Posie reconnaît avec effroi Caspian della Rosa dans l’embrasure de la porte. L’homme, petit, élégant et parfaitement propre au milieu du chaos couvert de poussière blanche, contraste avec tous les autres occupants de la pièce. Il affirme être venu en personne et rappelle à Posie qu’il la suit depuis longtemps. Elle se souvient alors de lui comme d’un criminel international dangereux, un maître des déguisements et un tueur impitoyable qui lui avait déjà fait comprendre, des années auparavant, qu’il la voulait à tout prix. Sa présence représente pour elle une menace encore plus inquiétante que celle de Tom Moran. Caspian, tenant une arme avec un calme glacial, révèle qu’il a tiré dans la pièce plus tôt, mais seulement pour briser les luminaires et désorienter Tom, non pour tuer quelqu’un. Contrairement à Tom, il affirme être un tireur précis et dit avoir voulu montrer qu’une autre personne armée était présente.
Tom Moran, toujours en train de viser Posie, demande qui est cet homme et accuse Caspian d’être un fou responsable des tirs précédents. Caspian lui répond qu’il ignore son identité mais qu’il a observé ses actes depuis le palier. Il explique qu’il était caché dans la petite salle de bains avec son assistant Roslington depuis avant l’arrivée de Posie. Roslington apparaît alors, un jeune homme élégant à l’allure militaire, puis fait entrer Len, qui était retenu prisonnier depuis tout ce temps. Len est ligoté, bâillonné et blessé, mais vivant. Posie comprend avec soulagement qu’il ne l’avait pas abandonnée comme elle le craignait. Caspian explique qu’il avait intercepté les communications de Posie et suivi ses déplacements après avoir été alerté par le message téléphonique qu’elle avait envoyé à Len. Il avait déjà essayé de l’atteindre à Isleworth, mais avait dû renoncer lorsqu’une apparition inattendue de Silvia Hanro avait changé ses plans.
Caspian révèle ensuite ce qu’il a vu depuis le palier. Il raconte avoir observé Tom arriver dans une camionnette bleue, parler à Posie par l’interphone, puis sortir un homme inconscient de l’arrière du véhicule. Selon lui, Tom avait drogué Brian Langley, l’avait enveloppé dans une bâche noire et abandonné dans la rue avant d’aller assassiner le sergent Binny. Posie apprend ainsi avec horreur que Binny a été tué. Caspian affirme que Tom avait utilisé son propre pistolet, puis volé l’arme et les menottes du policier avant de revenir chercher Brian. Il l’avait ensuite frappé pour le réveiller, s’était lui-même blessé pour créer une apparence de victime et avait attaché les deux hommes ensemble avec les menottes afin de rendre impossible de savoir qui avait agressé l’autre.
Caspian tire alors sur la chaîne qui relie Tom et Brian et la brise d’une seule balle, libérant Langley qui s’effondre au sol, rapidement rejoint par Pamela Hanro. Il explique à Posie que le piège imaginé par Tom était particulièrement habile, car deux hommes battus, drogués et attachés ensemble pouvaient donner l’impression que l’un était victime de l’autre. Tom aurait ainsi créé un faux coupable et préparé des preuves supplémentaires pour faire accuser Brian. Posie reconnaît que cette explication répond à la question qui la troublait depuis le début. Caspian ajoute qu’il a tiré dans la pièce uniquement pour déstabiliser Tom, car il l’avait vu manipuler ses armes avec nervosité et savait qu’il était dangereux. Il voulait lui faire comprendre qu’il n’était plus le seul homme armé et que quelqu’un de plus compétent pouvait l’arrêter.
Posie apprend ensuite que l’inspecteur Lovelace n’a pas été blessé. Roslington l’a simplement enfermé dehors en bloquant la porte depuis l’intérieur. Lovelace a probablement découvert le corps de Binny et tente maintenant d’entrer en frappant la porte. Soulagée, Posie se concentre à nouveau sur Tom, consciente qu’il possède encore deux armes, dont celle du policier. Elle lui demande ce qu’il compte faire, et Tom répond froidement qu’il tuera tout le monde présent, y compris Silvia Hanro, puis laissera les autorités accuser Brian Langley. Il refuse de croire qu’il sera arrêté et rejette toute idée de retour en arrière.
Silvia, terrifiée, sort alors de sa cachette et tente de raisonner son mari. Elle lui demande de poser son arme et lui assure qu’aucune somme d’argent ne justifie un tel massacre. Elle s’approche lentement de lui en essayant de le calmer. Mais avant qu’une solution puisse être trouvée, les coups de feu éclatent à nouveau, plongeant la pièce dans une nouvelle vague de danger.