A Christmas Case: A Posie Parker Novella — Résumé 🇫🇷 Français
Richard Lovelace poursuit son récit de l’enquête sur l’incendie criminel de Hanover Terrace en expliquant les difficultés qui ont retardé la découverte de la vérité. Après le sinistre, la pluie et le grésil ont transformé les restes de la maison en une masse de cendres humides, obligeant les premiers spécialistes de la police scientifique à récupérer rapidement tout ce qui pouvait encore servir de preuve. Ils emportent de nombreux objets calcinés, notamment les chaussettes préparées pour le Père Noël, les restes des cadeaux, les lampes à gaz, les restes du repas de Noël et surtout les éléments provenant du salon du premier étage où les trois enfants avaient péri. Une hypothèse circule alors selon laquelle les bougies du sapin auraient été laissées allumées toute la nuit et auraient provoqué l’incendie, mais Lovelace doute de cette explication, car elle ne justifie pas la présence des fillettes dans cette pièce à une heure aussi tardive. Il se souvient que même les hommes chargés de récupérer les preuves étaient bouleversés par l’horreur de la scène.
L’enquête avance difficilement en raison de la période des fêtes. Les grands journaux refusent de donner de l’importance à cette histoire tragique, estimant qu’un meurtre impliquant des enfants serait trop déprimant pour le public pendant Noël. Le verdict du coroner, rendu peu après le Nouvel An, est publié, mais beaucoup de personnes restent persuadées qu’il s’agit d’un simple accident. Le caractère prémédité du crime passe largement inaperçu. Lovelace explique que cette situation profite au coupable, tandis que lui-même reste presque seul à travailler sur l’affaire. Les laboratoires sont fermés, Scotland Yard fonctionne avec un personnel réduit et ses supérieurs refusent d’affecter d’autres agents à une enquête qu’ils jugent inutile. Déterminé malgré tout, le jeune inspecteur poursuit ses recherches seul, allant interroger les habitants du quartier autour de Hanover Terrace et de Regent’s Park.
Les témoignages recueillis décrivent les Wheeler comme une famille riche mais très discrète. Muriel Wheeler, récemment sortie du deuil après la mort de son premier mari, vivait paisiblement avec ses trois filles, souvent aperçues dans le parc avec leur gouvernante. Rien ne semble suspect dans leur quotidien. La première piste importante vient de Joe Ellis, un garçon d’écurie qui connaissait Tilly, la femme de chambre morte dans l’incendie. Joe possède une photographie de toute la maisonnée, comprenant la famille et les domestiques, prise l’année précédente. En l’examinant, Lovelace remarque deux détails importants : l’absence de Robert Clampton sur la photo et la présence de Meggie McColl, la femme de chambre disparue.
Joe décrit Meggie comme une jeune fille d’environ dix-huit ans, probablement originaire de Liverpool, avec une personnalité dure et une réputation peu flatteuse. Lovelace apprend qu’elle avait déjà travaillé dans plusieurs maisons avant d’arriver chez les Wheeler, en changeant souvent d’identité et d’origine. Partout, les histoires se ressemblaient : des familles qui l’avaient engagée en lui faisant confiance avaient ensuite subi des vols ou des problèmes graves liés à sa présence. Elle disparaissait généralement après quelques mois ou un an de service. Pourtant, elle était restée environ seize mois au numéro 98 de Hanover Terrace, ce qui pousse Lovelace à chercher ce qui l’avait retenue dans cette maison.
En parallèle, l’inspecteur tente d’en savoir davantage sur Robert Clampton, le second mari de Muriel Wheeler. Ses visites à l’hôpital où Clampton est soigné ne donnent rien, car l’homme reste anéanti par le drame et ne reçoit aucune visite ni courrier. Les voisins savent peu de choses sur lui, sinon qu’il était habile de ses mains et que Muriel appréciait beaucoup ses talents pour réparer toutes sortes d’objets. Elle avait transformé une ancienne partie des écuries en atelier afin qu’il puisse s’adonner à ses activités. Certains habitants pensent qu’il avait été militaire, mais Lovelace ne trouve aucune trace confirmant cette version. Chaque tentative de découvrir son passé se termine par une impasse.
Alors que les pistes sur Meggie et Clampton semblent peu concluantes, Lovelace retourne voir Joe Ellis pour lui rendre la photographie. La conversation fait apparaître un élément nouveau. Joe se souvient que Tilly n’aimait pas Meggie et soupçonnait une relation cachée entre elle et Robert Clampton. La domestique avait remarqué leurs regards complices, leurs visites répétées dans l’atelier du fond du jardin et leurs déplacements nocturnes. Selon les commérages des domestiques, Meggie aurait connu Clampton avant son arrivée chez les Wheeler et aurait organisé leur rencontre afin qu’il puisse séduire Muriel. Les employés doutaient également que Clampton appartienne réellement au monde auquel son mariage semblait l’avoir élevé. Ils pensaient plutôt qu’il était un simple artisan qui n’avait pas sa place auprès d’une femme aussi riche.
Joe révèle ensuite que Clampton travaillait probablement dans l’électricité. Il aurait initialement proposé d’installer des lumières électriques dans la maison, une idée que Muriel Wheeler refusait catégoriquement car elle avait peur du feu et détestait les nouvelles lampes électriques installées dans le quartier. Pourtant, Clampton avait réussi à gagner sa confiance au point de l’épouser rapidement. Un dernier détail donne alors à Lovelace une piste capitale. Avant l’incendie, le majordome Jerry était descendu discrètement dans l’atelier après avoir aperçu une lumière. Il y avait découvert une création étonnante qui l’avait impressionné malgré son manque d’affection pour Clampton. Ce dernier avait fabriqué un cadeau destiné aux trois petites filles : une maison de poupée équipée de véritables lumières électriques.