Lev Nikolayevich Tolstoy

15. Stépane Arcadiévitch et Levine au restaurant

Anna Karénine - Tome I — Résumé 🇺🇸 English

Stépane Arcadiévitch mène Levine dans un restaurant élégant de Moscou, où le premier affiche une joie de vivre communicative tandis que le second se sent mal à l'aise au milieu de ce décor luxueux qu'il juge superficiel. Alors qu'Oblonsky commande avec aisance des huîtres de Flensbourg et divers vins fins, Levine se morfond dans ses souvenirs de campagne et son aversion pour l'artificialité des citadins. Il confie à son ami sa vision rustique de la vie, opposant le travail manuel des champs aux manières oisives des citadins. Malgré leurs différences culturelles, la conversation dérive rapidement vers le sujet qui obsède Levine, à savoir son amour profond et tourmenté pour Kitty Cherbatzky. Levine interroge anxieusement Stépane Arcadiévitch sur ses chances d'obtenir la main de Kitty, redoutant un refus terrible et s'estimant indigne d'un être aussi pur en raison de son propre passé. Oblonsky se montre rassurant et encourageant, lui affirmant que les jeunes filles sont toujours flattées par une demande en mariage. Il lui révèle également que sa propre femme, douée d'une intuition remarquable en matière d'unions amoureuses, prédit que Kitty sera sa femme. Cette confidence bouleverse Levine de joie et dissipe une grande partie de ses craintes. Transfiguré par cet espoir, Levine peine à tenir en place et oublie momentanément tous ses autres tracas, y compris la présence de son frère Nicolas à Moscou. Il s'interroge avec angoisse sur le contraste entre son propre passé teinté de fautes et l'innocence immaculée de Kitty. Finalement, il trouve une forme de consolation dans une prière fervente, espérant que la miséricorde divine et l'indulgence de l'amour sauront effacer ses imperfections et lui permettre d'atteindre le bonheur.