L.B. Hathaway

29. L’orage des secrets intimes

05 Murder of a Movie StarRésumé 🇫🇷 Français

De retour à Museum Chambers après une journée éprouvante, Posie Parker et Dolly observent la pluie violente et les éclairs depuis la fenêtre du salon. La présence rassurante de Constable McCrae, installé dans la chambre d’Alaric pour veiller sur elles pendant la nuit, ne suffit pas à dissiper les inquiétudes de Posie. Dolly plaisante sur cette protection policière qu’elle trouve excessive, mais Posie cache ses véritables raisons. Elle reste préoccupée par les dangers possibles qui entourent Silvia Hanro et par la disparition de la jeune actrice. Elle se demande où Silvia peut bien être, si elle a simplement profité d’une soirée de liberté loin de Worton Hall ou si quelque chose de plus grave lui est arrivé. Les événements de la journée défilent dans son esprit, depuis Pamela Hanro et ses secrets jusqu’à Robbie Fontaine, Brian Langley, Tom Moran et Hector Mallow. Posie cherche à assembler les pièces du mystère. Elle se demande si Pamela Hanro, qui connaît la véritable identité de Tom Moran en tant que Mark Paris, pourrait être liée à la dispute entendue par Hector Mallow. Elle envisage même l’hypothèse troublante que la personne menacée par un chantage puisse à son tour devenir maître chanteur. Elle repense aussi au comportement agressif de Robbie Fontaine, aux capacités mystérieuses de Brian Langley et à l’inquiétude qui l’a poussé à prévenir la police. Tom Moran, ou plutôt Mark Paris, lui inspire toujours une grande compassion, car elle imagine la souffrance d’un ancien acteur célèbre obligé de vivre caché après avoir perdu son visage et sa carrière. Pendant ce temps, Hector Mallow doit probablement se trouver à Ciro’s, continuant à mettre Meggie Albanesi mal à l’aise. À toutes ces préoccupations s’ajoute celle de Dolly, ainsi que le malaise grandissant de Posie concernant Alaric. Assise dans son salon, entourée de souvenirs personnels, Posie est rattrapée par ses propres incertitudes. Le décor familier de son appartement lui apporte un bref réconfort, mais la vision d’une boîte contenant sa tenue de mariage fait remonter ses doutes. Elle avait acheté cette tenue plusieurs mois auparavant après ses fiançailles avec Alaric, mais aucune date de mariage n’a jamais été fixée et les démarches administratives qu’elle avait entreprises sont désormais expirées. En voyant la boîte, Dolly comprend que quelque chose ne va pas et interroge doucement son amie sur sa relation avec Alaric. Posie finit par avouer ses peurs. Depuis le départ d’Alaric, leurs échanges sont devenus rares et elle craint qu’il ait rencontré quelqu’un d’autre. Elle se sent abandonnée et ridicule d’avoir attendu sans obtenir de véritables projets communs. Dolly tente de lui redonner confiance et lui rappelle que Posie a construit sa propre réputation et sa propre valeur. Elle affirme qu’Alaric est chanceux d’avoir une femme comme elle et évoque même la manière dont Chief Inspector Lovelace semble la regarder avec admiration. Posie rejette cette idée, rappelant que Lovelace est marié, mais Dolly insiste sur le fait que son amie sous-estime son propre charme. Elle critique également Alaric sur certains aspects pratiques, soulignant qu’il profite peut-être davantage de leur relation qu’il ne lui apporte. Elle rappelle qu’il vit gratuitement chez Posie lorsqu’il est à Londres et qu’il dispose malgré tout de ressources financières grâce à ses activités et à son héritage. Posie défend Alaric, expliquant que ses voyages et ses recherches consomment beaucoup de son argent, mais elle reconnaît que les remarques de Dolly la font réfléchir. Dolly estime finalement que ces mois de fiançailles peuvent être utiles pour permettre aux deux amoureux de comprendre ce qu’ils veulent réellement. Posie affirme pourtant qu’elle aime Alaric, même si elle a toujours eu tendance à s’attacher à des hommes difficiles à atteindre. La conversation entre les deux femmes prend une tournure plus personnelle lorsque Dolly confie qu’elle se reconnaît peut-être dans Alaric, car elle aussi se sent profondément voyageuse et indépendante. Posie s’interroge sur cette remarque, mais leur échange est interrompu par la sonnette de la porte à une heure proche de minuit. Craignant un nouvel événement inquiétant, Posie rejoint rapidement Constable McCrae, qui s’est réveillé dans sa chambre, et vérifie l’identité du visiteur. Il s’agit seulement de Ted, le portier de Museum Chambers, venu apporter un télégramme urgent et personnel qui avait été mis de côté plus tôt dans la soirée. Après avoir remercié Ted et lui avoir donné un pourboire, Posie referme la porte et ouvre le message avec appréhension. Le télégramme vient d’Alaric, envoyé depuis Paris à six heures du soir. En quelques mots seulement, il lui annonce qu’il rentre à la maison et qu’ils doivent parler de quelque chose d’important et d’urgent. La nouvelle laisse Posie bouleversée, car elle comprend que son retour annonce une conversation qu’elle redoute autant qu’elle l’attend.