
3.Premiers émois à Malbaie
Thérèse Raynol écrit à sa mère depuis Malbaie pour lui relater son voyage et l'ambiance estivale de la région. Elle y retrouve par surprise Francis Douglas, un jeune homme qu'elle admirait secrètement pour son acte de bravoure lors d'un incendie à Philadelphie. Malgré sa réserve naturelle et son refus de se joindre aux mondanités, Francis éveille peu à peu l'intérêt de Thérèse par sa distinction et sa simplicité.
Au fil des jours, les rencontres se multiplient entre les promeneurs, les excursions sur la grève et la visite aux autochtones. Francis se montre protecteur envers Thérèse et son amie Elmire, tout en conservant une profonde mélancolie qui intrigue les vacanciers. Thérèse se surprend à penser constamment à lui et consigne ses impressions dans son journal, oscillant entre la contemplation des paysages canadiens et le trouble croissant que lui inspire le jeune homme.
La situation évolue lorsque Thérèse découvre enfin la véritable cause de la tristesse de Francis. Il pleure la perte de son ami cher, Charles de Kerven, décédé en Bretagne deux ans auparavant, et ne cache rien de cette amitié fusionnelle. En écoutant Francis évoquer son défunt compagnon et en partageant ses confidences, Thérèse comprend, non sans effroi et tourment intérieur, qu'elle est tombée amoureuse de lui.
