Voltaire

Chapitre 6

Candide ou l'optimismeRésumé 🇫🇷 Français

De la guerre sanglante à la charité La guerre éclate entre les Bulgares et les Abares, offrant un spectacle d'une harmonie terrifiante et d'une effroyable boucherie. Les canons, la mousqueterie et les baïonnettes déciment environ trente mille hommes. Terrifié, Candide se cache tant bien que mal pendant ce massacre héroïque. Profitant du moment où les deux souverains font chanter des Te Deum dans leurs camps respectifs, le jeune homme décide de fuir pour aller raisonner ailleurs. Son chemin traverse des paysages de désolation : il découvre d'abord un village abare réduit en cendres par les Bulgares, jonché de cadavres de femmes, de vieillards et d'enfants mutilés. Il s'enfuit ensuite vers un village bulgare qui a subi exactement les mêmes atrocités de la part des héros abares. Candide poursuit sa route au milieu des décombres et des membres palpitants, emportant quelques provisions et gardant toujours en mémoire le souvenir de mademoiselle Cunégonde. Arrivé en Hollande, ses provisions épuisées, Candide espère trouver de l'aide dans ce pays réputé riche et chrétien. Cependant, sa quête d'aumône se heurte à la dureté des habitants qui menacent de l'enfermer dans une maison de correction. Il s'adresse alors à un orateur protestant qui vient de discourir longuement sur la charité. Au lieu de l'aider, cet homme l'interroge sur ses convictions religieuses et lui demande s'il croit que le pape est l'Antéchrist. Candide répond humblement selon les principes de causalité de son maître Pangloss, expliquant qu'il a simplement besoin de pain. Face à cette réponse évasive, l'orateur le chasse avec colère, tandis que sa femme jette sur la tête du jeune homme un vase rempli d'immondices depuis sa fenêtre. C'est alors qu'un bon anabaptiste non baptisé, nommé Jacques, assiste à ce traitement cruel. Ému de compassion envers son semblable, il recueille Candide, le nettoie, lui offre du pain, de la bière et deux florins, puis lui propose de travailler dans ses manufactures d'étoffes de Perse. Reconnaissant, Candide y voit une éclatante confirmation des théories optimistes de Pangloss. Le lendemain, au cours d'une promenade, sa route croise celle d'un malheureux mendiant au visage défiguré par la maladie, crachant ses dents dans une toux violente.