A Christmas Case: A Posie Parker Novella — Résumé 🇫🇷 Français
Dans le salon rouge, le récit de Richard Lovelace provoque un silence horrifié lorsque tous les regards se tournent vers la maison de poupée sous le sapin. L’inspecteur s’empresse de préciser que celle de Major Fairbanks est une œuvre magnifique et sans danger, mais qu’elle lui a rappelé l’affaire tragique de Hanover Terrace vingt ans plus tôt. Posie, impatiente de connaître la suite, lui demande ce qu’il a fait après avoir découvert le lien entre Robert Clampton et l’étrange maison de poupée électrique. Lovelace explique qu’il a immédiatement approfondi les accusations de Joe Ellis. Le premier jour ouvrable après les fêtes, il vérifie les prétendus liens de Clampton avec une entreprise d’électricité, mais ne trouve aucune trace de cet emploi. Il demande ensuite aux experts de Scotland Yard d’examiner la maison de poupée retrouvée dans les décombres.
Les spécialistes confirment que Joe disait vrai. La maison de poupée, achetée dans un grand magasin de jouets, était une pièce coûteuse et très élaborée, avec des lumières électriques dans toutes les pièces, jusque dans la lingerie du dernier étage. Pourtant, le magasin affirme n’avoir jamais vendu un modèle équipé d’un tel système, car cette technologie n’était pas encore proposée au public. L’installation avait donc été réalisée par Robert Clampton lui-même. Les analyses révèlent alors l’horreur du dispositif : les lumières avaient été conçues pour provoquer un court-circuit dès que les portes de la maison étaient ouvertes. L’arrière du jouet était rempli de paille et de foin extrêmement inflammables, imbibés d’huile, transformant l’objet en véritable piège explosif. Placée près du sapin de Noël sec, la maison de poupée était destinée à provoquer un embrasement immédiat.
Posie comprend alors le déroulement du crime. Clampton aurait attiré Theodora, l’aînée des trois enfants, en lui faisant croire qu’un cadeau extraordinaire l’attendait près du sapin et qu’elle pouvait aller le découvrir dès que toute la maison serait endormie. L’enfant aurait naturellement emmené ses deux petites sœurs avec elle pour admirer la surprise. Pendant ce temps, Clampton et Meggie McColl auraient enfermé les habitants dans leurs chambres avant de fuir et de laisser le piège fonctionner. La découverte de la maison de poupée permet enfin à Lovelace de comprendre que rien n’avait été laissé au hasard. Le feu n’était pas une conséquence imprévue, mais une partie essentielle du plan.
Rufus demande alors pourquoi Clampton aurait choisi une méthode aussi atroce au lieu de simplement voler la famille ou de tuer uniquement Muriel Wheeler. Lovelace explique qu’il a rapidement trouvé la réponse : l’objectif était l’assurance incendie. Posie comprend que les grandes demeures pouvaient être assurées contre les catastrophes et que l’argent revenait ensuite aux proches désignés dans le contrat. L’inspecteur confirme cette hypothèse. Dès la réouverture des bureaux après les fêtes, son supérieur lui demande de vérifier les compagnies d’assurance de la City de Londres. Leur enquête les mène rapidement chez Hosier and Co, une société d’assurance située sur le Strand.
Chez Hosier and Co, Lovelace découvre que Robert Clampton était déjà venu quelques heures auparavant. Il s’était présenté sans aucune inquiétude avec une copie intacte du contrat d’assurance, son certificat de mariage et même un rapport de police concernant l’incendie que Lovelace lui-même lui avait fourni. Il avait demandé le versement de l’indemnité avec un calme total. Après vérification des documents, la compagnie n’avait aucune raison légale de refuser le paiement. Clampton reçut alors une somme immense, environ cent vingt mille livres, sous différentes formes comprenant des obligations, des billets et de l’or. Il donna ensuite une adresse dans un hôtel modeste de Bloomsbury avant de disparaître. Lovelace constate que Meggie McColl avait elle aussi disparu de la même manière.
L’inspecteur confirme à Dulcie Fairbanks que Clampton et Meggie étaient bien complices, même s’il ignore encore quelle part exacte chacun avait jouée dans le plan ou lequel des deux en était l’instigateur principal. Malgré les recherches lancées dans les ports, les gares et les journaux, Scotland Yard ne réussit jamais à les retrouver. C’est cette impunité qui continue de hanter Lovelace : deux personnes responsables d’un crime monstrueux ont pu s’enrichir et échapper à la justice.
Posie refuse cependant de laisser l’histoire se terminer ainsi. Elle rappelle à Lovelace qu’il avait mentionné avoir retrouvé Meggie plus tard et lui demande dans quelles circonstances. L’inspecteur explique qu’il l’a retrouvée dans une affaire qui ressemblait presque à une nouvelle scène de crime. Alors que la soirée touche à sa fin et que Rufus rappelle à tous qu’il est tard et qu’il faudrait commencer à partir, quelqu’un frappe violemment à la porte. Un jeune homme entre dans le salon : le docteur Marlin, vêtu simplement, portant une lourde mallette humide de neige. Rufus l’accueille chaleureusement et lui demande si son fils va bien. Le médecin répond que l’enfant se porte bien, ainsi que les autres petites filles de la maison, mais il ajoute qu’il était surtout inquiet pour Dolly, l’épouse de Rufus.
Le visage grave du docteur attire l’attention de Posie. Après avoir jeté un regard vers Dolly, toujours endormie dans son fauteuil, il traverse soudainement la pièce avec précipitation. Il soulève les couvertures, pose sa mallette et commence à vérifier désespérément si la comtesse a encore un pouls. Posie, comprenant immédiatement la situation grâce à son ancienne expérience médicale, se précipite pour l’aider avec ses sels volatils. Le docteur tente encore de vérifier les signes de vie avec un miroir placé sous le nez de Dolly, mais ses gestes deviennent hésitants. Finalement, il se redresse, le visage bouleversé, et annonce à Rufus que tous les efforts sont inutiles : la comtesse est morte.