Posie retourne dans son bureau après les événements violents de la cuisine, encore marquée par le tir qui a failli la toucher. Elle traîne un ventilateur jusqu’à sa pièce pour tenter de trouver un peu de fraîcheur, mais son esprit reste entièrement absorbé par l’affaire. Les bruits de colère provenant de la cuisine, où Silvia Hanro semble se débattre dans une crise de rage et de détresse, ne provoquent chez Posie aucune compassion immédiate, même si elle reconnaît que Silvia a subi un choc terrible en voyant Robbie Fontaine mourir presque contre elle. Assise à son bureau, elle observe ses notes et se concentre sur trois mots qu’elle avait déjà écrits, HATE, LOVE et MONEY. Peu à peu, un quatrième mot apparaît sous sa plume, GUILT. Posie repense alors à la confrontation qu’elle a eue avec la vedette de cinéma dans la cuisine verrouillée et se demande si elle n’a pas été trop sévère avec lui. Les traces de l’incident sont encore visibles sur elle, entre ses cheveux brûlés, les morceaux de son headdress abîmé et le sang séché sur son visage et ses mains. L’odeur désagréable de tissu brûlé et de sang lui rappelle brutalement la violence de ce qui vient de se passer.
En observant son carnet, Posie ressent soudain qu’un élément lui échappait depuis longtemps. Une sensation familière apparaît dans son esprit, comme une alerte lointaine qui la pousse à relier plusieurs faits jusque-là séparés. Cinq détails précis surgissent alors avec une importance nouvelle. Le premier est un souvenir d’odeur. Le deuxième est sa compréhension soudaine du talent nécessaire à un maître chanteur expérimenté. Le troisième est un simple fait concernant l’âge d’une personne. Le quatrième est la déclaration de Silvia Hanro dans la voiture, selon laquelle la cuisinière Mrs Thynne ferait presque tout pour de l’argent. Le cinquième est une phrase entendue quelques heures plus tôt, prononcée par un homme avec colère. Ces cinq éléments réunis bouleversent Posie, qui comprend qu’elle s’approche de la vérité. Elle reçoit alors un appel téléphonique de Worton Hall Studios et fait entrer Sidney, venu apporter de la viande. Elle lui demande immédiatement un service urgent. Elle lui confie une note destinée à Mr Nicholas de Carver & Nicholas Solicitors, avec deux questions auxquelles il doit simplement répondre par oui ou par non. Sidney accepte de partir rapidement, tandis que Posie reste dans son bureau sous les ordres de la police.
L’appel suivant vient de Inspector Lovelace, qui vérifie que tout est sous contrôle. Il apprend à Posie que Lady Cardigeon a quitté les lieux avec Sergeant Rainbird et que la plupart des personnes présentes ont été évacuées, mais que les journalistes risquent de révéler rapidement la mort de Robbie Fontaine. Lovelace explique ensuite que l’examen du corps de Fontaine a apporté une découverte importante. Poots a confirmé que l’acteur était mort d’une balle dans la tête, mais l’arme utilisée ne correspond pas au Webley Mark VI appartenant à Brian Langley et retrouvé avec Pamela Hanro. Le pistolet de Langley est bien identifié grâce à son numéro de série, mais la balle ayant tué Fontaine provient d’un modèle Webley plus ancien utilisant un autre type de munition. Seul un spécialiste aurait pu connaître cette différence. Posie comprend alors que la présence de l’arme de Langley sur les lieux devait avoir une signification cachée. Lovelace ajoute que Brian Langley reste introuvable et que Pamela Hanro a dû être relâchée faute de preuves directes. Cette nouvelle inquiète Posie, car elle est persuadée que Pamela va chercher à la rejoindre et qu’elle est assez déterminée pour y parvenir.
Après la fin de l’appel, Posie reste seule dans le silence de son bureau. Même les bruits de Silvia ont cessé. Elle attend le retour de Sidney avec la réponse du solicitor, mais elle pense déjà connaître l’identité du meurtrier. Elle relit mentalement les cinq indices et ressent une profonde culpabilité. La vérité lui apparaît comme quelque chose qui se dévoile lentement, mais elle se reproche de l’avoir comprise trop tard. Elle estime avoir commis une erreur impardonnable et se demande comment réparer les conséquences de son échec. Lorsque l’horloge indique deux heures trente, elle est tirée de ses pensées par la sonnerie de l’entrée. Elle croit d’abord qu’il s’agit de Sergeant Binny, mais une voix inconnue lui répond depuis la rue. Un homme nommé Davey Price affirme être un technicien de la compagnie de téléphone venu vérifier la ligne, à la demande de Len, qui avait organisé une visite après les problèmes de communication signalés par Posie. L’explication paraît crédible, d’autant plus que Len avait effectivement promis de s’occuper de cette difficulté. Davey indique qu’il lui faudra seulement quelques minutes et demande à pouvoir monter avec ses outils. Posie vérifie toutefois que Binny se trouve bien dans la rue et apprend qu’il surveille les environs depuis une voiture garée plus loin. Elle refuse que Davey aille le chercher et le laisse préparer son matériel.
Sidney revient finalement avec la réponse de Mr Nicholas, soigneusement pliée et attachée avec un ruban de notaire. Posie est soulagée par son retour et s’apprête à lire le message lorsqu’elle entend de nouveaux pas précipités dans l’escalier. Cette fois, elle reconnaît la démarche d’une femme. La porte s’ouvre brusquement et Pamela Hanro apparaît, épuisée, désordonnée et visiblement désespérée. Son kimono glisse sur ses épaules, son maquillage est étalé sur son visage et son apparence contraste avec l’assurance qu’elle affichait auparavant. Pamela reproche à Posie d’avoir laissé la porte de la rue ouverte et lui affirme qu’elle a commis une grave erreur. Comprenant immédiatement le danger, Posie agit sans hésiter. Elle prend Sidney, la viande et la clé de la cuisine dans le même mouvement, puis lui ordonne discrètement de disparaître. Elle lui demande de nourrir le chat, de verrouiller la porte et de protéger Silvia Hanro quoi qu’il arrive. Elle lui précise de ne pas sortir s’il entend des coups de feu et d’attendre l’arrivée de la police. Sidney s’inquiète pour elle, mais Posie lui assure qu’elle ira bien avant de le pousser dans la cuisine. Restée seule face à Pamela, elle tente de conserver son calme et lui demande ce qu’elle voulait lui dire.