The Saltwater Murder (The Posie Parker Mystery Series Book 7) — Résumé 🇫🇷 Français
Posie sort bouleversée d'un entretien dans un bâtiment officiel de Whitehall, sous une pluie battante qui accompagne son état d'esprit. Avant même cette rencontre, elle était pratiquement certaine que Max était mort, ou au moins disparu. Depuis des mois, elle conservait précieusement un numéro de téléphone que Max lui avait demandé d'utiliser uniquement en cas d'extrême urgence si elle craignait réellement pour sa sécurité. Elle n'avait jamais éprouvé le besoin de s'en servir, même lorsqu'il ne s'était pas présenté à leur rendez-vous à Whitley Bay, pensant encore qu'il pouvait avoir une explication. Désormais, après la conversation qu'elle vient d'avoir, elle comprend que ses pires craintes étaient fondées. Les couloirs austères du siège où elle a été reçue ne l'ont pas intimidée, pas plus que la femme qui s'est présentée sous le nom de Thea Elleridge, même si Posie devine immédiatement que cette identité n'est qu'une couverture. Ce qui la glace véritablement est la manière froide et professionnelle avec laquelle Max est évoqué. Thea lui annonce sans détour que les services considèrent Max comme disparu et très probablement mort. Après sept années passées à travailler pour eux comme agent, il n'avait jamais cessé de donner des nouvelles, ce qui rend cette disparition sans précédent. Les responsables admettent qu'il est théoriquement possible qu'il soit entré dans une clandestinité plus profonde, mais ils jugent cette hypothèse peu crédible et estiment qu'ils ne connaîtront sans doute jamais la vérité sur son sort.
Thea reproche ensuite à Posie que Max lui ait révélé la nature de son travail, ce qui était strictement interdit. Pourtant, elle reconnaît également que Max avait parlé de Posie à ses supérieurs quelques mois auparavant, une confidence qui les avait surpris puisqu'il n'avait jamais laissé entendre, durant toutes ses années de service, qu'une personne occupait une place importante dans sa vie. Les services connaissaient même les projets de vacances du couple, car Max signalait méthodiquement ses déplacements futurs. Posie est choquée par cette surveillance constante mais cherche surtout à comprendre pourquoi elle a été convoquée. Lorsqu'elle demande pourquoi personne ne remplace Max dans sa mission, Thea explique qu'il possédait des compétences exceptionnelles et qu'aucun autre agent n'est capable d'évoluer dans le même environnement que lui. Cette réponse ne satisfait pas Posie, qui comprend progressivement que cette entrevue n'a pas été organisée par compassion mais parce que les services attendent quelque chose d'elle. Elle confronte directement Thea, qui finit par révéler leur véritable objectif. Ils pensent que Max, peu avant sa disparition, a expédié un colis à Posie. Le dernier témoignage le concernant le situe dans un bureau de poste où il aurait envoyé un paquet qui lui était destiné. Posie est déconcertée. Si Max prévoyait réellement de la rejoindre deux jours plus tard à Whitley Bay, pourquoi lui envoyer un colis au lieu de le lui remettre en personne. Cette contradiction lui fait comprendre qu'il devait déjà pressentir le danger et envisager la possibilité de ne jamais parvenir à leur rendez-vous. Elle affirme n'avoir encore rien reçu, ni à son domicile ni à l'hôtel, mais promet seulement d'y réfléchir, refusant de s'engager à prévenir les services si un envoi arrive. Lorsque Thea lui rappelle son devoir envers le Roi et le pays, Posie ressent une profonde colère. Elle a déjà perdu tant de personnes au nom de cette cause qu'elle ne supporte plus qu'on invoque ce patriotisme pour justifier de nouveaux sacrifices.
Alors qu'elle quitte enfin le bureau, Thea la rappelle pour lui remettre une enveloppe destinée à l'inspecteur Richard Lovelace. Cette demande ouvre une conversation inattendue qui bouleverse une nouvelle fois Posie. Thea sait que Richard enquête sur la mort d'Amyas Lyle et révèle que ce dernier travaillait lui aussi depuis de longues années pour les services secrets. Sans appartenir à la même catégorie d'agents que Max, Amyas constituait un espion particulièrement précieux parce que sa position sociale lui permettait d'accéder naturellement aux milieux les plus influents. Il fréquentait notamment les Roades ainsi que d'autres membres de l'élite, tout en transmettant des informations sur les tricheurs professionnels, les cercles de jeu frauduleux et diverses activités criminelles. Recruté dès sa sortie de l'université, il avait consacré environ quinze années à cette mission discrète. Lorsqu'on lui avait demandé pourquoi il acceptait un tel travail, Amyas avait simplement répondu qu'il cherchait à expier des erreurs commises dans sa jeunesse, ce qui rappelle immédiatement à Posie son passé sous le nom d'Harold Robertsbridge. Thea explique qu'elle ne s'est jamais intéressée à ces anciennes fautes, car les renseignements fournis par Amyas ont permis de déjouer un nombre considérable de complots. Pendant la Grande Guerre, il a infiltré des groupes favorables à l'Allemagne, dénoncé des profiteurs de guerre et signalé parfois même certains de ses propres clients. Posie réalise avec stupeur que tous ceux qui le jugeaient sévèrement parce qu'il n'avait pas combattu au front ignoraient complètement qu'il servait son pays autrement, dans le plus grand secret. Plus récemment encore, Amyas surveillait l'évolution du Parti fasciste britannique en transmettant des noms, des lieux de réunion et des dates. Thea ajoute qu'avant sa mort il avait annoncé son intention de quitter définitivement ce travail clandestin afin de commencer une nouvelle existence, portée par sa nomination comme juge à la Haute Cour mais surtout par son désir de construire une nouvelle famille. Elle demande à Posie de garder ces révélations secrètes, soulignant avec amertume qu'elle vient de perdre deux agents en une seule semaine. Elle remarque enfin que Max et Amyas n'avaient finalement qu'un seul véritable lien entre eux, Posie elle-même, une observation qui laisse cette dernière profondément déstabilisée.
En quittant Whitehall, Posie traverse Londres en réfléchissant à cette incroyable succession de révélations. Deux hommes qu'elle aimait ou estimait profondément, appartenant à des univers totalement différents, travaillaient en réalité pour le même service secret et semblent avoir disparu le même jour, chacun à un bout du pays. Ce rapprochement lui paraît presque irréel. De retour à l'agence de détectives, elle espère retrouver un peu de calme. Prudence l'accueille avec chaleur et s'étonne de son retour anticipé. Elle lui apprend qu'un homme a été arrêté pour le meurtre d'Amyas Lyle, son propre frère jumeau, et évoque les informations publiées dans les journaux ainsi que les funérailles prévues quelques jours plus tard. Posie cherche aussitôt à savoir si un colis ou une lettre de Max est arrivé. Prudence ne lui remet que quelques documents ordinaires, des factures, un catalogue et une carte postale, sans aucune trace du mystérieux paquet attendu. Elle promet cependant de surveiller attentivement les distributions suivantes. La conversation prend ensuite un tour plus personnel lorsque Prudence présente des excuses pour les paroles qu'elle avait prononcées auparavant à propos du deuil. Elle confie enfin l'histoire de ses propres souffrances, révélant qu'elle était fiancée au sergent Binny avant que celui-ci ne meure. Elle reconnaît que sa douleur est mêlée à la perte de l'avenir qu'elle imaginait pour elle-même et au sentiment qu'elle ne retrouvera jamais un tel bonheur. Posie lui répond avec une compassion discrète, tout en contenant sa propre détresse, avant de se réfugier dans son bureau pour échapper à d'autres confidences. C'est seulement une fois la porte refermée qu'elle remarque un détail chargé de sens. Pour la première fois depuis une année entière, Prudence n'est plus vêtue de noir mais porte une robe d'un violet éclatant, signe silencieux qu'après un long deuil la vie commence enfin à reprendre sa place.