En quittant Londres pour rejoindre les studios de Worton Hall, près d'Isleworth, Posie Parker tente à plusieurs reprises d'obtenir de Robbie Fontaine une explication sur les raisons de sa présence. L'acteur refuse obstinément de lui révéler quoi que ce soit, affirmant qu'il a reçu des consignes strictes de garder le silence. Pendant le trajet, Posie profite malgré tout du paysage de la campagne et de l'air plus frais, tout en feignant de dormir afin d'échapper aux interminables récits narcissiques de Robbie qui fascinent Dolly. À leur arrivée, elles découvrent une élégante demeure blanche entourée de jardins impeccables, dont le calme presque irréel contraste avec la chaleur écrasante. Robbie explique brièvement que les véritables studios s'étendent derrière la maison, puis renvoie précipitamment son assistant, le chauffeur et tout le personnel avant de demander à Posie d'attendre dans la voiture qu'une personne vienne la chercher. Sans lui laisser le temps de protester, il disparaît. Les minutes passent dans un silence inquiétant. Seul un fourgon de costumier traverse brièvement les lieux avant de repartir. Cette absence totale d'activité finit par éveiller les soupçons de Posie, dont l'imagination s'emballe. Convaincue qu'elles pourraient être tombées dans un piège, elle élabore la théorie d'un enlèvement organisé, peut-être destiné à rançonner Dolly ou à régler un vieux compte avec elle. Persuadée qu'elles courent un danger immédiat, elle décide de fuir à pied avec Dolly. Celle-ci rappelle naïvement que Posie possède prétendument un revolver chargé, ce qui oblige la détective à avouer qu'elle avait simplement bluffé auparavant et qu'elle ne porte jamais d'arme. Toutes deux retirent leurs chaussures et s'apprêtent à s'enfuir lorsque la voix d'une femme les arrête au dernier instant.
Une jeune femme entièrement dissimulée sous un large chapeau et des voiles de mousseline monte alors dans la voiture et leur demande de rester, s'excusant pour cette attente peu professionnelle. Lorsqu'elle retire ses protections destinées à préserver son maquillage du soleil, Posie et Dolly découvrent avec stupeur Silvia Hanro, la plus célèbre vedette du cinéma du pays. Silvia explique que son abondant maquillage de scène fondrait sous la chaleur et justifie ainsi son étrange accoutrement. La présence de cette personnalité rassure immédiatement Posie, qui comprend qu'elle s'est laissée entraîner par des hypothèses excessives et éprouve un certain embarras d'avoir imaginé un complot. Peu après, Brian Langley, producteur, réalisateur et propriétaire de Sunstar Films, surgit à son tour. Fatigué, nerveux, autoritaire et dénué de toute courtoisie, il accueille Posie avec brusquerie, traite Dolly avec condescendance et insiste sur le fait que Silvia Hanro et Robbie Fontaine représentent les véritables piliers de son studio. Il reproche ensuite vivement à Silvia que Robbie n'ait pas conduit Posie directement jusqu'à elle, rappelant que la plus stricte confidentialité était indispensable. Silvia révèle alors qu'elle n'a pas vu Robbie de la journée et qu'elle n'a appris la présence de Posie que grâce au chauffeur, auquel Robbie avait demandé de s'éloigner volontairement. Brian confirme qu'il souhaite que Posie règle rapidement un problème mystérieux avant la fin du tournage prévue le lendemain. Il lui interdit d'appeler la police ou de révéler sa véritable identité, évoque seulement l'existence d'un inquiétant harceleur susceptible d'être impliqué, puis lui remet une importante avance en espèces en promettant une somme identique si elle résout l'affaire. Refusant toujours d'expliquer précisément la nature du problème, il repart aussitôt, laissant Posie mal à l'aise devant cette mission obscure et ces méthodes clandestines. Silvia détend brièvement l'atmosphère en plaisantant sur le mauvais caractère de Brian et sur son incapacité à conduire. Comme Posie maîtrise parfaitement la conduite grâce à son expérience d'ambulancière durant la guerre, elle prend le volant et emmène Silvia jusqu'à sa loge afin d'entendre enfin les véritables raisons de cet appel.
Dans la loge de Silvia, située au cœur d'un dédale de couloirs animés, l'atmosphère contraste fortement avec le calme apparent des extérieurs. La petite pièce, sans fenêtre, est envahie par les odeurs de maquillage, de livres humides et d'un immense bouquet de fleurs dont le parfum rappelle presque celui d'une cérémonie funéraire. Silvia applique elle-même son maquillage épais, adapté aux éclairages sombres du plateau de tournage de « Henry the King », ajuste son imposant costume et explique qu'elle refuse que d'autres pénètrent dans son intimité, préférant préparer seule son apparence malgré la présence d'une habilleuse. Dolly, installée confortablement avec une coupe de champagne, retrouve avec bonheur l'univers des acteurs qu'elle connaît si bien et remarque que les célébrités attirent inévitablement des admirateurs déséquilibrés. Silvia confirme que cette loge constitue son unique refuge, où elle peut parler librement sans craindre d'être écoutée. Posie, désormais apaisée et prête à travailler, prépare son carnet pour recueillir enfin les faits. Elle est favorablement impressionnée par Silvia, qu'elle trouve professionnelle, polie et disciplinée, bien différente d'une autre actrice célèbre qu'elle avait rencontrée auparavant. En attendant les explications promises, Posie profite d'une cabine téléphonique des studios pour appeler son bureau de Grape Street. Len la rassure sur le bon déroulement des affaires courantes, lui annonce que son chat Mr Minks a été nourri, que les jumelles Trixie et Bunny Cardigeon sont rentrées chez elles avec leurs nourrices et que le cabinet est resté calme. Il mentionne toutefois un appel étrange reçu plus tôt dans la journée. Un homme à l'accent écossais avait simplement demandé si Posie était présente avant de raccrocher immédiatement. L'opératrice avait identifié l'origine de l'appel comme provenant des studios de Worton Hall et la secrétaire avait signalé une ligne inhabituellement parasitée. Ce détail inquiète profondément Posie, qui demande aussitôt à Len de faire vérifier la ligne téléphonique, craignant qu'elle ne soit de nouveau placée sous écoute comme cela s'était déjà produit autrefois. En quittant la cabine, elle bouscule un homme attendant son tour sans vraiment distinguer son visage, puis retourne auprès de Silvia.
De retour dans la loge, Posie recentre la conversation sur la véritable raison de sa venue. Lorsqu'elle demande enfin pourquoi sa présence est si urgente, elle aperçoit dans le miroir le regard de Silvia se remplir d'une peur authentique qui tranche avec son assurance habituelle. Après un instant d'hésitation, l'actrice révèle simplement que sa vie a été menacée. Convaincue que le danger est réel, elle ouvre un tiroir de sa coiffeuse, en retire un objet destiné à servir de preuve et le tend à Posie afin qu'elle puisse constater par elle-même la gravité de la situation. Le chapitre s'achève au moment où la détective s'apprête à examiner cet élément, comprenant que la mission secrète qui lui a été confiée dépasse largement les simples préoccupations d'un studio de cinéma.