Tracy Higley

Chapitre 36

Amulets and Alibis: A Historical Mystery Romance in 1920s EgyptRésumé 🇫🇷 Français

Conflits d'alliances sous Philae Clarissa progresse seule dans les couloirs inondés du temple de Philae, l’eau lui arrivant aux genoux tandis que les vibrations provoquées par les expériences acoustiques de Montague fragilisent chaque pierre. Quelques minutes auparavant, son alliance de circonstance avec Lady Penelope s’est brisée lorsqu’elle a compris que l’aristocrate ne cherchait pas réellement à sauver Mrs. Pemberton. Au lieu de la conduire vers le sanctuaire intérieur où la prisonnière est retenue, Lady Penelope voulait d’abord récupérer les mystérieux artefacts. Lorsque Clarissa l’accuse de privilégier des objets anciens à une vie humaine, Penelope tente de la convaincre que ces découvertes renferment des principes mathématiques d’une valeur inestimable qui ne doivent pas être perdus. Clarissa reconnaît alors chez elle la même obsession intellectuelle qui anime Montague, même si elle ne partage pas sa cruauté. Refusant de sacrifier Mrs. Pemberton au nom de la recherche, elle se dégage de son emprise. Penelope lui rétorque que chacun poursuit son propre objectif, y compris Quinn, mais Clarissa choisit de partir seule, convaincue que la priorité absolue est de sauver les victimes plutôt que les reliques. Tandis qu’elle avance dans des galeries toujours plus instables, les grondements se multiplient, l’eau monte lentement et chaque pas rappelle que le temple entier menace de s’effondrer avant même que le plan de la Fraternité n’atteigne son terme. Peu après, Clarissa entend une voix masculine inconnue qui l’appelle par son nom. Prudente, elle éteint sa lampe et refuse de révéler sa position. L’homme se présente comme le major James Kingsley, supérieur direct de Benedict Quinn au sein des services de renseignement britanniques. Méfiante, Clarissa exige une preuve. Kingsley lui fournit des détails précis sur l’opération Indigo, notamment des références administratives et des informations confidentielles que seul un responsable authentique pourrait connaître. Même si cela rend son identité crédible, Clarissa reste sur ses gardes. Elle comprend désormais que les services britanniques sont eux-mêmes divisés en plusieurs factions poursuivant des objectifs divergents. Avec son habituelle lucidité, elle expose sa propre analyse. Selon elle, l’opération visait d’abord à empêcher la diffusion de connaissances égyptiennes susceptibles de remettre en cause la suprématie intellectuelle britannique, avant que différents groupes ne se disputent le contrôle des découvertes. Impressionné par la précision de son raisonnement, Kingsley admet implicitement qu’elle a compris l’essentiel. Il explique que son propre camp souhaite préserver les artefacts en les transférant dans des institutions britanniques, estimant qu’ils y seront mieux protégés que s’ils sont détruits par Montague ou conservés par les autorités égyptiennes. Clarissa dénonce aussitôt cette position comme une forme de pillage culturel déguisé en préservation. Le major préfère parler de conservation scientifique et l’invite à le suivre vers un point de rassemblement où Quinn et une équipe d’extraction préparent l’évacuation. Malgré son ton posé, Clarissa refuse d’oublier les autres personnes encore prisonnières. Elle demande ce qu’il adviendra de Mrs. Pemberton, de Marcus et de Dr. Waverly. Kingsley répond que des hommes recherchent tous les civils, mais insiste sur le fait que leur mission principale consiste à sécuriser les artefacts et à neutraliser les installations de Montague avant que la catastrophe ne soit irréversible. Clarissa accepte finalement de l’accompagner, sans cesser de douter de ses véritables priorités. Tous deux rejoignent une vaste salle où plusieurs agents britanniques installent un centre de communications radio sur une partie du sol encore relativement épargnée par les eaux. Clarissa y retrouve enfin Quinn. À sa vue, il laisse transparaître un profond soulagement, rapidement dissimulé derrière son professionnalisme. Il lui demande immédiatement ce qu’est devenue Lady Penelope, et Clarissa lui explique que celle-ci poursuit désormais son propre objectif après avoir tenté de détourner leur mission vers la récupération des artefacts. L’échange de regards entre Quinn et Kingsley révèle une tension hiérarchique que Clarissa perçoit aussitôt. Le major réclame alors un rapport complet. Quinn annonce que Hassan a repéré l’arrivée prochaine des autorités égyptiennes, qui devraient atteindre le temple dans moins d’une vingtaine de minutes. Il confirme également que les membres de la Fraternité poursuivent la mise en place des artefacts dans la chambre centrale et que les charges explosives disposées dans tout le complexe sont toujours actives. Clarissa ajoute que Montague prévoit de faire exploser le temple après avoir obtenu le phénomène de convergence, éliminant ainsi tous les témoins encore présents. Kingsley décide aussitôt de répartir ses hommes en plusieurs équipes afin de sécuriser le périmètre, maintenir les communications et récupérer les artefacts. Il ordonne à Quinn de l’accompagner dans cette dernière mission. Quant à Clarissa, il envisage de la confier à Hassan pour documenter les activités de la Fraternité avant une évacuation rapide avec les forces égyptiennes. Quinn s’oppose immédiatement à cette décision. Avec un calme qui masque difficilement sa détermination, il affirme que Clarissa est indispensable grâce à son expertise archéologique. Si les Britanniques veulent réellement préserver les objets anciens, ils ont besoin de son jugement scientifique. Kingsley accepte finalement à contrecœur, tout en rappelant qu’il considère toujours que ces découvertes devraient finir dans des musées britanniques. La discussion est interrompue par l’arrivée de Hassan, trempé mais résolu. En découvrant la présence des agents britanniques, l’inspecteur rappelle fermement que les artefacts appartiennent à l’Égypte et que, depuis l’indépendance du pays, leur avenir relève exclusivement des autorités égyptiennes. Kingsley tente d’éviter un conflit diplomatique en affirmant que leur priorité commune est d’empêcher Montague de détruire ces trésors historiques. Hassan réplique aussitôt que cette priorité inclut leur maintien sur le sol égyptien. La querelle sur la souveraineté archéologique est brutalement interrompue lorsqu’un important pan du plafond s’effondre tout près du matériel radio. Les agents sauvent de justesse leurs équipements tandis que les vibrations s’intensifient et que le temps disponible diminue dangereusement. Clarissa intervient pour rappeler que la priorité n’est ni la possession des artefacts ni les rivalités entre gouvernements, mais le sauvetage des personnes encore enfermées et la neutralisation immédiate des installations de Montague avant l’effondrement du temple. Alors que Kingsley recommence à distribuer des ordres à ses hommes, Quinn entraîne discrètement Clarissa à l’écart. Loin du ton officiel qu’il emploie devant son supérieur, il retrouve une complicité plus personnelle. Avec une lueur d’audace dans le regard qui annonce l’un de ses plans improvisés, il lui pose une question inattendue en murmurant s’il lui plairait de se faire passer pour une nouvelle adepte de la Fraternité, laissant entendre qu’une infiltration pourrait leur offrir la meilleure chance d’empêcher la catastrophe avant qu’il ne soit trop tard.