Après la fusillade, Sidney revient avec le thé et tente de maintenir une atmosphère de calme artificiel dans le bureau de Posie, mais celle-ci s’inquiète surtout pour lui, consciente qu’elle l’a entraîné malgré elle dans une situation extrêmement dangereuse. Inspector Lovelace examine Brian Langley et Tom Moran, qui sont toujours liés par des menottes. Il reconnaît rapidement les bracelets comme appartenant à Sergeant Binny, ce qui provoque chez lui une inquiétude immédiate. Il demande où se trouve Binny, mais personne ne peut lui répondre. Furieux, il exige des explications de Brian sur la raison de ces menottes et sur l’état lamentable des deux hommes. Brian semble incapable de parler correctement et Posie comprend qu’il est probablement sous l’effet d’une drogue. Lovelace remarque alors que, dans cet état, Brian ne représente au moins pas une menace immédiate avec une arme. Il décide de descendre vérifier ce qui est arrivé à Sergeant Binny et de récupérer son revolver, qu’il lui avait confié. Malgré les avertissements de Posie, il quitte rapidement la pièce.
Quelques instants plus tard, une présence fugitive semble apparaître près de la porte, mais Posie n’a pas le temps de l’identifier. Une violente rafale de tirs éclate soudainement depuis l’entrée du bureau. Les vitres se brisent, la peinture et le plâtre tombent du plafond et l’air se remplit de poussière blanche et de fragments de verre. Tom Moran crie à tous de se mettre à couvert. Posie se jette au sol et ordonne à Sidney de fuir. Le garçon, terrifié, se traîne jusqu’à la cuisine et referme la porte derrière lui. Silvia Hanro tente de se mettre à l’abri dans le bureau de Posie tandis que les coups de feu continuent. Après que Posie a crié d’arrêter cette folie, un silence brutal s’installe. Tous semblent avoir survécu. Brian et Tom restent cachés près du bureau, Pamela Hanro est au sol, tremblante mais vivante, et Silvia revient couverte de poussière, son élégante robe rouge devenue blanche sous les débris.
Face à ce chaos, Posie décide de reprendre le contrôle. Elle accuse directement les personnes présentes : l’un d’eux sait forcément qui a tiré, car le tireur doit être parmi eux. Elle ignore encore comment l’attaque a été réalisée depuis l’entrée, mais elle refuse désormais de rester passive. Installée derrière le bureau de Prudence, elle affirme que le jeu est terminé et qu’elle connaît la vérité. Elle reconnaît toutefois que son enquête l’a longtemps égarée. Les mots qu’elle avait inscrits dans son carnet, HATE, LOVE, MONEY et GUILT, représentaient chacun une partie essentielle de l’affaire. Elle comprend maintenant que le mystère ne repose pas sur un seul mobile, mais sur les quatre à la fois. Brian Langley, encore affaibli, lui reproche d’avoir commis de nombreuses erreurs, et Posie admet qu’elle n’a compris l’ensemble qu’au dernier moment. Silvia lui demande alors si elle sait enfin qui a tué Robbie Fontaine et écrit les menaces de mort. Posie confirme que oui et affirme que les événements qui ont conduit au drame forment une histoire plus complexe que n’importe quel scénario de film.
Elle commence son explication en révélant que tout a débuté avec du chantage. Posie désigne Pamela Hanro et parle de Sheila Fontaine, la femme de Robbie Fontaine, qui était également la gouvernante de Brian Langley. Selon Posie, Sheila aimait tellement Robbie qu’elle acceptait de rester dans l’ombre pour préserver son image de vedette célibataire admirée. Elle finançait aussi son addiction aux drogues, ce qui l’a poussée à chercher davantage d’argent. Comme les sommes versées par Brian Langley ne suffisaient plus, elle s’est tournée vers le chantage, probablement depuis plusieurs années. Pamela reconnaît alors que Sheila l’avait menacée à propos de Hilda, un secret dont elle craignait la révélation auprès du monde entier et de Silvia. Elle avoue avoir payé pour protéger ce secret. Posie explique ensuite que Tom Moran avait lui aussi été victime de Sheila, car elle menaçait de révéler sa véritable identité de Mark Paris. Tom reconnaît qu’elle était impitoyable et qu’elle savait exploiter les faiblesses des autres.
Posie explique que la difficulté de cette affaire venait du fait que tous les protagonistes étaient des artistes habitués aux apparences et aux faux-semblants. Ils savaient créer des illusions comme au cinéma, ce qui avait rendu la vérité difficile à discerner. Mais c’est justement la vérité qui a finalement permis à Posie de comprendre le fonctionnement de Sheila. Elle explique que Sheila n’utilisait pas de simples rumeurs pour faire chanter les gens : lorsqu’elle menaçait quelqu’un avec une information, cette information était généralement exacte. Elle se tourne alors vers Silvia Hanro et rappelle l’histoire que Sheila lui avait racontée au sujet d’une liaison entre Tom Moran et Elaine Dickinson. Silvia avait considéré cette accusation comme une invention absurde, mais Posie a compris qu’elle était réelle. Elle affirme que Tom a bien eu une relation avec Elaine pendant les trois derniers mois.
Posie raconte que Tom, après avoir quitté l’hôpital où il était soigné pour ses problèmes de santé mentale, était revenu à Worton Hall dans une situation très difficile. Il n’était plus la grande vedette qu’il avait été, mais il ne voulait pas non plus être réduit à son identité de Mark Paris diminué par ses blessures. Lorsque Elaine Dickinson a découvert qui il était réellement et lui a montré son admiration ancienne, il a trouvé auprès d’elle une reconnaissance et une affection qui lui manquaient. Elaine l’aimait depuis longtemps et croyait enfin voir ses rêves se réaliser. Elle avait changé son apparence et son comportement pour lui plaire. Silvia refuse d’abord de croire Posie et demande à Tom de nier, mais l’enquête révèle progressivement que cette relation existait bien.
Posie poursuit en expliquant que cette liaison était la raison véritable pour laquelle Sheila voulait faire chanter Tom. Elle n’avait pas seulement découvert son identité secrète, mais aussi son aventure avec Elaine, probablement grâce à Mrs Thynne, la cuisinière qui occupait une chambre voisine et avait pu entendre ce qui se passait. Tom avait refusé de céder au chantage, persuadé que Silvia ne croirait jamais une accusation aussi improbable. Une dispute avait alors éclaté entre lui et Sheila devant le Green Room de Worton Hall, entendue par l’extra Hector Mallow. Sheila, incapable d’obtenir de l’argent, avait décidé de se venger en révélant une vérité encore plus douloureuse. Elle avait appris à Tom l’existence d’un enfant que Silvia avait eu avec Brian Langley en 1918, pendant que Tom se remettait de ses blessures de guerre. Cette révélation bouleverse tout le monde. Silvia supplie Posie d’arrêter d’exposer les secrets de chacun, mais celle-ci affirme que cette histoire d’enfant a déclenché une série d’événements ayant conduit à plusieurs morts et les a amenés à la situation actuelle. Elle termine en se tournant vers Brian Langley, indiquant que son rôle dans cette tragédie doit maintenant être révélé.