L.B. Hathaway

33. Une fausse victime révélée

05 Murder of a Movie StarRésumé 🇫🇷 Français

À leur arrivée à Worton Hall, Posie, Chief Inspector Lovelace et les forces de police découvrent une atmosphère tendue autour de la loge fermée de Silvia Hanro. Le couloir est rempli de policiers de Richmond et d’agents de Scotland Yard, tandis que Bertie Samuelson garde calmement la porte sur une chaise installée devant le cordon de sécurité. Lovelace organise immédiatement les lieux, éloigne les curieux et demande au Pathologist Dr Poots ainsi qu’à Posie de rester près de lui. Posie observe attentivement les personnes présentes et remarque notamment Brian Langley, le producteur, visiblement bouleversé, pâle et nerveux, buvant régulièrement à une petite flasque. À ses côtés se tiennent Reggie Jones, son secrétaire, et Mrs Cleeves, sa gouvernante, dont la présence intrigue Posie. Elle se demande pourquoi cette dernière a été appelée si tôt et si elle joue réellement seulement le rôle d’une employée. L’arrivée de Robbie Fontaine et de Tom Moran augmente encore la tension. Robbie surgit en robe de chambre, furieux de ne pas comprendre ce qui se passe, tandis que Tom Moran accourt depuis les appartements supérieurs, oubliant toute retenue. Il est à moitié habillé, montre ses cicatrices et son visage habituellement dissimulé par ses accessoires, et il supplie qu’on lui dise si Silvia est réellement morte. Lorsqu’il apprend que la nouvelle semble confirmée, il accuse Brian Langley de ne pas avoir protégé la star, puis s’effondre violemment au sol, pris de nausées et incapable de contenir son chagrin. Dr Poots le réprimande sèchement avant que Lovelace ne conduise Posie dans la loge pour découvrir la scène. À l’intérieur, Posie découvre un corps habillé comme Silvia Hanro, assis de façon macabre sur une chaise. La silhouette porte une perruque blonde et les accessoires caractéristiques de la célèbre actrice, donnant l’impression qu’elle a été retrouvée après une noyade. Pourtant, lorsque Lovelace annonce peu après à la foule que la morte n’est pas Silvia Hanro, un immense soulagement traverse les lieux. La véritable identité de la victime reste cependant inquiétante : il s’agit probablement d’une personne liée au studio, et l’incident demeure traité comme suspect. Bertie Samuelson accepte de mettre la Green Room à disposition de la police comme quartier général temporaire. Brian Langley apprend qu’il peut maintenir la grande fête prévue le soir même, car Silvia reste officiellement considérée comme disparue et la menace semble concentrée autour d’elle. Posie comprend rapidement qui est la victime : Elaine Dickinson, la costumière et habilleuse de Silvia Hanro. Elle avait reconnu un détail essentiel, la touche d’orange visible sous le kimono vert, ainsi que les accessoires trop soigneusement choisis pour imiter la vedette. La perruque, les vêtements et les objets associés à Silvia avaient masqué l’identité d’Elaine, mais son apparence réelle a révélé la supercherie. Dr Poots examine les indices et indique qu’Elaine a été empoisonnée. Il soupçonne une substance végétale dangereuse, peut-être de la belladone ou de la digitaline, provenant d’une plante présente dans la pièce. Le verre retrouvé porte des traces d’un mélange qui aurait pu contenir du citron, de l’orange, du miel ou du gin, ce qui aurait dissimulé l’amertume du poison. Lovelace envisage d’abord un suicide mis en scène, imaginant qu’Elaine aurait été une admiratrice déséquilibrée de Silvia et qu’elle aurait voulu mourir en portant ses vêtements. Posie et Dr Poots restent cependant sceptiques, soulignant qu’un tel choix aurait été particulièrement douloureux et peu probable. Dans la Green Room, Lovelace interroge Bertie Samuelson au sujet d’Elaine. Le propriétaire de Worton Hall explique qu’elle travaillait avec lui depuis l’ouverture du studio en 1914. Il la décrit comme une femme simple, sans grande ambition extérieure, mais passionnée par le cinéma au point de considérer le studio comme sa véritable maison. Elle connaissait parfaitement les acteurs et les films et aurait travaillé presque gratuitement tant elle aimait cet univers. Bertie Samuelson affirme qu’Elaine semblait même aller mieux ces derniers mois, depuis le tournage de Henry the King, ce qui contredit l’idée d’une dépression ou d’un désir de mourir. Posie lui pose alors deux questions importantes : elle cherche à savoir si Elaine portait récemment une bague de fiançailles et si elle entretenait une relation particulière avec Silvia Hanro. Samuelson ignore tout d’une éventuelle bague, mais confirme qu’Elaine avait une chambre permanente à Worton Hall depuis neuf ans. Il explique aussi qu’elle n’avait presque pas de famille, hormis un frère exerçant un métier peu prestigieux. Concernant Silvia, il pense qu’Elaine la respectait mais qu’elle n’était pas particulièrement obsédée par elle. En revanche, il révèle qu’elle était connue pour son admiration envers Robbie Fontaine, dont elle était devenue une fervente admiratrice. Alors que Lovelace s’apprête à interroger Brian Langley, une agitation éclate à l’extérieur. Une personne souhaitant entrer affirme être une Lady, mais le policier de garde doute de son identité. Posie reconnaît immédiatement Dolly, qui arrive chargée d’objets trouvés dans la chambre d’Elaine. Malgré les reproches de Lovelace sur le fait qu’elle aurait pu compromettre une scène de crime, Dolly explique qu’elle avait compris que la victime était Elaine et qu’elle avait mené sa propre recherche. Les objets qu’elle dépose sur la table changent radicalement la direction de l’enquête. Parmi les preuves découvertes figurent une bouteille d’encre verte, un stylo, des feuilles portant des essais d’écriture correspondant aux lettres de menace reçues par Silvia Hanro, ainsi que des versions préparatoires montrant qu’elles avaient été répétées. Dolly a aussi trouvé un rouleau de papier doré identique à celui utilisé autour du doigt envoyé dans une précédente menace et retrouvé sur Elaine. Enfin, plusieurs feuilles contiennent des tentatives répétées de signature du nom de Silvia Hanro, et une note provenant d’un directeur de pompes funèbres nommé J R R Dickinson au sujet d’un objet étrange emprunté. Pour Dolly, ces découvertes prouvent qu’Elaine est la personne qui envoyait les menaces et qui était liée aux doigts mutilés. Lovelace reconnaît que les éléments semblent accablants et que l’enquête vient de prendre une nouvelle tournure.