Tracy Higley

Chapitre 17

Amulets and Alibis: A Historical Mystery Romance in 1920s EgyptRésumé 🇫🇷 Français

Les masques commencent à tomber Après l’accident de l’échafaudage, Clarissa retrouve un certain réconfort en reprenant ses habitudes dans le salon du petit-déjeuner, où elle remplit méthodiquement son carnet d’observations. Son épaule la fait encore souffrir depuis que Quinn l’a sauvée des pierres qui s’effondraient, mais son esprit est entièrement absorbé par les comportements des passagers. Avec Annie, elle constate que plusieurs d’entre eux semblent se connaître bien mieux qu’ils ne le prétendent. Mrs Pemberton s’adresse à Dr Waverly comme à une vieille connaissance avant de se reprendre avec embarras. Le colonel Hartwell évoque naturellement une affaire d’authentification à Vienne devant Marcus. Lady Penelope fait référence à une conversation tenue lors d’un précédent salon avec Lord Ashford. Même Fraulein Becker, censée n’être qu’une assistante d’enseignement, possède des connaissances étonnamment précises sur les rites funéraires égyptiens. Ces détails renforcent la conviction de Clarissa que cette croisière n’est pas une réunion fortuite de collectionneurs et de voyageurs, mais un rassemblement soigneusement organisé. Son attention se porte également sur Mrs Pemberton, dont l’état s’est dégradé depuis la visite d’Abydos. La veuve paraît épuisée, nerveuse et profondément terrorisée. Lorsque Lord Ashford s’approche de sa table avec son assurance habituelle et l’insigne de la Flamme Bleue bien visible, elle panique immédiatement, invente un prétexte pour partir et abandonne son repas. Quinn rejoint alors Clarissa et Annie. Tous deux échangent leurs observations. Clarissa expose son hypothèse selon laquelle plusieurs passagers entretenaient déjà des relations avant le départ du navire. Elle regrette toutefois que le steward ayant surpris une conversation importante entre Penelope et Faraj ait quitté le bateau au dernier port, privant ainsi le groupe d’un témoin précieux. Malgré cette perte, Quinn partage son intuition essentielle. Quelqu’un a orchestré ce voyage pour réunir des individus bien précis, et Clarissa semble occuper une place centrale dans ce dispositif mystérieux. Peu après, Mrs Pemberton trouve enfin le courage d’aborder Clarissa en privé. Les deux femmes s’isolent sur le pont avant, tandis que Fraulein Becker demeure à proximité sous prétexte de lire. Tremblante, Mrs Pemberton révèle que son défunt mari correspondait avec des collectionneurs impliqués dans les activités de la Fraternité de la Flamme Bleue. Après sa mort, elle a découvert des lettres évoquant des théories de « résonance harmonique ». Selon ces documents, son mari avait fini par prendre peur des expériences proposées et souhaitait s’en retirer, mais l’organisation refusait de le laisser partir. Elle sort même une lettre destinée à prouver ses dires. Clarissa comprend qu’elle est peut-être sur le point d’obtenir une preuve décisive lorsque Fraulein Becker intervient brutalement. Sous couvert d’inviter Mrs Pemberton à une promenade bénéfique pour la digestion, elle s’interpose physiquement entre les deux femmes et met aussitôt fin à la conversation. Effrayée, Mrs Pemberton replie précipitamment la lettre et s’éloigne sous la surveillance étroite de l’Allemande. Clarissa comprend que cette interruption n’a rien de spontané. Fraulein Becker surveillait la veuve et attendait précisément le moment où celle-ci tenterait de parler. Plus tard, Clarissa et Quinn poursuivent leur réflexion dans la cabine de la jeune archéologue. Les notes, les croquis du temple et les séquences mathématiques trouvées dans les papiers de Faraj sont étalés devant eux. Ils s’interrogent d’abord sur la réalité de la vente aux enchères annoncée. Quinn confirme que certains objets mentionnés existent réellement, puisqu’il en a déjà rencontré plusieurs au cours de ses activités passées, mais rien ne prouve qu’ils soient présents à bord. Clarissa en déduit que ces artefacts ne constituent sans doute pas une simple collection destinée à être vendue. Si la vente est fictive, quelqu’un cherche probablement à réunir ces objets pour une raison inconnue. Tous deux distinguent progressivement plusieurs catégories parmi les passagers. Certains, comme Lord Ashford, semblent sincèrement convaincus par les croyances ésotériques de la Fraternité. D’autres, comme le colonel Hartwell, paraissent motivés par des applications militaires, tandis que Dr Waverly poursuit des ambitions spirituelles. À l’inverse, Mrs Pemberton agit comme une participante contrainte, dominée par la peur. L’intervention calculée de Fraulein Becker renforce encore l’idée qu’elle joue un rôle bien plus important que celui qu’elle affiche. Leurs soupçons se confirment lorsqu’Annie vient les prévenir du départ prochain pour le temple d’Hathor. Avant même d’évoquer l’excursion, elle raconte que Mrs Pemberton a tenté de lui remettre un message destiné à Clarissa, mais que Fraulein Becker l’a immédiatement intercepté en prétendant le transmettre elle-même. Annie n’a aperçu que quelques mots faisant référence au mari de la veuve. Clarissa comprend alors que Mrs Pemberton cherche désespérément à révéler des informations capitales, tandis que quelqu’un veille méthodiquement à l’en empêcher. Elle décide donc d’essayer de l’approcher discrètement pendant la visite du temple, loin de la surveillance constante de Fraulein Becker. Pour gagner un peu de temps avant le débarquement, elle demande à Annie d’annoncer au capitaine Mason que Quinn et elle rejoindront le groupe plus tard parce qu’ils souhaitent profiter d’un moment d’intimité en tant que couple. Cette excuse l’embarrasse profondément, au grand amusement d’Annie. Peu après, Lord Ashford passe devant leur cabine et les accueille avec une cordialité forcée. Il insiste avec une insistance presque inquiétante sur les propriétés acoustiques exceptionnelles du temple d’Hathor, où certains espaces permettraient aux murmures de parcourir des distances impossibles. Clarissa sait que ces phénomènes sont connus des spécialistes de l’Égypte ancienne, mais elle remarque surtout le regard calculateur qu’Ashford porte tour à tour sur Quinn, sur elle et sur sa bague de fiançailles. Une fois seuls, Quinn s’amuse de leur prétendu rendez-vous romantique, mais Clarissa lui rappelle que ce mensonge sert uniquement à attendre que les autres quittent le navire afin de vérifier discrètement si les artefacts s’y trouvent réellement. Pourtant, alors que l’atmosphère pourrait devenir plus tendre, elle choisit volontairement d’évoquer le mystérieux domaine du Yorkshire appartenant à Quinn, sujet qui symbolise toutes les zones d’ombre qu’il entretient depuis le début de leur relation. Quinn finit par expliquer qu’il n’est pas aristocrate de naissance. Il a acheté Calderstone Hall à une ancienne famille ruinée après la guerre afin de préserver la propriété, grâce à une fortune acquise notamment par des missions de renseignement, d’authentification d’objets et de récupération d’antiquités pour le gouvernement britannique. Il admet cependant que certaines opérations se sont déroulées par des moyens dont Clarissa n’approuverait pas toujours la légalité. Lorsqu’elle lui demande franchement si cet argent provient du trafic illicite d’antiquités, il répond de manière évasive, évoquant des compromis imposés par ses activités secrètes. Cette absence de réponse nourrit la déception et la méfiance de Clarissa. Refusant de poursuivre une conversation devenue trop personnelle, elle coupe court, quitte la cabine et se concentre sur leur prochaine mission au temple d’Hathor, laissant derrière elle un Quinn frustré, tandis que les véritables conspirateurs se préparent eux aussi à l’étape suivante de leur mystérieux projet.