Marriage Is Murder?

Résumé : Marriage Is Murder?

L. B. Hathaway

2.Page de titre et mentions légales

Cette section liminaire présente le titre de l’ouvrage, Marriage is Murder?, sous-titré A Posie Parker Mystery, et attribué à L B Hathaway. L’édition est publiée par Whitehaven Man Press à Londres. Aucun contenu narratif n’est encore développé dans cette partie. La page de copyright précise que le livre a été publié pour la première fois en Grande-Bretagne en 2020. Elle affirme les droits moraux de l’autrice et indique que les personnages et événements de l’ouvrage sont fictifs, à l’exception de ceux relevant clairement du domaine public ou éventuellement mentionnés dans la note historique située à la fin du livre. Elle rappelle également que toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, est fortuite. Les mentions légales interdisent la reproduction, le stockage, la transmission ou la diffusion de tout ou partie de la publication sans l’autorisation écrite préalable de l’autrice. Elles précisent également les conditions concernant la vente ou la fourniture du livre par des librairies, détaillants et plateformes numériques, ainsi que la volonté de faire respecter légalement les droits concernés. La section indique enfin qu’une notice bibliographique est disponible auprès de la British Library et fournit les deux numéros ISBN correspondant aux éditions électronique et brochée.

3.Mentions Légales et Droits d Auteur

Cette section contient les informations de publication relatives au livre. Elle indique qu il a ete publie pour la premiere fois en Grande Bretagne en 2020 par Whitehaven Man Press a Londres et precise que les droits d auteur appartiennent a L B Hathaway. Le texte precise egalement que tous les personnages et evenements decrits sont fictifs a l exception de ceux mentionnes dans la note historique. Le document detaille les restrictions legales concernant la reproduction et la diffusion de l œuvre. Aucune partie de cette publication ne peut etre reproduite ou transmise sans l autorisation prealable et ecrite de l auteur. Enfin la section mentionne les numeros d identification internationale normalises des livres pour les formats numerique et papier.

4.Un mariage inattendu dans un silence glacial

Posie Parker, la principale détective privée de Londres, s'apprête à épouser Richard Lovelace, le commissaire en chef de Scotland Yard. Après une matinée paisible passée dans son appartement à se préparer avec l'aide de sa meilleure amie Dolly, comtesse de Cardigeon, Posie arrive à bord d'une Rolls-Royce Silver Ghost devant l'église suisse d'Endell Street. Malgré le froid de décembre et une fine couche de neige qui recouvre les rues, elle est accueillie par des journalistes bienveillants et enthousiastes. Alors qu'elle pénètre dans le vestibule de l'église, une vague de panique l'envahit immédiatement en raison d'une odeur écœurante de mimosa qui remplace les roses blanches qu'elle avait commandées et payées. En avançant dans la nef au son de la musique, Posie aperçoit ses amis et ses proches réunis pour l'événement, parmi lesquels sa secrétaire Prudence, son associé Len Irving, le jeune adolescent Sidney, la gouvernante Masha avec la petite Phyllis, ainsi que le bébé Katie venu de l'hôpital Great Ormond Street. Sont également présents des anciens clients, des policiers haut gradés comme l'inspecteur en chef Oats, et Dolly entourée de ses enfants. Tous ces visages familiers se mélangent dans une foule bigarrée, créant un contraste saisissant avec l'atmosphère de plus en plus angoissée qui étreint la future mariée. En arrivant au pied de l'autel, Posie constate avec stupeur l'absence totale de son fiancé Richard Lovelace. Le témoin de Richard, Rhoddy Brown, fait les cent pas nerveusement en serrant la boîte des alliances sans oser croiser son regard. De surcroît, le vicaire officiant ne correspond en rien au père René Hoffman rencontré une semaine plus tôt, s'avérant être un homme plus jeune, replet, affligé d'une étrange démarche et tripotant un chapelet catholique dans une église protestante. Interrogée en urgence, Dolly lui confie dans un murmure effrayé qu'elle n'a pas vu Richard non plus, laissant planer la menace terrifiante d'un abandon au pied de l'autel.

5.Un mariage déjà en péril

La section commence par une liste des autres ouvrages de L B Hathaway consacrés à la série des enquêtes de Posie Parker. Elle énumère les différents mystères de la série, depuis Murder Offstage jusqu’à Murder in Tuscany, en passant notamment par The Tomb of the Honey Bee, Murder at Maypole Manor, The Vanishing of Dr Winter, Murder in Venice et The Saltwater Murder. Le neuvième titre, Marriage is Murder?, correspond au livre dont est tiré l’extrait. La table des matières annonce ensuite une structure composée d’une Invitation, de huit parties numérotées, d’un épilogue et d’une Historical Note, avant une page de remerciements et une présentation de l’autrice. L’Invitation elle-même ne contient aucun texte dans l’extrait fourni. L’histoire commence véritablement avec Posie Parker, présentée comme la principale femme détective privée de Londres, qui s’apprête à se marier. Le matin de la cérémonie, dans son appartement situé au dernier étage de Museum Mansions, elle se prépare avec l’aide de sa meilleure amie, Dolly, Countess of Cardigeon. Malgré l’importance exceptionnelle de la journée, Posie conserve des habitudes simples et familières. Elle prend un long bain parfumé à la rose, lit quelques pages du nouveau roman d’Agatha Christie, The Man in the Brown Suit, puis mange deux sandwichs au fromage et aux cornichons. Elle enfile ensuite une élégante robe de mariée blanche en soie et velours, accompagnée d’une coiffe assortie et d’un voile léger. La tenue est à la fois spectaculaire et confortable, avec une coupe courte à l’avant laissant apparaître ses chaussures Mary-Jane blanches et argentées, tandis que l’arrière se prolonge en une petite traîne bordée de dentelle. Posie n’a pas vu Richard Lovelace depuis plusieurs jours, conformément à leur accord avant le mariage. Richard, Chief Commissioner of Scotland Yard et son fiancé, doit l’attendre à l’autel de la Swiss Church, dans Endell Street. Elle ignore même où il a passé sa dernière nuit avant leurs noces, mais elle se réjouit profondément à l’idée de le retrouver. Son mariage doit commencer à une heure de l’après-midi et sa voiture nuptiale, une Rolls-Royce Silver Ghost blanche décorée de rubans, arrive devant l’église avec seulement deux minutes de retard. Dehors, malgré le froid intense de décembre et la neige qui commence à couvrir les rues de Londres, une foule de journalistes et de photographes attend Posie. Ils la félicitent, lui demandent de se tourner pour mieux montrer sa robe et photographient la future mariée avec enthousiasme. Posie, heureuse et impatiente, contemple la façade classique de la Swiss Church, ses colonnes doriques et l’inscription EGLISE SUISSE. La musique d’orgue, notamment The Wedding Glide puis le Canon de Pachelbel, accompagne son entrée et semble annoncer un mariage plein d’espoir. Elle se rassure en constatant que personne ne l’accompagne comme demoiselle d’honneur ou pour la conduire à l’autel, mais cette absence ne la gêne pas particulièrement, car elle a l’habitude de se débrouiller seule. Pourtant, dès qu’elle franchit le vestibule, Posie comprend que quelque chose ne va pas. La première anomalie est olfactive. Elle avait choisi des roses blanches d’hiver, commandées chez Fortnum’s à grand prix, mais l’église est envahie par une odeur douceâtre et poudrée de mimosa. Ces fleurs jaunes, totalement incongrues pour un mariage hivernal à Bloomsbury, sont disposées partout, au bout des bancs et en grande quantité devant l’autel. Posie ressent une inquiétude croissante, mais la cérémonie commence et elle doit avancer dans l’allée au son de la marche nuptiale de Wagner. Elle reconnaît alors les invités, ce qui lui apporte un peu de réconfort. Prudence, sa secrétaire, est présente dans une élégante tenue lilas auprès de son fiancé, Sergeant Rainbird, blessé et contraint de marcher avec des béquilles. Len Irving, son associé de l’agence de détectives de Grape Street, est là avec sa femme Aggie, tandis que Sidney, le jeune garçon de bureau, est accompagné de sa mère. Du côté de Richard se trouvent Masha, sa gouvernante, et Phyllis, sa fille âgée de presque trois ans, qui accueille Posie avec enthousiasme. Une infirmière tient également dans ses bras Katie, le bébé que Posie et Richard viennent d’adopter. Née dans des circonstances terribles et encore trop fragile pour rentrer chez eux, Katie est exceptionnellement autorisée à quitter Great Ormond Street Hospital pendant une heure afin d’assister au mariage de ses parents. Plusieurs anciennes clientes de Posie sont aussi présentes, notamment Jacinta Glaysayer, qui dirige un établissement pour Anglais à San Gimignano, Felicity Fyne, modiste de Hampstead, et Evangeline Greenwood, une parente de Posie à la beauté frappante. Les collègues de Richard à Scotland Yard occupent également les premiers rangs, parmi lesquels Sergeant Fox, Constable Smallbone, Chief Inspector Oats, son épouse Matilda et Dr Poots, le pathologiste de Scotland Yard. Enfin, Dolly, vêtue de velours rose corail et coiffée de plumes roses, se trouve à l’avant avec son mari Rufus, Earl of Cardigeon, ainsi que leurs enfants. Malgré la présence rassurante de tous ces proches, Posie ne pense qu’à une seule personne. Elle cherche Richard, son fiancé et l’homme qu’elle doit épouser, mais il est introuvable. Son absence devient d’autant plus troublante que son témoin, Rhoddy Brown, ancien compagnon d’armes gallois de Richard pendant la Grande Guerre, semble extrêmement nerveux et évite son regard. Arrivée devant l’autel, Posie remarque une seconde anomalie encore plus inquiétante. Le religieux qui l’attend n’est pas Father René Hoffman, le prêtre francophone suisse avec lequel elle et Richard avaient organisé leur cérémonie une semaine auparavant. À sa place se tient un homme complètement différent, plus jeune, petit, corpulent et portant des lunettes. Il a des yeux fatigués, une chevelure brune abondante et bouclée, ainsi qu’une démarche étrange qui semble révéler un problème aux pieds. Posie observe également ses gestes avec une attention accrue. Ses doigts épais fouillent une poche de sa soutane, laissant apparaître un chapelet en bois noir. La présence d’un rosary catholique dans cette église protestante ajoute encore à son sentiment que quelque chose a été profondément bouleversé. À mesure que les détails s’accumulent, son excitation se transforme en véritable panique. Elle cherche alors le visage de Dolly parmi les invités et lui demande à voix basse où se trouve Richard. Dolly avoue qu’elle ne l’a pas vu et qu’elle ne pense pas que quiconque l’ait aperçu. Lorsque Posie envisage avec effroi qu’il puisse l’avoir abandonnée devant l’autel, Dolly comprend immédiatement ce qu’elle redoute. Au moment où la cérémonie devrait commencer, Posie se retrouve donc devant un inconnu à la place du religieux qu’elle connaissait, entourée de fleurs qu’elle n’a jamais choisies, tandis que son futur mari est mystérieusement absent. L’atmosphère de fête se transforme ainsi en situation profondément inquiétante, et Posie, jusque-là impatiente de rejoindre Richard, se retrouve confrontée à une question angoissante sur ce qui lui est arrivé.

6.Un mariage aux signes inquiétants

Posie Parker, célèbre détective privée londonienne, s’apprête à épouser Richard Lovelace, Chief Commissioner de Scotland Yard. Le matin de son mariage, dans son appartement du dernier étage, elle se prépare avec l’aide de sa meilleure amie, Dolly, Countess of Cardigeon. Après un bain parfumé à la rose, quelques pages d’un roman d’Agatha Christie et deux sandwiches au fromage et aux cornichons, Posie enfile sa robe de mariée blanche en soie et velours, élégante mais suffisamment confortable pour lui permettre de rester elle-même. Elle n’a pas vu Richard depuis deux jours, conformément à leur arrangement, et ignore même où il a passé sa dernière nuit de célibataire. Elle se réjouit pourtant à l’idée de le retrouver à l’autel de la Swiss Church d’Endell Street, non loin de son propre appartement. À deux minutes seulement de l’heure prévue, sa Rolls-Royce Silver Ghost décorée de rubans arrive devant l’église, sous une légère neige de décembre. Une foule de journalistes et de photographes l’attend, heureuse de saisir les images de cette femme détective devenue mariée. Posie, qui n’a ni demoiselle d’honneur ni homme pour la conduire jusqu’à l’autel, assume cette entrée seule avec une confiance qu’elle doit cependant soutenir par de profondes respirations. La façade blanche de l’église, ses colonnes doriques et la musique d’orgue qui s’en échappe lui donnent d’abord l’impression rassurante d’un mariage parfaitement ordinaire. Mais dès qu’elle franchit le vestibule, une anomalie bouleverse cette impression. Posie avait commandé des roses blanches, en quantité et à grands frais, pour décorer l’église. Or une odeur douceâtre et poudrée envahit les lieux, évoquant plutôt la Riviera et les vacances estivales. Les fleurs qui garnissent chaque extrémité de banc et s’amoncellent autour de l’autel sont des mimosas jaunes. Cette substitution inexplicable fait naître en elle une inquiétude croissante, tandis que les invités se tournent pour admirer la mariée et que les appareils photographiques crépitent. Lorsque l’orgue entame le Bridal Chorus de Wagner, Posie avance malgré ses nerfs, essayant de maîtriser la panique qui monte en elle. L’église est petite, blanche et très haute, avec l’autel installé sur une estrade et deux portes blanches dans l’abside. Elle aperçoit alors les nombreux invités venus partager son bonheur. Prudence, sa secrétaire, est assise auprès de son fiancé, Sergeant Rainbird, immobilisé sur des béquilles et affligé d’une jambe lourdement bandée. Len Irving, son associé à la Detective Agency de Grape Street, est présent avec sa femme Aggie, tandis que Sidney, le jeune garçon de bureau, est accompagné de sa mère. Richard est représenté par sa gouvernante, Masha, et sa petite fille Phyllis, qui sourient à Posie sans soupçonner son malaise. La mariée remarque aussi Katie, le bébé qu’elle et Richard viennent d’adopter. Encore trop fragile et malade pour rentrer chez eux, l’enfant séjourne à Great Ormond Street Hospital et a exceptionnellement obtenu la permission de passer une heure à l’église afin d’assister au mariage de ses parents. D’anciens clients de Posie, notamment Jacinta Glaysayer et Felicity Fyne, sont également là, ainsi qu’Evangeline Greenwood, dont la beauté singulière et l’allure exotique attirent les regards. Plusieurs collègues de Richard à Scotland Yard occupent les premiers rangs, parmi lesquels Sergeant Fox, Constable Smallbone, Chief Inspector Oats et son épouse Matilda, ainsi que Dr Poots, le pathologiste de Scotland Yard. Des policiers plus haut placés et quelques journalistes familiers de Posie complètent l’assemblée, dominée par des couleurs sombres et conventionnelles. Au milieu de cette foule, Dolly, vêtue de velours corail et coiffée de plumes roses, apporte une touche éclatante de couleur aux côtés de ses enfants, de leur nursemaid et de Rufus, Earl of Cardigeon, ancien ami du frère défunt de Posie. Cette présence amicale devrait être rassurante, mais Posie ne cherche qu’une personne, celle qui doit être son point d’ancrage ce jour-là. Richard n’est pas devant l’autel. Plus Posie avance vers l’autel, plus les détails inquiétants se multiplient. Rhoddy Brown, le best man de Richard et son ancien compagnon pendant la Great War, est présent avec les alliances, mais il paraît extrêmement nerveux, marche sans cesse et évite soigneusement le regard de Posie. Cette attitude contraste violemment avec la sérénité attendue d’un témoin de mariage. Posie se tourne alors vers le Vicar, espérant au moins retrouver l’homme qu’elle et Richard avaient rencontré une semaine auparavant pour organiser leurs noces. Mais il ne s’agit pas de Father René Hoffman, le pasteur francophone suisse, grand et mince, d’une cinquantaine d’années, qui les avait accueillis avec chaleur et accepté leur mariage dans cette église protestante. À sa place se tient un homme radicalement différent, plutôt jeune, petit, corpulent et bespectaclé, avec des yeux fatigués, une abondante chevelure brune et une démarche étrange qui suggère un problème aux pieds. Son comportement et son apparence accroissent encore le sentiment que quelque chose ne va pas. Arrivée à quelques pas de l’autel, Posie remarque ensuite que ses doigts épais manipulent quelque chose dans une poche de sa soutane. Lorsqu’il tire légèrement sur le tissu, elle aperçoit un chapelet en bois noir. Ce détail lui paraît particulièrement incongru dans une église protestante suisse et, dans son état de tension, prend une dimension menaçante. Elle se retrouve alors enfermée dans une situation qu’elle ne comprend pas, au milieu d’un mariage qui semble avoir été mystérieusement transformé sans qu’elle en soit informée. La neige, les fleurs inhabituelles, le célébrant inconnu, l’agitation de Rhoddy et surtout l’absence de Richard composent un ensemble de signes qu’elle ne peut plus ignorer. Cherchant désespérément un visage familier, Posie se tourne vers Dolly, dont l’expression révèle à son tour une inquiétude difficile à dissimuler. Elle lui demande à voix basse où se trouve Richard. Les larmes lui montent aux yeux et menacent de ruiner son maquillage soigneusement préparé. Sa peur se concentre immédiatement sur la possibilité la plus douloureuse, celle d’avoir été abandonnée devant tous ses invités. Dolly lui demande si elle veut dire qu’il l’a laissée tomber, mais elle ne peut lui apporter aucune explication rassurante. Elle avoue qu’elle n’a pas vu Richard et ajoute, avec une inquiétude à peine contenue, qu’elle ne pense pas que quiconque l’ait vu. Au terme de l’extrait, Posie se tient donc seule devant un autel étrange, entourée de ses proches et de collègues, face à un officiant qu’elle ne reconnaît pas, tandis que son futur mari, pourtant censé l’attendre, demeure introuvable.

7.Un mariage aux signes inquiétants

L’extrait s’ouvre sur une section intitulée Invitation, qui ne contient aucun texte narratif. Elle est immédiatement suivie du chapitre One, consacré au mariage de Posie Parker, célèbre détective privée londonienne, avec Richard Lovelace, Chief Commissioner de Scotland Yard. Le matin de la cérémonie, Posie se prépare dans son appartement du dernier étage avec l’aide de sa meilleure amie, Dolly, Countess of Cardigeon. Elle aborde cette journée avec une simplicité presque méthodique. Après un bain moussant parfumé à la rose, quelques pages de The Man in the Brown Suit d’Agatha Christie et deux sandwiches au fromage et aux cornichons, elle enfile sa robe de mariée en soie et velours blancs. Sa tenue, à la fois élégante et confortable, suit la mode du moment avec une taille basse, une jupe plus courte devant laissant apparaître ses chaussures Mary-Jane blanches et argentées, et une longue traîne bordée de dentelle. Posie n’a pas vu Richard depuis deux jours, conformément à leur accord, et elle ignore même où il a passé sa dernière nuit de célibataire. Cette séparation ne l’inquiète pas encore, car elle se réjouit à l’idée de le retrouver à l’autel de la Swiss Church d’Endell Street, où leur cérémonie doit commencer à une heure. Sa Rolls-Royce Silver Ghost blanche, décorée de rubans, arrive devant l’église avec seulement deux minutes de retard. Posie découvre alors une foule de journalistes et de photographes qui l’attendent sous la lumière grise de décembre. Ils la félicitent, complimentent sa robe et cherchent à obtenir les meilleures images pour leurs journaux, tandis que la neige recouvre légèrement les trottoirs et les marches. L’église, avec sa façade blanche, ses colonnes doriques et son inscription EGLISE SUISSE, semble d’abord offrir un cadre paisible et solennel. La musique d’orgue, notamment The Wedding Glide de Louis Hirsch puis le Canon de Pachelbel, accompagne son entrée et renforce son excitation. Posie doit toutefois avancer seule, sans demoiselle d’honneur, sans maid of honour et sans homme chargé de la conduire à l’autel. Elle accepte cette situation avec l’assurance d’une femme habituée à dépendre d’elle-même. Une photographe l’aide même à arranger sa traîne avant qu’elle ne franchisse les portes de l’église. Mais dès qu’elle entre dans le petit vestibule, son sentiment de bonheur est brusquement interrompu par une anomalie très précise. L’odeur des fleurs n’est pas celle qu’elle attendait. Posie avait choisi des roses blanches d’hiver, commandées en grande quantité chez Fortnum’s à un prix élevé. Or l’église est remplie de mimosa, dont le parfum doux, poudré et presque estival évoque la Riviera, le soleil, l’huile de bronzage et les chapeaux de paille. Ces fleurs jaunes, totalement incongrues pour un mariage londonien en décembre, garnissent les extrémités des bancs et forment même un grand amas autour de l’autel. Posie ressent alors une première véritable poussée de panique, sans comprendre qui a pu remplacer les fleurs qu’elle avait soigneusement choisies. Malgré cette inquiétude, Posie doit poursuivre sa marche lorsque l’orgue entame le Bridal Chorus de Wagner. Elle avance très lentement, essayant de contenir ses nerfs, dans une petite église blanche et élevée où les bouquets de mimosa semblent désormais omniprésents. Elle cherche du réconfort dans les visages familiers de la cinquantaine d’invités. Elle aperçoit Prudence, sa secrétaire, vêtue de lilas, assise auprès de son fiancé Sergeant Rainbird, dont la jambe est gravement bandée et qui se déplace avec des béquilles. Len Irving, son partenaire de la Detective Agency de Grape Street, est présent avec son épouse Aggie, tandis que Sidney, le jeune office-boy, se tient nerveusement près de sa mère. Du côté de Richard se trouvent sa housekeeper Masha et Phyllis, sa fille âgée de presque trois ans, qui sourit à Posie sans percevoir son malaise. Posie remarque également une infirmière tenant Katie, le bébé qu’elle et Richard viennent d’adopter. Née dans de terribles circonstances et encore trop fragile pour quitter Great Ormond Street Hospital, Katie a exceptionnellement obtenu l’autorisation de passer une heure hors de l’hôpital afin d’assister au mariage de ses parents. Plusieurs anciennes clientes de Posie sont également là, notamment Jacinta Glaysayer, qui dirige un hostel pour Anglais à San Gimignano, en Toscane, et Felicity Fyne, modiste spécialisée dans les chapeaux sur mesure. Evangeline Greenwood, une sorte de parente de Posie, se distingue par sa beauté très particulière, ses longs cheveux noirs, sa peau sombre, ses bijoux et ses épaisses capes de velours oriental. Plusieurs collègues de Richard à Scotland Yard sont également présents, parmi lesquels Sergeant Fox, Constable Smallbone, Chief Inspector Oats, son épouse Matilda et Dr Poots, le Scotland Yard Pathologist. Des policiers plus gradés et quelques journalistes que Posie connaît occupent encore les premiers rangs. Au milieu de cette assemblée dominée par les uniformes et les vêtements sombres, Dolly apporte une touche éclatante avec son ensemble de velours corail et ses plumes rose foncé. Elle est accompagnée de ses trois enfants, de leur nursemaid et de son mari Rufus, Earl of Cardigeon, qui était le plus vieil ami du frère défunt de Posie. Pourtant, malgré tous ces visages familiers, Posie ne cherche réellement qu’une seule personne. Elle veut voir Richard, celui qui doit être son point d’ancrage et son futur époux. Mais il n’est pas à l’autel. Cette absence transforme immédiatement l’inquiétude de Posie en véritable alarme. Elle remarque Richard’s best man, Rhoddy Brown, son ancien compagnon pendant la Great War, qui se tient près de l’autel avec la boîte contenant les alliances. Au lieu de paraître serein, Rhoddy est visiblement nerveux. Il marche sans cesse, regarde autour de lui et évite de croiser les yeux de Posie. Elle se tourne alors vers le Vicar, pensant au moins trouver là une présence attendue. Mais une nouvelle anomalie apparaît. L’homme qui doit célébrer le mariage n’est pas Father René Hoffman, le pasteur francophone suisse que Posie et Richard avaient rencontré une semaine plus tôt pour organiser leurs noces. Father Hoffman était grand, mince, relativement âgé, accueillant et charmant, et avait accepté de célébrer leur mariage dans cette église malgré leur absence de lien préalable avec elle. L’homme qui se trouve maintenant devant Posie est tout son contraire. Il est petit, corpulent, relativement jeune, porte des lunettes et possède des yeux fatigués ainsi qu’une épaisse chevelure brune et bouclée. Sa démarche est étrange, comme s’il souffrait d’un problème aux pieds. Posie, désormais tout près de l’autel, observe chacun de ces détails avec une attention accrue parce que son instinct lui signale que quelque chose est profondément anormal. Elle remarque alors les doigts épais du Vicar qui fouillent une poche de sa soutane. Lorsqu’il tire légèrement sur le tissu, un chapelet en bois noir apparaît. La présence de ce Catholic rosary dans une église protestante suisse lui semble particulièrement déplacée et inquiétante. Tous ces indices s’additionnent dans l’esprit de Posie, qui ne parvient plus à considérer la situation comme une simple série de coïncidences. Elle se retourne finalement vers Dolly, dont le sourire ne parvient plus à masquer la peur. Posie lui demande où se trouve Richard et sent les larmes lui monter aux yeux, menaçant de ruiner son maquillage soigneusement préparé. Elle envisage avec horreur que Richard ait pu la laisser devant l’autel. Dolly comprend immédiatement cette crainte, mais sa réponse ne fait qu’aggraver la situation. Elle avoue qu’elle n’a pas vu Richard et qu’elle ne pense pas que quiconque l’ait vu non plus. Ainsi, au moment même où son mariage devait commencer, Posie se retrouve sans marié, face à un officiant qu’elle ne reconnaît pas, entourée de fleurs qu’elle n’a pas choisies et confrontée à une atmosphère de plus en plus inquiétante.

8.Arrivée au mariage de Posie Parker

Posie Parker, la célèbre détective privée de Londres, s'apprête à épouser Richard Lovelace, le commissaire en chef de Scotland Yard. Après une matinée paisible dans son appartement en compagnie de son amie Dolly, elle enfile une élégante robe de mariée blanche et se rend en Rolls-Royce à l'église suisse d'Endell Street. À son arrivée par un froid mois de décembre, elle est accueillie par des journalistes et des photographes enthousiastes. Alors que la musique de l'orgue retentit et qu'elle s'avance dans l'allée centrale, une première anomalie la frappe immédiatement : au lieu des roses blanches qu'elle avait commandées, un parfum puissant et entêtant de mimosa jaune envahit l'espace et décore tout l'édifice, provoquant chez elle une première vague d'une profonde inquiétude. En progressant vers l'autel, Posie aperçoit ses amis, ses collègues et ses proches qui l'attendent dans les bancs. Elle remarque sa secrétaire Prudence et son fiancé le sergent Rainbird, son associé Len Irving avec sa femme Aggie, le jeune garçon de bureau Sidney, ainsi que la gouvernante Masha et la petite Phyllis. Elle aperçoit même la petite Katie, la fille adoptive du couple, brièvement autorisée à quitter l'hôpital pour l'occasion, aux côtés de nombreux autres invités et clients du passé. Au premier rang se trouve sa meilleure amie Dolly, coiffée de plumes roses, accompagnée de son mari Rufus. Malgré cette foule familière et chaleureuse, Posie est submergée par une angoisse grandissante à mesure qu'elle approche du chœur. En atteignant l'autel, la situation tourne au cauchemar. Le marié, Richard Lovelace, brille par son absence, tandis que son témoin Rhoddy Brown arpente l'espace d'un air extrêmement nerveux sans vouloir croiser le regard de Posie. De plus, le prêtre présent n'est pas le père René Hoffman rencontré une semaine auparavant pour organiser la cérémonie, mais un ecclésiastique plus jeune, replet et inconnu, qui manipule étrangement un rosaire catholique dans une église protestante. Interrogée en urgence, Dolly lui avoue, le sourire crispé, qu'elle n'a pas vu le marié non plus et qu'en réalité, personne ne semble savoir où il se trouve.

9.L Absence Du Fiancé

Posie Parker attend son futur mari Richard Lovelace dans une église suisse de Londres pour leur cérémonie de mariage, mais le fiancé ne se présente pas à l heure prévue. Inquiète et bouleversée, elle interroge le témoin Rhoddy Brown et les invités présents, apprenant que Richard a passé la soirée précédente dans un club de Soho avec des policiers avant de se séparer d eux à la station de métro de Leicester Square. Alors que les souvenirs douloureux des pertes passées de Posie remontent à la surface, le prêtre intérimaire le révérend Jimmy Gibbons tente de mener la célébration tandis que l anxiété gagne l assemblée. Déterminée à comprendre cette disparition qu elle juge totalement inhabituelle, Posie refuse de céder au désespoir et organise des recherches immédiates. Elle demande au sergent Fox de se rendre au restaurant Kettner et à leur hôtel pour obtenir des indices, tout en réconfortant la jeune Phyllis, la fille de Richard. C est alors qu un bruit de tapotement mystérieux et de plus en plus fort commence à résonner dans l édifice religieux, attirant l attention de tous les participants. Un organiste local nommé monsieur Berryman se manifeste pour guider les recherches, tandis que le conétable Smallbone inspecte en vain une issue de secours voisine. Alors que le mystère s épaissit et que l impatience grandit dans l assemblée, les coups répétés s intensifient pour laisser place à un cri étouffé.

10.Le grand mystère du mariage

Rhoddy Brown fait irruption en ouvrant une porte blanche située à gauche de l’abside et découvre un simple placard de service rempli de babioles sans importance. Pendant ce temps, le chaos s’installe dans l’église avec les enfants Cardigeon qui sautent sur les bancs en criant et la nursemaid Phyllis Lovelace qui crie également. Des bruits de coups répétés se font entendre de plus en plus fort à l’intérieur de la pièce. Chief Inspector Oats prend le contrôle de la situation en demandant aux enfants de se taire et s’apprête à gérer les journalistes qui attendent dehors. Il donne l’ordre à Smallbone de fouiller les moindres recoins de l’intérieur de l’église pour identifier l’origine de ce tapage assourdissant. Un téléphone se met à sonner brusquement à l’avant de l’église et perturbe l’assemblée. Oats réapparaît en trombe et décroche l’appareil situé dans le vestibule pour répondre à Scotland Yard. Au même moment, Smallbone termine son tour de l’église et rejoint le placard de service. Posie le rejoint en soulevant sa robe de mariée et ses jupons de soie. Smallbone plonge la tête à l’intérieur du placard de service exigu et demande le silence absolu à toute l’assemblée pour écouter attentivement. Une voix frébile et lointaine appelle au secours depuis l’autre côté de la cloison. Posie pose ses mains vernies contre le mur de marbre froid et se demande si Richard se trouve enfermé là-dedans comme dans un tombeau. Oats interrompt l’atmosphère pesante en annonçant qu’il vient de recevoir un appel téléphonique de la police au sujet d’un millier de roses blanches livrées à Scotland Yard. Un mot énigmatique a été glissé parmi ces fleurs destinées à Posie. Oats lit le message énigmatique à voix haute devant la foule attentive. Le texte annonce qu’il n’y aura pas de mariage et mentionne qu’un mystérieux personnage est enfermé. Dolly perd la contenance et laisse tomber de la poudre orange sur la robe et les souliers de Posie. Posie réalise enfin la terrible vérité et conclut que Richard a été enlevé.

11.Un mystérieux mariage perturbe Londres

Posie Parker fait face au chaos de son mariage avorté alors que les pleurs de bébé Katie résonnent dans l'église et que Dolly fume nerveusement pour tromper l'angoisse. Les invités s'agitent et tentent de forcer une porte mystérieuse, tandis que le sergent Fox arrive avec des nouvelles rassantes concernant Richard Lovelace, qui a été aperçu plus tôt dans la matinée à l'hôtel The Montague. Le révérend Gibbons s'excuse et annonce qu'il doit partir pour une autre cérémonie, laissant Posie seule face à la tournure absurde des événements. Len Irving aide Posie à déchiffrer le message énigmatique laissé par la police, ce qui leur permet de comprendre soudainement que Richard se trouve en réalité enfermé dans son bureau au nouveau bâtiment de Scotland Yard. Posie décide de partir immédiatement seule à bord de la Rolls-Royce blanche pour libérer son fiancé, malgré la neige et l'étonnement des journalistes présents. Le chef inspecteur Oats promet de prévenir le poste par téléphone avant de la suivre, tandis que Posie quitte l'église avec détermination pour sauver leur avenir.

12.La découverte cachée derrière le faux placard

Alors que Posie venait de s'éloigner et que l'inspecteur en chef Oats quittait le bâtiment, Rufus Cardigeon a réussi à arracher les étagères blanches d'un placard de l'église avec une force brutale. Il a ainsi découvert qu'il s'agissait d'un faux placard et qu'une petite pièce sombre se cachait juste derrière. Avec l'aide des jeunes policiers, Rufus a pénétré dans cet espace pour y trouver un homme bâillonné et attaché. Les policiers l'ont rapidement libéré de ses liens et l'ont réchauffé en lui offrant du brandy fourni par Len Irving, car il tremblait de froid et présentait une apparence fragile dans son costume bleu élimé. Quelques instants plus tard, Rufus a émergé de nouveau de la pièce secrète en portant cette fois un vieillard frêle également ligoté qu'il avait découvert au bout d'un couloir attenant. Alors que les sergents s'affairaient à détacher ce second captif, ce dernier a commencé à murmurer quelque chose au sujet de l'orgue de l'église. Cependant, au moment même où il s'apprêtait à parler, une série de coups de feu a retenti dans l'abside de l'église suisse. Prise de panique, la foule s'est précipitée pour se cacher sous les bancs tandis que plusieurs individus fuyaient vers la sortie principale avant de verrouiller la porte de l'extérieur. Une fois le calme revenu et l'assemblée sortie de sa cachette, le sergent Fox s'est assuré que personne n'était blessé. C'est alors qu'un nouveau bruit de tapotements et de gémissements a commencé à se faire entendre, provenant cette fois directement de la tribune surélevée où se trouvait le grand orgue de l'église.

13.Un silence de neige à New Scotland Yard

Posie traverse Londres sous une tempête de neige pour se rendre à New Scotland Yard afin de retrouver Richard Lovelace. En fouillant son vieux sac de tapis, elle découvre par surprise un revolver Webley Mark VI qui appartient manifestement à Rufus, comte de Cardigeon. Bien qu'elle n'ait jamais eu recours à la violence, elle prend conscience de la puissance de l'arme et décide de la garder avec elle au cas où un danger se présenterait. Arrivée au bâtiment de la police qui ressemble à un château de conte de fées, Posie trouve l'accueil étrangement désert et silencieux. Elle gravit les sept étages jusqu'au bureau de Richard Lovelace au sommet de la tour, guidée par une persistante odeur de roses. Ne trouvant personne à l'intérieur, elle finit par repérer un mot fixé à la machine à écrire avec du ruban adhésif, rédigé à l'encre verte et signé par les initiales R L, indiquant qu'il est descendu au quai Westminster Pier numéro 2. Soupçonnant que Richard a été forcé d'écrire ce message car il n'utilise jamais d'encre verte ni la formule de politesse sincèrement, Posie red ins de l'immeuble et emprunte le tunnel souterrain privé menant directement au fleuve. Sur la plateforme enneigée du quai numéro 2, elle observe des ouvriers néerlandais occupés à décharger des bulbes de fleurs d'une barge nommée The Marguerite en provenance de Rotterdam. Alors qu'elle cherche un moyen d'approcher, l'inspecteur en chef Oats apparaît à l'entrée du jardin en criant son nom avant d'être interrompu par une rafale de coups de feu qui le fait disparaître.

14.Le piège se referme sur Posie

Tout bascule brutalement le jour du mariage de Posie. Alors qu’elle se trouve près de Scotland Yard, en robe de mariée, elle sent quelque chose de dur contre son dos et une voix lui ordonne de ne pas bouger. Plusieurs hommes la saisissent et la traînent à bord de The Marguerite, une barge amarrée sur la Tamise, tandis qu’une neige épaisse tombe sur Londres. Posie comprend bientôt que son ravisseur est l’homme qui se faisait passer pour le révérend Gibbons, lequel avait officié plus tôt à la cérémonie interrompue. Le déguisement tombe sous ses yeux lorsque l’homme retire ses paupières artificielles, ses lunettes et sa perruque, révélant Caspian della Rosa. Ce criminel suisse, richissime, extrêmement dangereux et maître dans l’art des déguisements, était officiellement considéré comme mort depuis sa dernière apparition connue. Posie l’avait déjà affronté par le passé et se rappelle qu’il avait alors voulu l’enlever pour en faire sa compagne. Elle est horrifiée de constater qu’il l’a une nouvelle fois trompée, précisément au moment où elle croyait commencer une nouvelle vie heureuse avec Richard Lovelace. Caspian lui explique que tout ce qui s’est déroulé depuis le matin faisait partie d’un plan soigneusement préparé. Les annonces du mariage dans les journaux lui ont permis d’anticiper la cérémonie, de prendre des mesures dans l’église et de préparer une fausse cloison destinée à dissimuler ses prisonniers. Le faux Rhoddy Brown rencontré par Posie était lui aussi un complice, puisque le véritable Rhoddy Brown n’avait jamais rencontré Posie auparavant et ne pouvait donc pas démasquer l’imposteur. Le récit d’une soirée passée par Richard et Rhoddy à Kettner’s, puis dans un club de Soho, était également une invention destinée à construire une histoire crédible. Caspian révèle que le véritable Richard et le véritable Rhoddy sont toujours vivants, mais prisonniers. Le père Hoffman, le prêtre de l’église suisse, a été neutralisé au chloroforme, tandis que les hommes de Caspian ont pris l’apparence de policiers et organisé l’arrivée d’Inspector Oats à l’église en lui téléphonant sous une fausse identité. Ils ont ainsi poussé Posie à croire que Richard était retenu ailleurs et qu’elle devait courir à son secours, laissant le champ libre aux conspirateurs. Posie comprend alors que son mariage a été méthodiquement saboté et que sa confiance dans les personnes qu’elle croyait reconnaître a été exploitée à chaque étape. Caspian se vante de la facilité avec laquelle elle s’est laissé prendre, tout en révélant qu’il n’est pas venu seulement pour la capturer. Il a aussi préparé une opération criminelle lucrative à bord de la barge. Malgré l’effroi qui l’envahit, Posie pense à Richard, à leur avenir et à l’enfant qu’elle porte. Elle refuse intérieurement de laisser cet homme lui voler cette existence enfin heureuse. Caspian conduit ensuite Posie vers une trappe donnant accès à la cale de The Marguerite. Il lui annonce qu’un véritable prêtre se trouve à bord et qu’il a prévu de les marier dès qu’ils seront en eaux internationales. Il affirme que son obsession n’a jamais disparu depuis 1921 et qu’il considère Posie comme la femme qui lui est destinée. Il lui promet une vie luxueuse et sans soucis, mais Posie comprend parfaitement que ce prétendu rêve n’est qu’un cauchemar. Elle observe discrètement les préparatifs du départ, les hommes qui manipulent les cordages et les équipements, ainsi que celui qui s’était fait passer pour Rhoddy Brown. La situation devient encore plus tendue lorsqu’un fonctionnaire du port apparaît sur le quai pour interdire le départ de la barge à cause des conditions météorologiques dangereuses. Chief Inspector Oats arrive à son tour et découvre Posie en robe blanche, Caspian et ses hommes, ainsi que l’évidente menace qui pèse sur elle. Posie sait qu’elle doit agir immédiatement. Elle fait semblant d’attirer l’attention d’Oats, puis sort de sa manche en dentelle le Webley qu’elle avait dissimulé. Pour la première fois de sa vie, elle pointe une arme sur quelqu’un. Caspian est surpris, mais il riposte en révélant que sa canne dissimule une fléchette japonaise empoisonnée, qu’il menace d’utiliser contre elle ou contre les policiers présents. Posie feint alors de renoncer et commence à abaisser son arme pour la lui remettre. Lorsqu’il s’approche pour la prendre, elle change brusquement de tactique et tire deux fois dans la cuisse droite de Caspian. Le criminel s’effondre sur le pont en hurlant, tandis que la fléchette est projetée accidentellement hors de sa canne et disparaît sans atteindre personne. Posie sait qu’elle ne l’a pas touché à un endroit mortel, mais elle ne ressent aucun remords. Elle considère cette riposte comme nécessaire pour sauver sa vie, son avenir et l’enfant qu’elle porte. Les hommes présents se précipitent autour de Caspian blessé, et le fonctionnaire du port part chercher une ambulance. Pourtant, Posie remarque rapidement que les hommes de la barge semblent surtout terrifiés et qu’ils cherchent leurs complices. Elle comprend alors que l’opération de Caspian ne concernait pas uniquement son enlèvement. Des hommes quittent discrètement la barge à bord d’un petit canot, confirmant qu’une partie du réseau criminel est encore en fuite. Oats finit par rassurer Posie sur le sort de Richard. Après leur départ de l’église, il a appris que Richard avait été ligoté, bâillonné et caché dans la galerie de l’organiste, avec le véritable organiste, où il a entendu toute la scène. Le vrai Rhoddy Brown se trouvait quant à lui enfermé derrière la fausse cloison avec le père Hoffman. Les complices de Caspian avaient ensuite tiré des coups de feu en l’air pour provoquer la panique avant de s’enfuir, laissant les fidèles enfermés dans l’église. Un journaliste particulièrement persistant avait finalement permis que l’église soit ouverte. Posie apprend donc que Richard est sain et sauf et qu’il l’attend encore avec les invités du mariage. Il est presque trois heures de l’après-midi, et elle imagine que tous doivent être affamés après les événements interminables de la journée. Avant de partir, elle comprend cependant qu’elle peut encore aider Oats à démanteler l’opération de Caspian. Elle lui indique que les caisses de bulbes de tulipes transportées sur la barge cachent probablement pour des milliers, voire des millions de livres de drogues. Elle suggère ainsi que la capture de Caspian et de ses hommes peut également permettre à la police de saisir la cargaison et de remonter toute la chaîne de distribution criminelle. Oats commence aussitôt à organiser la perquisition et à demander des renforts, tandis qu’une ambulance approche du quai. Posie, elle, ne reste pas pour assister à la suite de l’arrestation. Elle quitte rapidement la jetée, enveloppée dans la veste d’Oats, et remonte vers l’Embankment. Elle regrette d’avoir renvoyé sa voiture de mariage, car elle aurait maintenant besoin d’un moyen de transport rapide. Elle aperçoit finalement les deux phares jaunes d’un taxi automobile et l’arrête. Toujours vêtue de sa robe de mariée et portant encore les traces de cette journée extraordinaire, elle donne au chauffeur sa destination, Endell Street, et lui demande d’aller aussi vite que possible. Le chapitre s’achève ainsi sur son départ précipité vers l’église, où Richard et les invités l’attendent encore.

15.Le mariage enfin retrouvé

Posie revient à l’église suisse environ quinze minutes après l’avoir quittée, et cette fois les portes fermées s’ouvrent facilement lorsqu’elle les pousse, comme si la scène se répétait dans une étrange impression de déjà-vu. Pourtant, tout a changé. Elle ne porte plus le bouquet de roses blanches qu’elle avait auparavant dans les mains, mais seulement son sac de voyage sale, tandis qu’elle a réussi à remettre son beau voile et sa coiffure, à raviver légèrement son rouge à lèvres et à arranger son maquillage dans le motor-taxi. Sa robe est désormais tachée par la poudre du visage de Dolly, la saleté de Londres et le sang de Caspian della Rosa, et elle sent l’essence et les bulbes de tulipe plutôt que son parfum habituel de violette de Parme. Elle tient toujours le Webley, et ses mains ou son corps restent parcourus par le tremblement qui l’avait saisie dans le taxi. Malgré tout ce désordre, elle ne ressent plus la déception ni l’inquiétude qui accompagnaient l’absence des roses et la présence mystérieuse du mimosa. Elle comprend maintenant que Caspian della Rosa est derrière ces fleurs, comme il l’avait déjà été en 1921 lorsqu’il avait envoyé du mimosa à Posie, simplement parce que cette fleur était sa préférée et constituait en quelque sorte sa signature. Cette compréhension s’inscrit dans une situation bien plus urgente, mais Posie n’a plus envie de s’attarder sur le passé immédiat. Elle veut croire que cette fois, tout va enfin se dérouler comme prévu, parce que Richard est là et qu’il est précisément l’homme qu’elle espérait retrouver. Richard Lovelace porte son uniforme de cérémonie de la police. Son visage est encore très pâle et choqué, une égratignure et un bleu commencent à apparaître sur sa pommette gauche, mais il semble avoir échappé au pire. Dès qu’il aperçoit Posie dans l’entrée, ses yeux verts s’illuminent et son visage s’éclaire d’un large sourire. À côté de lui se tient Father Hoffman, le prêtre que Posie avait rencontré la semaine précédente, vêtu cette fois de ses véritables vêtements sacerdotaux, noirs, lourds et maintenant quelque peu froissés. À la gauche de Richard se trouve également le véritable Rhoddy Brown, reconnaissable grâce à une petite boîte en velours bleu contenant deux alliances en or assez bon marché achetées chez Woolworths. Posie le trouve radicalement différent de l’homme qui avait usurpé son identité plus tôt, un Mr Brown roux, massif et robuste. Le véritable Rhoddy Brown est petit, sombre, osseux et d’apparence fragile, avec un teint presque entièrement jaunâtre. Posie comprend qu’il est lui-même en mauvaise santé et suppose que son état, ajouté à celui de sa femme malade, explique pourquoi il n’avait pas pu venir à Londres plus tôt. Sa présence aujourd’hui prend donc une importance particulière. Il a fait le voyage depuis le pays de Galles uniquement pour assister au mariage de son vieil ami Richard, malgré les difficultés et les dangers du déplacement. Posie imagine ce qu’il a dû subir ce matin lorsqu’il a été attaqué par les hommes de Caspian della Rosa. Elle se demande s’il a cru qu’il sortirait vivant de Londres, s’il avait regretté d’être venu, ou s’il avait pensé que tous les efforts accomplis pour traverser les tranchées et atteindre la ville pourraient finalement ne servir à rien. Ces pensées renforcent la gravité de ce moment, où chacun a dû affronter la violence et la possibilité de mourir avant de pouvoir simplement assister à un mariage. Soudain, l’atmosphère bascule complètement. Tout le monde se lève tandis que l’orgue éclate dans l’église. Les personnes présentes rient et applaudissent, comme si les événements extraordinaires et terrifiants qui viennent de se produire n’avaient plus d’importance. Rhoddy Brown lui-même affiche un large sourire, preuve qu’il possède une résistance morale qui lui permet de ne pas rester longtemps accablé par les catastrophes. Posie remarque aussi que l’église semble plus remplie qu’auparavant. Elle comprend que les journalistes et les photographes qui attendaient à l’extérieur lors de sa précédente arrivée sont maintenant entrés et se sont regroupés au fond de l’édifice. Les flashs crépitent soudainement autour d’elle. Malgré son épuisement et son bouleversement, Posie s’efforce de sourire et de reprendre contenance devant cette foule et devant les appareils photographiques. Richard, cependant, ne se préoccupe pas des convenances ni de la solennité habituelle d’un mariage. Il avance directement dans l’allée à sa rencontre et vient la rejoindre à mi-chemin. Il remarque immédiatement le Webley que Posie tient encore entre ses mains. Sans lui poser de question ni faire de commentaire, il le lui retire doucement et le range dans une poche intérieure de son uniforme. Ce geste simple marque une rupture importante avec les violences qui ont précédé leur arrivée à l’église, car Posie n’a plus besoin de porter elle-même son arme ni de rester constamment prête à se défendre. Richard la prend ensuite dans une grande étreinte, la soulève du sol et enfouit son visage dans ses cheveux. Posie pense qu’il pourrait se mettre à pleurer, et elle sent qu’elle-même n’en est pas loin. Au milieu de cette émotion, elle ressent soudain un coup à l’intérieur d’elle-même, rappel concret de la vie qu’elle porte et de l’avenir qui l’attend. Ce mouvement la ramène aussitôt au but de leur présence dans l’église. Avec un sourire, elle presse Richard de continuer et lui rappelle qu’ils ont un mariage à célébrer, que tout le monde attend et qu’elle espère seulement que la cérémonie pourra enfin avoir lieu cette fois. Elle glisse alors naturellement sa main sous le bras de Richard. Ensemble, ils avancent dans l’allée, laissant derrière eux les dangers, les poursuites et les bouleversements qui ont marqué cette journée, pour se diriger vers l’avenir qu’ils étaient venus chercher. La scène s’achève donc sur une décision simple mais chargée d’émotion. Malgré tout ce qui a tenté de les empêcher de se retrouver, Posie et Richard choisissent de poursuivre leur mariage et de marcher ensemble vers la suite de leur vie.

16.Après la tempête, enfin mariés

Lors du Wedding Breakfast, qui, en raison du retard accumulé, s’est finalement transformé en dîner, Posie rend à Dolly, Countess of Cardigeon, le Webley qu’elle lui avait prêté, en la remerciant discrètement. Elle lui demande comment elle a pu imaginer qu’elle aurait besoin d’une arme et surtout pourquoi elle avait pensé à apporter un pistolet à un mariage. Dolly répond avec son humour habituel que, lorsqu’il s’agit de Posie, tout est possible. En observant ses enfants faire des bêtises tandis que leur nursemaid tente désespérément de les maîtriser, elle explique qu’elle s’attendait à voir débarquer n’importe quel fou de Londres à la Swiss Church. Les mariages, selon elle, font ressortir à la fois le meilleur et le pire des gens, et elle avait donc prévu qu’une situation dangereuse puisse se produire. Son intuition s’est révélée parfaitement juste, puisque le plus dangereux des fous attendait effectivement Posie. Dolly souligne ainsi avec affection que Posie semble avoir le don d’attirer les individus les plus imprévisibles. L’ambiance du dîner permet néanmoins de retomber progressivement dans une forme de normalité. Plus tard, après les discours, les toasts et les danses, Rhoddy Brown est reconduit à la gare de Paddington afin de rentrer au plus vite au pays de Galles. Posie est désormais Mrs Lovelace, mais elle et Richard renoncent finalement à passer leur première nuit dans la luxueuse suite de The Montague. Ils préfèrent retrouver leur appartement du dernier étage de Museum Chambers, qui devient désormais leur foyer familial. Cette décision donne à leur mariage une dimension intime et concrète, loin du faste de la cérémonie et de l’agitation de la journée. Cependant, dès leur arrivée, le téléphone sonne et rappelle immédiatement que les dangers de la journée ne sont pas encore totalement effacés. Chief Inspector Oats leur annonce que tout l’équipage néerlandais de bateliers s’est livré à Scotland Yard et qu’une quantité considérable de drogues a été découverte à bord de The Marguerite. Caspian della Rosa a été transporté à St Thomas’ Hospital, où son état est jugé sérieux mais pas critique. Les blessures à sa jambe finiront par guérir, même si sa convalescence sera longue, et il est placé dans une chambre surveillée par les meilleurs hommes de Scotland Yard afin d’empêcher toute nouvelle évasion. Oats explique également la raison du silence inhabituel qui régnait à Scotland Yard lorsque Posie y était passée dans l’après-midi. Certains bateliers de Caspian avaient drogué et ligoté le Duty Sergeant avant de l’enfermer dans une salle d’interrogatoire, puis avaient libéré les criminels détenus dans les cellules pour la nuit, simplement pour s’amuser. Plusieurs de ces hommes ont déjà été retrouvés, mais beaucoup sont encore en liberté dans Londres. Oats doit donc maintenant organiser une vaste opération de nettoyage et retrouver les fugitifs, même si l’ampleur de la saisie de drogues et les félicitations qu’il a reçues lui donnent une humeur étonnamment légère malgré la perspective de travailler sans interruption pendant tout le week-end. Passé minuit, Posie est épuisée et ressent la fatigue jusque dans ses os. Pour la première fois depuis le début de cette journée mouvementée, elle et Richard sont enfin seuls dans leur salon peint en bleu clair. Ils pourraient célébrer leur mariage avec du champagne, mais ils sont trop exténués pour cela et Posie ne peut de toute façon pas boire. Ils se contentent donc de Bovril, détail modeste qui contraste avec l’idée traditionnelle d’une nuit de noces fastueuse. Posie porte une robe de chambre en velours bleu nuit, bordée de petites perles dorées, qui fait ressortir ses yeux et commence surtout à devenir trop étroite autour de son ventre. Elle sait qu’elle ne pourra bientôt plus la porter. Elle se place devant la fenêtre et regarde Museum Street sous la neige. De petits amas blancs se forment dans la rue sombre, tandis que les lanternes près du British Museum diffusent une lumière fatiguée à travers le brouillard neigeux. Richard vient se placer derrière elle, passe ses bras autour d’elle et appuie son visage meurtri contre ses cheveux noirs. Dans cette atmosphère enfin paisible, il reconnaît que les choses ne se déroulent jamais comme prévu et que leur mariage a été un véritable désastre. Il raconte alors à Posie ce qu’il a vécu pendant les événements de la journée. Attaché sur le balcon de l’église comme un prisonnier, il pouvait entendre tout ce qui se disait en bas sans pouvoir intervenir. Il savait donc ce que Posie entendait et vivait, et il a terriblement souffert à l’idée qu’elle puisse croire qu’il l’avait abandonnée. Caspian della Rosa avait préparé son piège avec soin. Le matin même, il avait téléphoné à Richard en se faisant passer pour le prêtre et lui avait affirmé que Posie doutait de lui et du mariage. Cette fausse information avait fait naître chez Richard une peur réelle qu’elle renonce à l’épouser. Posie rejette immédiatement cette idée, incapable de croire qu’il ait pu penser qu’elle hésiterait à se marier avec lui. Richard reconnaît alors qu’il a compris trop tard qu’il était tombé directement dans le piège de Caspian. Les hommes de celui-ci avaient d’abord ligoté Rhoddy et menacé de le tuer si Richard ne rédigeait pas la fausse note en encre verte destinée à égarer Posie. Ils avaient ensuite emmené Rhoddy, laissant Richard impuissant et terrifié pour la vie de son ami, dont la santé fragile rendait la situation encore plus inquiétante. Richard regrette profondément de n’avoir rien pu faire alors que Rhoddy était emmené et que Posie se dirigeait elle-même vers le piège de Caspian. Richard se souvient surtout de l’instant où Posie avait quitté l’église pour traverser Londres et tenter de le retrouver à Scotland Yard. Il avait alors cru que tout était perdu, qu’il allait la perdre définitivement et que Caspian della Rosa avait réussi à les séparer. Posie refuse cependant de laisser ces souvenirs assombrir leur première nuit de mariés. Elle lui demande de ne plus y penser, estimant que continuer à ressasser ces événements ne pourrait que les rendre fous. Elle est convaincue que Caspian ne les menacera plus et que leur mariage a finalement réduit ses plans à néant. Pour elle, l’essentiel est désormais qu’ils ont tant de choses à attendre ensemble et qu’ils appartiennent véritablement l’un à l’autre. Richard saisit ses mains, trouve son alliance et la serre avec émotion, avant de lui proposer d’aller se coucher en l’appelant Mrs Lovelace. Posie accepte, mais le narrateur révèle qu’elle a déjà décidé de continuer à utiliser son nom de jeune fille, Posie Parker, sans encore en avoir informé son mari. Elle tient à conserver cette part de mystère et d’insaisissabilité qui lui appartient. Cette révélation finale apporte une note légère et malicieuse après la violence de la journée. Elle remet à plus tard cette conversation, car ils ont eu largement assez de drame pour une seule journée. L’épilogue se termine donc sur leur retour à leur intimité, tandis que le mariage, malgré tous les obstacles qui ont failli l’empêcher, devient enfin une réalité.

17.Repères historiques et libertés romanesques

Cette note historique précise la part de réalité et de fiction qui compose le récit. L’autrice indique que tous les personnages sont imaginaires, sauf ceux qui sont explicitement identifiés comme historiques, mais que les dates, les événements politiques généraux, les lieux et leur description ont été rendus aussi fidèlement que possible. Elle explique également qu’elle emploie partout l’expression « Great War » pour désigner la Première Guerre mondiale de 1914 à 1918, conformément à l’usage des autres livres consacrés à Posie Parker, même si cette appellation n’était évidemment pas utilisée en 1924. Deux adresses londoniennes essentielles à Posie sont, elles aussi, bien réelles, Grape Street, à Bloomsbury, où elle travaille, et Museum Chambers, situé à proximité, où elle habite. L’autrice invite toutefois le lecteur à faire preuve d’imagination pour y situer Posie, puisque son personnage et sa présence dans ces lieux relèvent de la fiction. La note souligne ainsi d’emblée que le roman cherche à créer une impression historique crédible tout en assumant certaines transformations nécessaires à la narration. La première précision concerne la Swiss Church de Londres, située au 79 Endell Street, dans Bloomsbury, à l’adresse exacte utilisée dans l’histoire. L’autrice affirme que l’église existe réellement à cet endroit, mais avertit que sa représentation dans le roman correspond davantage à son apparence actuelle qu’à celle qu’elle devait avoir en 1924. Elle remercie Reverend Carla Maurer, Vicar de la Swiss Church, qui lui a consacré du temps durant l’été 2019 et lui a permis de visiter les lieux et de poser ses questions. Elle remercie également Mr Philip Maillardet, archiviste de la Swiss Church, pour son aide concernant l’histoire de l’édifice en 1924 et notamment pour les informations qu’il lui a fournies sur l’organisation des entrées et des sorties. La deuxième exception concerne la météo. Le récit fait tomber de la neige sur Londres le 6 décembre 1924, mais l’autrice reconnaît clairement qu’il s’agit d’une invention. Les conditions météorologiques réelles de Londres durant ce mois étaient inhabituellement douces et pluvieuses, avec des températures pouvant seulement descendre jusqu’à zéro degré pendant la nuit et sans neige pendant la journée. Cette neige a donc été introduite pour les besoins de l’atmosphère du récit, et non parce qu’elle correspondait aux archives météorologiques de l’époque. La troisième précision porte sur Reverend René Hoffman de Visme, que le roman appelle Father Hoffman par souci de simplicité. Il a réellement été le Vicar de la Swiss Church pendant une longue période, de 1909 à 1937. Son existence et ses fonctions sont donc historiques, mais l’autrice précise avoir pris des libertés artistiques avec son apparence et sa personnalité. Le personnage conserve ainsi un ancrage documentaire tout en pouvant être adapté aux besoins du récit. La quatrième note concerne The Montague on the Gardens, où Posie et Richard organisent leur Wedding Breakfast. L’hôtel se trouve au 15 Montague Street, à Bloomsbury, juste à côté du British Museum, et constitue donc un lieu réel correspondant précisément à celui choisi dans l’histoire. Toutefois, l’établissement n’existait pas en 1924 sous sa forme actuelle. L’autrice précise qu’un hôtel se trouvait néanmoins à cet emplacement, ce qui lui permet de conserver une certaine cohérence historique tout en utilisant l’identité contemporaine du lieu. La cinquième précision porte sur Kettner’s, à Soho, qui sert de cadre au faux stag night de Richard Lovelace. Il s’agit d’un établissement londonien ancien, fondé en 1867, associant restaurant et bar à champagne, et depuis longtemps lié aux milieux artistiques et créatifs. L’autrice mentionne notamment Oscar Wilde et Agatha Christie parmi ses visiteurs fréquents, ce qui souligne l’importance culturelle du lieu et explique son choix pour une scène associée à Richard. Là encore, le roman s’appuie sur un endroit véritable, tout en l’intégrant à une intrigue fictive. La dernière note concerne New Scotland Yard en 1924. L’autrice affirme avoir placé correctement les bâtiments dans le Londres de l’époque, lesquels sont aujourd’hui connus sous le nom de Norman Shaw Buildings. Westminster Pier, situé sur Victoria Embankment, se trouve bien directement sous les anciens bâtiments de Scotland Yard, mais le tunnel qui relie les deux endroits dans le récit est entièrement fictif. Le New Scotland Yard actuel se trouve d’ailleurs juste à côté de son emplacement de 1924. Cette précision illustre particulièrement bien la méthode générale de l’ouvrage, qui mêle des lieux et des personnages historiques à des inventions destinées à servir l’intrigue. Dans son ensemble, cette Historical Note établit donc une frontière claire entre documentation et licence romanesque. Les lieux londoniens essentiels, l’existence de certaines figures historiques et le contexte général de 1924 sont soigneusement rattachés à des réalités vérifiables, tandis que certains détails ont été volontairement modifiés pour répondre aux exigences du récit. La Swiss Church est réelle mais décrite avec une apparence plus contemporaine, Father Hoffman a réellement existé mais son caractère et son physique ont été imaginés, The Montague occupait déjà une fonction hôtelière sans être encore l’établissement actuel, et le tunnel entre Westminster Pier et Scotland Yard n’existe que dans la fiction. La neige du 6 décembre constitue l’écart le plus explicitement assumé avec les conditions météorologiques historiques. L’autrice montre ainsi que son objectif n’est pas de prétendre à une reconstitution absolument documentaire, mais de construire un Londres suffisamment authentique pour que l’histoire de Posie Parker puisse s’y inscrire naturellement. La note finale invite donc à considérer le roman comme un mélange conscient de recherche historique, de lieux réels et de libertés narratives, chaque modification étant signalée afin de distinguer la réalité de ce qui a été créé pour les besoins de l’histoire.

18.Poursuivre les aventures de Posie

Cette section finale remercie les lecteurs d’avoir accompagné Posie Parker et ses amis dans Marriage is Murder?, présenté comme le neuvième mystère de la série. Elle invite les lecteurs ayant apprécié le roman à laisser un court avis sur la page où ils l’ont acheté, en soulignant que les critiques contribuent fortement à faire connaître la série auprès de nouveaux lecteurs. Le texte indique ensuite que les autres enquêtes de Posie sont disponibles en formats numérique et papier, ainsi qu’en livre audio auprès de différents distributeurs, et renvoie vers les catalogues permettant de les découvrir dans l’ordre chronologique. Il propose enfin une inscription à la newsletter afin de recevoir les annonces de nouvelles parutions, les offres précédant les sorties, des histoires courtes gratuites et des possibilités de gagner des cartes cadeaux Amazon.

19.Portrait de L B Hathaway

L B Hathaway est une autrice britannique, formée à Cambridge, qui écrit de la fiction historique. Avant de se consacrer entièrement à l’écriture, elle a exercé pendant près de dix ans comme avocate à Lincoln’s Inn, à Londres. Son parcours professionnel précède donc directement sa carrière littéraire et constitue un élément important de sa présentation. Elle se décrit également comme une passionnée de longue date des romans policiers appartenant à l’âge d’or du crime, avec une admiration particulière pour Agatha Christie. Cette influence générale pour le genre policier classique s’inscrit naturellement dans son travail d’écrivaine de romans historiques à énigme. Ses centres d’intérêt sont nombreux et éclectiques. Elle apprécie notamment le ski de descente à très grande vitesse, les sorties au théâtre, le thé particulièrement fort, ainsi que l’histoire des Tudor. Elle aime également visiter et explorer les châteaux et cherche, de manière générale, à profiter pleinement de la vie en multipliant les expériences. Elle vit actuellement en Suisse avec son mari et leurs jeunes enfants. Cette présentation personnelle associe ainsi son activité littéraire à une vie marquée par la culture, l’histoire, les voyages et différentes formes de loisirs, tout en donnant une image dynamique de l’autrice derrière les romans. La série Posie Parker constitue le principal univers littéraire présenté ici. Ces romans policiers de type cosy crime se déroulent dans les années 1920 et reposent

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