Dans la Green Room de Worton Hall, l’enquête sur la mort d’Elaine Dickinson commence à révéler des contradictions troublantes. Bertie Samuelson rappelle que le frère d’Elaine travaillait dans un métier lié aux pompes funèbres et que la jeune femme aurait dû le rejoindre comme assistante si le studio ne lui avait pas offert un emploi. Il se montre pourtant incapable de croire qu’elle puisse être responsable des menaces envoyées à Silvia Hanro. Dolly souligne l’ironie de la situation : Elaine semblait pourtant avoir surmonté son dégoût des cadavres puisqu’elle aurait participé à l’envoi de morceaux de corps à sa patronne. Lovelace reste convaincu que les preuves indiquent qu’Elaine était déséquilibrée et qu’elle aurait pu agir sous l’emprise d’une obsession avant de se suicider.
Posie refuse cependant cette explication trop simple. Elle s’interroge sur la logique d’un tel comportement : si Elaine avait réellement préparé une confrontation spectaculaire avec Silvia, en s’assurant que des journalistes comme Sam Stubbs soient présents, pourquoi se serait-elle tuée avant d’aller jusqu’au bout de son plan. Pour elle, quelque chose ne correspond pas. Elle reste particulièrement troublée par l’anneau de papier doré retrouvé autour du doigt d’Elaine et cherche à comprendre ce qui lui échappe. Alors qu’elle demande à visiter la chambre d’Elaine, Lovelace interrompt leur départ en entendant une dispute étouffée dans le couloir. Grâce à l’acoustique particulière de Worton Hall, les voix sont parfaitement audibles.
La conversation révèle que Brian Langley est en train de parler avec Silvia Hanro, qui vient enfin de réapparaître. Le producteur lui reproche de l’avoir inquiété en disparaissant alors qu’il l’avait signalée à la police, surtout un jour aussi important pour le film et la réception prévue. Silvia répond avec froideur qu’elle est présente à l’heure prévue pour tourner et qu’elle est prête à affronter les conséquences de ses actes, même la mort. Elle accuse alors Brian d’être à l’origine des messages menaçants destinés à l’effrayer, affirmant que tout ce symbolisme macabre était une tentative de manipulation. Brian lui reproche d’avoir ignoré ses avertissements et de ne pas comprendre ce qu’elle a déclenché. Leur échange montre qu’un conflit profond existe entre eux, mais il est interrompu lorsque Constable McCrae demande à Brian de rejoindre la Green Room.
Lovelace ordonne à Posie et Dolly de rester tandis que Bertie Samuelson est autorisé à partir. Brian Langley entre dans la pièce, inquiet et irrité, puis demande immédiatement si la morte est Elaine. Il apprend que la police le pense probable et que Silvia a finalement été retrouvée vivante. Le soulagement du producteur est évident, même s’il reste méfiant. Lovelace l’interroge sur sa nuit précédente : Brian affirme ne pas avoir quitté Worton Hall et nie avoir connu Elaine Dickinson. Il explique ensuite que lorsqu’il a découvert le corps, il n’a pas eu besoin de s’approcher pour être convaincu qu’il s’agissait de Silvia Hanro. Il insiste sur le réalisme de la mise en scène, reconnaissant qu’Elaine avait un talent remarquable pour reproduire l’apparence d’une star et qu’elle aurait pu servir de doublure dans ses films.
Brian se montre ensuite désagréablement direct avec Posie. Il commente son apparence, notamment ses cheveux, et lui suggère qu’elle pourrait peut-être travailler comme figurante ou doublure si elle abandonnait son activité de détective. Il critique également son enquête, prétendant ne pas avoir vu beaucoup de résultats malgré l’argent qu’il lui a versé. Posie est humiliée mais Lovelace intervient pour défendre son travail. Il révèle que Posie a joué un rôle essentiel dans l’identification de la source des menaces contre Silvia Hanro et affirme que le danger semble désormais écarté. Cette déclaration surprend Brian, qui apprend que la police soupçonne Elaine Dickinson d’avoir envoyé les messages.
Lovelace poursuit son interrogatoire en évoquant les fleurs trouvées dans la loge de Silvia : des Foxtrot orchids cultivées par Brian Langley. Il souligne que ces plantes peuvent être dangereuses et qu’une ingestion pourrait provoquer la mort. Brian répond que ces fleurs sont simplement les préférées de Silvia et qu’il lui en envoie depuis des années, depuis leur rencontre avant la guerre. Selon lui, Silvia connaît les risques et sait qu’elle ne doit pas y toucher. Posie remarque intérieurement que Silvia n’a pas toujours suivi les conseils de Brian, en repensant à leur dispute récente. Le producteur refuse de prolonger l’entretien, car il doit encore tourner une dernière scène avec Silvia avant la fête du soir et la fermeture du tournage.
Avant de partir, Brian indique que Silvia est au studio et qu’il faudra attendre la fin de son travail pour lui parler. Une fois seul avec Posie, Lovelace reconnaît finalement que son changement d’apparence l’avait intrigué depuis son arrivée. Il admet que Brian avait raison sur un point : ses cheveux argentés lui vont bien et lui donnent une apparence nouvelle. Posie accueille le compliment avec ironie, mais comprend que son apparence continue de jouer un rôle inattendu dans les événements qui l’entourent.