Sur une pelouse au bord de la Marne, plusieurs hommes devisent d amour après un déjeuner sans femmes. L hôte, jouant le rôle de l Acteur, compare l amour à un spectacle de marionnettes où l on s émeut des gestes et des sentiments simulés des femmes sans voir ce qui se cache derrière la toile. Il soutient que la plupart des femmes simulent l amour et ses apparences avec une parfaite habitude, tout comme les personnages de comédie qui portent des masques.
Hylas, adoptant un point de vue matérialiste et antique, rapproche cette vision du mythe de la caverne de Platon, voyant dans ces femmes des ombres illusoires de l amour idéal. Sir Willoughby intervient pour replacer le sujet au cœur du moi et de l imagination de l amant, arguant que c est l homme qui projette sa propre image de l amante idéale sur la femme, agissant ainsi comme les mères créatrices. Le Baccalaureus veille quant à lui à maintenir la rigueur logique et philosophique des échanges en multipliant les références érudites.
Rodion conteste cette vision purement mécanique en proposant une explication plus mystique et religieuse. Selon lui, les courtisanes et les femmes ne sont pas de simples poupées vides ou actrices, mais des réceptacles habités par le souffle d Eros et du divin. Hylas conclut la discussion en reconnaissant qu il est possible de concilier toutes ces perspectives à travers la métaphore d un roi fou de Thrace, Cotys, qui avait fini par imaginer et invoquer une déesse vivante pour son propre désir.