Amulets and Alibis: A Historical Mystery Romance in 1920s Egypt — Résumé 🇫🇷 Français
Les reliques dans la cale
Profitant du fait que la plupart des passagers sont déjà partis visiter le temple de Dendérah, Clarissa et Quinn mettent à exécution le plan imaginé plus tôt afin d’inspecter discrètement le navire. Leur objectif est de vérifier si les mystérieux objets censés être vendus lors de la prétendue vente aux enchères se trouvent réellement à bord. Ils traversent rapidement les couloirs du bateau et descendent dans la cale, un endroit qui inspire immédiatement un profond malaise à Clarissa. Elle ne peut s’empêcher de repenser à Faraj, dont le corps a été retrouvé quelques jours auparavant dans cet escalier, contre une caisse officiellement répertoriée comme contenant de simples fournitures du navire. Cette coïncidence lui fait se demander si certaines cargaisons ne dissimulent pas une tout autre réalité. Elle rappelle également que des antiquités d’une valeur exceptionnelle devraient normalement être conservées dans un espace protégé des vibrations des moteurs et des variations de température, ce qui rend leur présence éventuelle dans une cale de transport d’autant plus suspecte. Tous deux commencent alors une fouille méthodique, inspectant les rangées de caisses soigneusement empilées le long des parois métalliques. Ils examinent les étiquettes rédigées en plusieurs langues, Quinn traduisant celles écrites en arabe. Les premières caisses contiennent des marchandises parfaitement banales, comme du linge, des fournitures médicales, des provisions de cuisine ou du champagne. Malgré la tension, ils échangent quelques plaisanteries. Quinn fait remarquer qu’un trafiquant ne signalerait évidemment pas une caisse comme contenant des antiquités volées, tandis que Clarissa répond avec ironie qu’elle comptait justement commencer ses recherches par une caisse portant une telle mention. Cet échange détend brièvement l’atmosphère, même si Clarissa s’efforce d’ignorer l’effet que la présence de Quinn continue d’avoir sur elle. En poursuivant leurs recherches dans les parties les plus profondes de la cale, où se mêlent les odeurs d’huile et d’eau du fleuve, Quinn remarque finalement un ensemble de caisses qui diffèrent subtilement des autres. Elles paraissent plus récentes et portent des intitulés anodins comme « Matériel de recherche », « Publications universitaires » ou « Spécimens de laboratoire ». Clarissa comprend aussitôt que ce type de contenu devrait normalement accompagner les passagers dans leurs cabines ou être rangé dans la bibliothèque du navire, et non relégué dans la soute. En examinant les étiquettes de plus près, Quinn remarque également un discret numéro à trois chiffres figurant sur chacune d’elles. Alors que Clarissa pense d’abord à un simple système de catalogage, il avance une hypothèse bien plus intéressante. Ces numéros pourraient correspondre aux cabines des différents passagers.
Pour vérifier cette intuition, Quinn récupère un pied-de-biche et décide d’ouvrir l’une des caisses malgré le risque évident d’être découverts. Clarissa feint de s’indigner devant ce cambriolage improvisé tout en étudiant elle-même le mécanisme de fermeture, révélant qu’elle est prête à enfreindre les règles si cela permet de faire avancer leur enquête. Après avoir forcé le couvercle d’une caisse étiquetée comme contenant des catalogues de musée, ils retiennent leur souffle lorsque le bois craque bruyamment dans le silence de la cale. Aucun bruit de pas ne se fait cependant entendre et ils poursuivent leur inspection. Sous une épaisse couche de paille apparaît un objet que Clarissa reconnaît immédiatement. Il s’agit du bâton de mesure de l’architecte, orné d’incrustations de lapis-lazuli et portant les mêmes notations mathématiques que celles décrites dans le catalogue de la vente aux enchères. Quinn consulte alors son carnet et établit que le numéro figurant sur la caisse correspond à la cabine du colonel Hartwell. Clarissa se souvient aussitôt que celui-ci avait récemment évoqué son intérêt pour les applications militaires des connaissances antiques et pour une possible utilisation du son comme arme. Après avoir soigneusement remis l’objet en place, ils ouvrent une deuxième caisse censée contenir des manuscrits universitaires provenant d’Alexandrie. À l’intérieur repose la tablette de calcul héritée par Mrs Pemberton de son défunt mari. Clarissa admire la finesse des inscriptions et comprend que les motifs gravés ne sont pas purement décoratifs mais constituent des calculs complexes. Cette découverte renforce encore le lien entre les objets et les inquiétudes exprimées par la veuve. Ils poursuivent ensuite leur inventaire clandestin. Une troisième caisse renferme le sistre de Lady Penelope, dissimulé sous une fausse description évoquant des cartes astronomiques. Une quatrième cache le bol de résonance de Cordelia Waverly parmi du prétendu matériel d’expédition archéologique. Peu à peu, l’évidence s’impose. Tous les objets annoncés dans le catalogue se trouvent bien sur le navire, chacun soigneusement associé à un passager précis. Clarissa et Quinn comprennent alors que la vente aux enchères n’est probablement qu’un prétexte. Ce qui importe réellement est la réunion simultanée de ces personnes et des artefacts qu’elles possèdent ou auxquels elles sont liées.
Alors qu’ils s’apprêtent à ouvrir la dernière caisse, leurs mains se rencontrent involontairement. Quinn referme instinctivement ses doigts sur ceux de Clarissa et, au même instant, le navire tangue doucement. Déséquilibrée, elle tombe contre lui et il la retient par la taille avec naturel. Malgré tous ses efforts pour conserver une attitude professionnelle, Clarissa sent son trouble grandir tandis que Quinn, amusé, remarque qu’elle semble avoir l’habitude de tomber dans des situations embarrassantes. Leur échange, léger et empreint d’une attirance qu’ils peinent tous deux à masquer, est finalement interrompu par la nécessité de terminer leur inspection. La dernière caisse contient une petite maquette architecturale aux parois intérieures peintes en bleu, un objet que même Clarissa ne parvient pas à identifier. Lorsque Quinn vérifie le numéro inscrit sur l’étiquette, il découvre avec surprise qu’il correspond à la cabine 12, celle de Fraulein Becker. Cette révélation les déroute tous les deux. Jusqu’à présent, Becker apparaissait uniquement comme l’assistante de recherche de Dr Waverly, sans être connue comme collectionneuse d’antiquités. Sa possession d’un artefact inconnu confirme qu’elle cache probablement une identité ou une fonction bien plus importante. Quinn ne manque pas de faire remarquer avec humour que cette découverte rappelle les nombreux secrets de sa propre fiancée, ce à quoi Clarissa répond par un regard agacé avant qu’ils ne referment soigneusement les caisses afin d’effacer toute trace de leur intrusion. Quinn continue de plaisanter sur leurs fiançailles et sur le trouble visible de Clarissa lorsqu’il s’approche d’elle, tandis qu’elle prétend que son rouge aux joues n’est dû qu’à l’indignation. Une fois leur inspection achevée, ils regagnent rapidement le pont principal au moment précis où les embarcations reviennent après avoir déposé les premiers visiteurs à terre. Leur expédition clandestine s’est donc déroulée sans être découverte. Reprenant aussitôt leur attitude publique, Quinn accompagne discrètement Clarissa tandis qu’ils se fondent parmi les autres passagers. Avant de rejoindre le groupe, ils s’accordent sur leurs priorités. Il leur faut désormais entrer en contact avec Mrs Pemberton avant que Fraulein Becker ne puisse l’en empêcher une nouvelle fois. Plus encore, ils doivent comprendre quel lien unit tous ces artefacts, pourquoi chacun est associé à un passager déterminé et pour quelle raison une personne inconnue a déployé tant d’efforts afin de réunir simultanément ces individus et ces objets à bord du même navire.