The Saltwater Murder (The Posie Parker Mystery Series Book 7) — Résumé 🇫🇷 Français
Posie et l'inspecteur Lovelace quittent la Chambre des lords en voiture de police alors que Big Ben sonne trois heures et demie. Le sergent Rainbird prend place à l'avant tandis que Londres est plongée dans un désordre inhabituel. Parliament Square est encombrée par la circulation, des omnibus et des charrettes se bloquent mutuellement, quelques militantes pour les droits des femmes manifestent sans grand succès et un policier tente de rétablir l'ordre. La confusion atteint son comble lorsqu'un troupeau de moutons surgit soudain sur la place, traversant les pelouses et la chaussée sans aucun berger en vue. Cet incident provoque une vive irritation chez Lovelace, qui quitte précipitamment la voiture pour aller protester auprès du policier chargé de la circulation. Restée seule avec Rainbird, Posie s'étonne du comportement inhabituellement nerveux de son supérieur. Le sergent lui explique que Lovelace agit toujours ainsi lorsqu'il est confronté à une décision importante. Il lui révèle également que l'enquête sur le meurtre d'Amyas Lyle revêt une importance particulière, car son chef doit faire ses preuves et ne peut se permettre la moindre erreur. Avant que Rainbird ne puisse préciser la nature de cette décision, Lovelace revient dans la voiture, reprend aussitôt le contrôle de la situation et confie plusieurs missions au sergent. Il lui demande de retourner à Scotland Yard pour enquêter sur la famille Robertsbridge afin de vérifier si des proches du jeune Harold Robertsbridge, poussé au suicide des années auparavant, sont encore en vie. Il souhaite également que Rainbird approfondisse les recherches concernant le fils éloigné de Selwyn Pickle, employé au marché de Billingsgate, et qu'il le fasse arrêter si des éléments suspects apparaissent. Rainbird leur apprend en retour que le docteur William Dawney donnera une conférence au Royal College of Surgeons dans la soirée et qu'il accepte de les recevoir après son intervention. Cette nouvelle fixe la prochaine étape de leur enquête tandis que la voiture prend la direction de Chelsea.
Pendant le trajet, Posie tente d'ordonner toutes les révélations accumulées au cours de la journée. Lovelace partage son impression d'être submergé par une quantité croissante d'informations contradictoires concernant Amyas Lyle. Alors qu'ils pensaient manquer d'indices, ils découvrent désormais un passé si chargé qu'il devient difficile de distinguer les faits des jugements. L'inspecteur dresse un portrait extrêmement sévère de la victime, évoquant un homme présenté comme fasciste, infidèle, joueur invétéré et responsable moralement du suicide d'un adolescent qu'il aurait harcelé. Il avoue n'avoir jamais éprouvé autant d'antipathie envers une victime de meurtre et trouve pénible de devoir bientôt présenter ses condoléances à une veuve qui ignore peut-être le véritable caractère de son mari. Posie refuse cependant de tirer des conclusions définitives. Elle rappelle que toute cette histoire provient essentiellement du témoignage de Rufus, profondément hostile à Amyas, et souligne que les faits remontent à de nombreuses années. Selon elle, il est possible qu'Amyas ait changé avec le temps ou qu'il ait tenté de réparer certaines de ses fautes. Elle suppose également que son épouse connaissait probablement mieux ses défauts que ne l'imagine Lovelace, d'autant que les documents découverts chez Amyas laissent penser qu'elle savait déjà qu'il entretenait une liaison avec Olga. La conversation dérive alors sur cette maîtresse. Contrairement à ce que croit d'abord Lovelace, ce n'est pas l'existence d'une liaison qui scandalise Posie mais la manière dont Olga semble avoir été traitée comme un simple objet, passant de Rufus à Amyas au gré des dettes de jeu, sans que personne ne se préoccupe de sa volonté. Lovelace accueille cette indignation avec amusement et lui répond qu'à ses yeux il serait presque plus étonnant qu'un aristocrate comme Rufus n'ait jamais entretenu de maîtresse dans Londres. Posie, choquée, demande si cela serait encore concevable alors que Rufus est désormais marié à Dolly. L'inspecteur préfère éluder cette question et recentre aussitôt leur attention sur leur mission, leur rappelant qu'ils vont rencontrer une femme endeuillée et que Posie ne devra en aucun cas laisser entendre qu'elle connaissait intimement son défunt mari.
La voiture s'arrête finalement devant une vaste maison de style géorgien située à Eaton Terrace, résidence d'Amyas Lyle. Alors qu'ils attendent que le majordome ouvre la porte, Posie est soudain envahie par une étrange sensation familière, celle d'être observée. En regardant autour d'elle, elle aperçoit d'abord le jardin privé situé en face de la maison, avec ses haies impeccables, ses massifs de fleurs et un court de tennis où quelques joueurs profitent du beau temps. Il lui semble distinguer une silhouette dissimulée parmi les haies, mais lorsqu'elle regarde de nouveau, il n'y a plus personne. Elle met cette impression sur le compte de la chaleur accablante. Pourtant, quelques instants plus tard, cette intuition revient avec encore plus de force. Cette fois, elle voit clairement un homme debout près de la grille du jardin. Grand, brun, élégamment vêtu d'un pantalon de flanelle bleue et d'une chemise rayée, un journal à la main et un imperméable sur le bras, il possède un visage remarquablement séduisant. Posie reste figée avant de reconnaître, croit-elle, les traits d'Amyas Lyle. Bouleversée, elle agrippe le bras de Lovelace et lui demande de se retourner immédiatement. Lorsque l'inspecteur obéit, l'homme a déjà disparu sans laisser de trace. Devant le regard incrédule de son supérieur, Posie, troublée mais sincère, ose formuler une hypothèse qui lui paraît pourtant impossible. Elle demande si l'on est absolument certain que le cadavre découvert le matin même était bien celui d'Amyas, rappelant que le corps était fortement défiguré. Elle affirme avec conviction qu'elle vient de voir Amyas vivant, posté devant la maison et les observant. Lovelace rejette catégoriquement cette idée. Il rappelle que tous les éléments disponibles désignent bien Amyas comme la victime et que les examens dentaires ainsi que l'autopsie viendront bientôt confirmer son identité. Convaincu que la fatigue et la chaleur troublent le jugement de Posie, il lui promet qu'un verre de limonade ou une tasse de thé lui fera retrouver ses esprits. Au moment même où le majordome leur ouvre la porte avec tout le professionnalisme attendu, l'inspecteur conduit Posie à l'intérieur de la demeure, tandis qu'elle demeure profondément troublée par la vision qu'elle est persuadée d'avoir eue.