Amulets and Alibis: A Historical Mystery Romance in 1920s Egypt — Résumé 🇫🇷 Français
Nouveaux départs sur le Nil
Quelques heures après les événements dramatiques survenus à Philae, le Nefertiti approche tranquillement du port d'Assouan sous le soleil de fin de matinée. Le contraste entre la sérénité du paysage et le chaos de l'aube frappe Clarissa, qui observe les préparatifs habituels du débarquement tandis que les passagers récupèrent leurs bagages et que les membres d'équipage règlent les derniers détails du voyage. Rien, dans l'atmosphère paisible du navire, ne laisse deviner qu'une catastrophe impliquant des chambres souterraines, une expérience acoustique dévastatrice et la mort apparente du professeur Montague vient de se produire. Quinn la rejoint sur le pont et remarque avec humour le caractère presque décevant de cette arrivée, comme si leur incroyable aventure méritait une cérémonie officielle plutôt qu'un simple accostage. Clarissa lui répond que le capitaine Mason paraît surtout soulagé d'avoir ramené son navire à bon port sans perdre davantage de passagers dans des circonstances mystérieuses. Elle rapporte même que le capitaine a juré de ne plus jamais accepter une croisière archéologique. Quinn laisse entendre qu'il ne regrette pourtant pas cette expérience, tandis que leurs mains se frôlent naturellement, signe discret que leur relation a évolué. Leur échange est interrompu par Annie et Freddie, qui annoncent une excellente nouvelle. Grâce à l'intervention de Lady Blackwood, Freddie s'est vu proposer un emploi permanent auprès de la compagnie Thomas Cook en Égypte. Enthousiaste, il envisage désormais de s'y installer durablement. Annie révèle aussitôt qu'elle compte rester elle aussi afin de continuer à assister Clarissa dans ses voyages et sa correspondance, tout en plaisantant sur la tendance de celle-ci à attirer les catastrophes internationales. Cette décision marque un nouveau départ pour les deux jeunes gens, dont la situation personnelle semble enfin s'être stabilisée après les épreuves traversées.
Peu après, Hassan rejoint Clarissa accompagné de plusieurs représentants du Service égyptien des Antiquités afin de lui présenter officiellement ses collègues. Une fois les formalités terminées, il l'entraîne à l'écart pour lui exprimer sa profonde reconnaissance. Il explique que seule la palette du scribe a été retrouvée jusqu'à présent, mais que Faraj aurait été fier de voir au moins cette pièce revenir sous la protection de l'Égypte. Il remercie Clarissa d'avoir défendu le patrimoine égyptien malgré les dangers encourus et lui offre en témoignage de respect professionnel un authentique scarabée du Nouvel Empire provenant de fouilles officielles à Saqqarah. Il lui remet également une carte de visite, précisant que le Service des Antiquités accueillerait volontiers sa collaboration si elle décidait de rester au Caire. Touchée par cette marque de confiance, Clarissa répond avec humour que sa présence risquerait surtout d'attirer de nouvelles catastrophes. Hassan partage brièvement cette plaisanterie avant d'annoncer une nouvelle importante. Le corps de Fraulein Becker a été retrouvé dans le passage oriental, où elle a péri emportée par les eaux. Les documents découverts dans sa cabine confirment qu'elle était depuis des années l'assassin personnel de Montague et qu'elle est responsable des meurtres de Faraj, de Mullen et d'Elias Hawke. Cette découverte apporte enfin une réponse définitive aux principaux crimes commis au cours de l'enquête. Lorsque Quinn interroge Hassan sur le sort de Montague, celui-ci hésite et préfère remettre cette discussion à plus tard, laissant entendre que la situation est plus complexe qu'il n'y paraît. Avant que ce sujet ne soit approfondi, Clarissa remarque Marcus Waverly, assis à l'écart avec la jambe correctement immobilisée. Malgré la douleur et le deuil de sa mère, il semble éprouver un certain soulagement. Il présente spontanément ses excuses à Clarissa, non seulement pour les actes de sa mère mais aussi pour les soupçons qu'il a involontairement fait naître. Il lui révèle que les substances qu'il préparait discrètement dans sa trousse médicale n'étaient pas des poisons, mais simplement de l'insuline destinée aux injections quotidiennes de sa mère, atteinte de diabète depuis des années. Clarissa reconnaît qu'elle s'était trompée en interprétant cette scène et admet que tous les protagonistes ont été victimes de conclusions hâtives. Marcus confie alors qu'il a toujours vécu dans l'ombre des obsessions maternelles et espère désormais construire enfin sa propre existence. Clarissa l'encourage chaleureusement dans cette résolution.
Lady Penelope vient ensuite trouver Clarissa afin de lui fournir les explications qu'elle lui devait. Elle reconnaît avoir rencontré secrètement Faraj avant son assassinat parce que tous deux soupçonnaient que la Fraternité préparait quelque chose de dangereux. Les membres de l'organisation l'avaient obligée à apporter l'artefact hérité de son mari sous la menace de graves représailles si elle refusait. Elle cherchait donc à découvrir leurs véritables intentions et Faraj avait accepté de l'aider. Lady Penelope révèle également qu'elle réunissait depuis plusieurs mois des preuves sur les activités de la Fraternité. Elle admet avec franchise qu'elle s'intéressait elle-même aux artefacts, mais uniquement pour leur valeur scientifique et mathématique, non pour alimenter les fantasmes mystiques de Montague. Selon elle, ces objets méritent des recherches rigoureuses plutôt qu'une exploitation ésotérique. Clarissa comprend alors que, malgré des motivations différentes, elles se sont retrouvées du même côté du conflit. Leur conversation est interrompue par l'arrivée de Lord Ashford, qui a déjà retrouvé tout son charme aristocratique malgré les événements récents. Avec un humour provocateur, il espère que leur aventure ne détournera pas Clarissa des réceptions organisées par les amateurs de la Fraternité. Clarissa réplique avec ironie en les qualifiant de simples pilleurs de tombes enthousiastes. Ashford accepte la plaisanterie avec élégance avant de renouveler son invitation à venir admirer sa collection privée si elle se lassait un jour de sa relation actuelle avec Quinn. Celui-ci répond avec un calme maîtrisé que le moment est particulièrement mal choisi pour ce genre de proposition. Ashford quitte finalement le navire avec un sourire laissant entendre qu'il considère cette séparation comme un simple recul tactique et non comme une défaite. Clarissa observe ensuite le colonel Hartwell repartir lui aussi vers l'Angleterre sans craindre la moindre conséquence judiciaire grâce à sa position sociale et à son influence. Cette impunité souligne combien la Fraternité conserve encore de puissants soutiens.
La dernière révélation survient avec l'arrivée du major Kingsley, supérieur de Quinn, qui les conduit à l'écart pour leur communiquer les derniers développements de l'enquête. Il leur annonce que le corps de Montague a disparu. Clarissa proteste immédiatement, rappelant qu'elle avait personnellement constaté son décès après l'effondrement du temple. Kingsley répond que, malgré cela, le corps ne se trouvait plus à l'endroit où elle l'avait laissé. Il suppose que Montague avait peut-être prévu une issue secrète ou bénéficié de l'aide d'un complice encore inconnu. Quinn ajoute qu'un membre de la Fraternité a également pu récupérer discrètement le corps, rappelant que l'organisation dépasse largement les quelques personnes présentes sur le navire. Kingsley confirme cette inquiétude en révélant que les services britanniques estiment la Fraternité implantée dans les milieux diplomatiques et universitaires d'Europe et d'Amérique du Nord, et que le groupe affronté à Philae ne représentait qu'une seule cellule. Il explique ensuite que l'Opération Indigo traverse désormais une grave crise interne. Certains responsables des services de renseignement considèrent encore les théories de Montague sur les armes harmoniques comme prometteuses malgré leur absence de fondement scientifique, tandis que d'autres, comme lui, jugent cette dérive occultiste extrêmement dangereuse. Quinn apprend alors qu'il est suspendu à titre provisoire dans l'attente d'une enquête sur sa conduite, plusieurs supérieurs lui reprochant d'avoir privilégié la protection des civils au détriment de la récupération des artefacts. Kingsley précise toutefois qu'il bénéficie aussi de soutiens qui approuvent ses choix. Enfin, contre toute attente, Quinn reçoit l'ordre de rentrer immédiatement à Londres pour être interrogé par sa hiérarchie, alors qu'il espérait retourner au Caire. Cette décision bouleverse les projets des deux protagonistes. Restés seuls sur le pont après le départ de Kingsley, Clarissa et Quinn constatent avec une légère ironie que leurs avenirs professionnels respectifs sont désormais devenus aussi incertains que l'expédition qu'ils viennent de survivre.