A Christmas Case: A Posie Parker Novella — Résumé 🇫🇷 Français
Dans le salon rouge des Cardigeon, pendant la soirée de Noël, Rufus propose aux invités un jeu consistant à révéler chacun un mystère personnel, une histoire intime qui continue de les hanter ou de les interroger. Malgré les réactions de malaise, d’ironie ou d’indifférence autour de lui, il insiste en expliquant que chaque personne porte en elle une énigme particulière et que cette réunion de talents londoniens doit forcément contenir quelques récits marquants. Il décide de commencer lui-même et annonce une histoire de fantôme vécue pendant la Première Guerre mondiale, en 1917, alors qu’il était au front. Il raconte qu’après avoir reçu l’ordre de lancer ses hommes à l’assaut, il s’est retrouvé dans une tranchée difficile avec son fidèle sapeur Perkins, qui serait venu l’aider à dégager la position malgré le fait qu’il avait été tué la veille. Le récit provoque des réactions étonnées parmi les invités, mais Posie, qui connaît déjà cette histoire, reste réservée.
Pour Posie, le mot « mystère » n’a rien d’amusant lorsqu’il est associé à l’année 1917. Cette période représente la perte, la souffrance et les innombrables disparitions causées par la guerre. Elle se souvient des femmes venues au Grape Street Bureau chercher des réponses sur des proches disparus, alors que beaucoup de ces hommes avaient été engloutis par les combats et reposaient désormais loin de chez eux. Elle pense aux familles laissées dans l’attente et aux vies détruites par des absences impossibles à combler. Les souvenirs du front restent également très présents pour elle, car elle a elle-même servi comme conductrice d’ambulance sur le front occidental. Elle connaît les cauchemars, les images terribles et l’épuisement qui ont marqué les soldats. Elle ne condamne cependant pas totalement l’apparition racontée par Rufus. Elle comprend que des hommes privés de sommeil, affamés, terrifiés et confrontés chaque jour à la mort pouvaient trouver du réconfort dans des visions de camarades disparus. Elle pense que son histoire de Perkins peut avoir une explication, mais elle ne veut pas lui enlever ce souvenir précieux.
Lorsque Rufus termine son récit en révélant que Perkins était déjà mort au moment de son apparition, l’assemblée réagit avec surprise. Posie remarque alors le retour de l’Inspecteur Lovelace, qui reprend place dans son fauteuil et demande ce qu’il a manqué. Le jeu continue avec Mr Levin Smythe, qui refuse de participer. Il explique que, sans ses mains et sans son piano, il n’a aucune histoire à raconter et préfère rester mystérieux. Lovelace remarque que c’est peut-être une attitude prudente, surtout pour quelqu’un dont le passé semble contenir des secrets. Ensuite, le Major Fairbanks intervient en affirmant qu’il n’a lui non plus aucun mystère. Il plaisante en disant que la seule véritable énigme est de savoir pourquoi son épouse Dulcie a accepté de l’épouser, alors qu’elle aurait pu prétendre à une union prestigieuse en raison de ses origines liées aux Maharajahs d’Udaraj. Dulcie est embarrassée par les paroles de son mari et affirme timidement qu’elle n’est pas une conteuse. Posie remarque le mépris caché dans l’attitude du Major envers les artistes présents et observe que Dulcie semble mal à l’aise face à toute cette attention.
Lovelace partage alors ses soupçons sur Dulcie, imaginant qu’elle pourrait cacher une histoire familiale compliquée et que le mariage avec Fairbanks pourrait avoir eu des motivations financières. Pendant ce temps, Rufus invite Andromeda Keene à participer. Après quelques hésitations, la chanteuse accepte de raconter un mystère à travers une chanson plutôt qu’une histoire parlée. Elle sort un petit harmonica argenté et annonce qu’elle interprétera I Once Had a True Love. Dans le silence du salon rouge, elle joue quelques notes d’une mélodie que plusieurs invités reconnaissent sans parvenir immédiatement à l’identifier. Posie, elle, se souvient l’avoir entendue autrefois dans un music-hall et pendant la guerre, lorsqu’une chanteuse l’interprétait pour les soldats. Elle reconnaît une ancienne harmonie irlandaise, une mélodie capable d’évoquer la nostalgie et la douleur de ceux qui étaient séparés de leurs êtres aimés.
Andromeda chante alors avec un accent irlandais saisissant, évoquant les paysages de Galway et de Donegal. La chanson raconte l’histoire d’un amour promis qui se transforme en abandon : une femme rêve du retour de son bien-aimé et croit qu’ils vont bientôt se marier, mais découvre finalement qu’il est parti avec une autre. Lorsque la chanson s’achève, un silence chargé d’émotion s’installe dans la pièce. Les invités semblent sentir qu’au-delà de la performance artistique, Andromeda a peut-être exprimé quelque chose de profondément personnel. Pourtant, elle ne donne aucune explication et se contente de ranger son harmonica avant de reprendre sa place.
Un appel téléphonique interrompt ensuite la soirée. Manders, le majordome des Cardigeon, vient chercher l’Inspecteur Lovelace, qui quitte momentanément la pièce. Profitant de son absence, Rufus se tourne vers Posie et lui demande de partager un mystère provenant des archives du Grape Street Bureau. Posie refuse d’abord, rappelant qu’elle ne peut pas révéler les affaires confiées par ses clients, car elle considère leur confiance comme sacrée. Mais elle comprend que Rufus ne lui demande pas de divulguer un dossier professionnel, seulement de raconter un événement personnel. En observant Andromeda, elle pense que la chanson qu’elle vient d’entendre cachait également une blessure ou un secret non résolu.
Peu à peu, Posie se sent prête à parler d’un épisode de son passé qu’elle n’a jamais confié à personne. Elle repense à l’année 1917, marquée par la mort récente de son frère Richard à la bataille de Cambrai, mais elle sait qu’elle a connu des périodes encore plus difficiles. Elle pense notamment à 1903, une année associée à un mystère qui a profondément influencé sa vie. Richard, qui connaissait cette histoire, ne l’avait jamais racontée à Rufus ni à personne d’autre, gardant probablement ce souvenir enfoui par honte, confusion ou peur. Posie réalise qu’elle n’en a jamais parlé ouvertement, même avec son frère, alors que cet événement a sans doute façonné chacun de ses jours. Maintenant, entourée d’étrangers et loin de ceux qui auraient pu être concernés, elle ressent une étrange liberté à l’idée de révéler enfin cette histoire. Elle regarde le feu et commence son récit en annonçant que ce mystère a une origine inattendue, à Broadstairs, dans le Kent, sur la côte sud, l’endroit où leurs vies ont changé pour toujours.