son attention : un Lapin Blanc aux yeux roses traverse précipitamment l’endroit où elle se trouve. Au début, sa présence ne paraît pas particulièrement étrange. Même le fait que le lapin parle tout seul en exprimant son inquiétude d’être en retard ne surprend pas immédiatement Alice. Sur le moment, elle accepte cette situation comme si elle était parfaitement normale. Cependant, la scène devient véritablement extraordinaire lorsque le Lapin sort une montre de la poche de son gilet pour vérifier l’heure avant de reprendre sa course avec encore plus de hâte. Cette vision provoque chez Alice un brusque élan de curiosité. Jamais auparavant elle n’a vu un lapin portant un gilet, encore moins une montre. Fascinée par cette apparition inhabituelle, elle se lance aussitôt à sa poursuite à travers le champ. Sa curiosité l’emporte complètement sur toute autre considération. Elle parvient à suivre le Lapin jusqu’à un large terrier situé sous une haie et le voit s’y engouffrer rapidement. Sans réfléchir aux conséquences ni se demander comment elle pourra ressortir de cet endroit, Alice décide de le suivre. Elle pénètre à son tour dans le terrier, poussée uniquement par son désir de comprendre ce mystère. D’abord, le passage ressemble à un tunnel relativement ordinaire. Mais très vite, il devient si abrupt qu’Alice perd toute possibilité de s’arrêter et se retrouve entraînée dans une chute soudaine. Elle tombe alors dans un puits qui semble extrêmement profond. Pourtant, sa descente est étonnamment lente, ce qui lui laisse largement le temps d’observer ce qui l’entoure et de réfléchir à sa situation. Elle tente d’abord d’apercevoir le fond afin de savoir où elle va atterrir, mais l’obscurité est trop importante pour qu’elle distingue quoi que ce soit. Elle reporte donc son attention sur les parois du puits. À sa grande surprise, celles-ci sont aménagées comme une pièce d’habitation, garnies d’étagères, de placards, de cartes géographiques et de tableaux suspendus. Au cours de sa chute, elle aperçoit un pot de marmelade d’oranges posé sur une étagère. Elle le saisit, mais découvre avec déception qu’il est vide. Refusant de le laisser tomber par crainte de blesser quelqu’un plus bas, elle le dépose soigneusement dans un placard devant lequel elle passe, poursuivant ainsi sa descente vers l’inconnu.