L.B. Hathaway

17. La sœur venue du passé

A Christmas Case: A Posie Parker NovellaRésumé 🇫🇷 Français

Perdue dans ses souvenirs du passé, Posie reste éveillée dans sa chambre de Rebburn Abbey après la soirée bouleversante qu’elle vient de vivre. Elle est tirée de sa rêverie par des coups frappés à sa porte et pense un instant que Rufus vient lui donner des nouvelles de Dolly ou que Dolly elle-même cherche à lui parler. Mais c’est Dulcie Fairbanks qui apparaît, encore vêtue de sa tenue de dîner. Posie accueille la jeune femme avec prudence, se demandant ce qu’elle peut bien attendre d’elle après avoir découvert que son mari était un imposteur et un meurtrier. Dulcie lui avoue qu’elle se sent comme une idiote et qu’elle sait désormais que son époux était un faux, un homme dangereux qui lui avait menti sur toute son identité. Dulcie explique à Posie que beaucoup d’éléments de son mariage ne correspondaient pas à la réalité. Elle n’était pas issue d’une famille noble d’Inde comme son mari le prétendait, et elle n’y avait même jamais vécu. Cette histoire n’était qu’une invention destinée à donner une image plus prestigieuse de leur couple. En réalité, Dulcie avait rencontré son mari dans un hôtel de Dover, où elle travaillait comme danseuse principale. Lui revenait alors d’un voyage en bateau depuis l’Inde et l’avait séduite rapidement. Comme il méprisait son métier et jugeait honteux que sa femme soit simplement danseuse, il avait construit autour d’elle un passé fictif, avec une origine exotique et raffinée. Posie écoute ce récit avec fatigue, trouvant dans cette histoire un écho troublant avec celle de ses propres parents, même si elle n’a jamais révélé ce lien à personne. Dulcie précise cependant qu’elle n’est pas venue parler de son mariage malheureux, mais pour transmettre une information importante. Elle a réfléchi pendant les dernières heures et estime qu’elle doit révéler ce qu’elle sait. Lorsque Posie a évoqué Broadstairs et les événements survenus vingt ans plus tôt, Dulcie a reconnu un nom différent de celui de Harry Jones, l’homme assassiné. Elle parle de Benito Rossoli, le danseur italien disparu autrefois. Posie lui demande ce qu’elle sait de lui, et Dulcie lui annonce alors une révélation inattendue : Benito Rossoli était son père. Elle explique qu’elle ignore pourquoi il a quitté Broadstairs, car il n’en parlait jamais, mais qu’il conservait de nombreuses photographies de cet endroit, soigneusement rangées dans des boîtes attachées par des rubans. Dulcie raconte ensuite la vie de ses parents après leur départ de Broadstairs. Benito Rossoli est mort l’année précédente des suites d’une maladie aggravée par les difficultés physiques liées à sa carrière de danseur. Après avoir quitté la scène, lui et sa femme s’étaient installés à Rye, où ils avaient obtenu un poste d’organisation de thés dansants à l’hôtel The Mermaid, avec un petit appartement lié à leur emploi. C’est là que Dulcie était née. Elle décrit une enfance heureuse auprès de parents qui formaient un couple peu conventionnel mais profondément uni. Sa mère est toujours vivante et vit encore dans le même appartement à Rye depuis vingt ans. Elle s’appelle Rosa. Puis Dulcie révèle l’impensable : elle est presque certaine que Rosa est la mère de Posie. Selon elle, Posie et elle partagent la même mère et sont donc sœurs. Posie refuse d’abord de croire ce qu’elle entend. Pour elle, sa mère est morte d’une certaine manière depuis longtemps, puisqu’elle a quitté leur famille vingt ans auparavant et n’est jamais revenue. Rosa Parker n’a pas assisté aux moments importants de la vie de ses enfants, n’a pas connu leurs réussites ni leurs souffrances, et n’a même pas appris la mort de Richard ou le désespoir de leur père après cette perte. Posie ne peut concevoir qu’une mère puisse abandonner ainsi ses enfants. Dulcie lui montre alors une photographie de Rosa et lui demande seulement de réfléchir à la possibilité de la rencontrer. Elle lui explique qu’elle a immédiatement remarqué leur ressemblance lorsqu’elle a vu Posie pour la première fois, et que Rosa n’a jamais parlé d’elle, ce qui rend la situation encore plus étrange. Après le départ de Dulcie, Posie reste seule face à la neige qui tombe derrière la fenêtre. Elle n’ose pas regarder la photographie et se demande si Rosa, quelque part à Rye, pense elle aussi à cette terrible veille de Noël de 1903 où tout a basculé. Elle essaie de chasser l’image qui l’accompagne depuis son enfance, mais elle ne le peut pas. Ses pensées reviennent à l’objet découvert ce soir-là dans la chambre du révérend Parker : une paire de lunettes en écaille, brisées et tachées, cachées dans un tiroir et jetées parmi les cadeaux de Noël. Ces lunettes étaient celles que Harry Jones portait au moment de sa mort et elles avaient été recherchées dans le cadre de l’enquête sur le meurtre. Cette découverte avait provoqué l’effondrement de sa famille et pouvait avoir conduit un homme à être condamné à mort. Posie se demande alors ce que ces lunettes signifiaient réellement. Rosa Parker avait-elle été liée à Harry Jones, avait-elle espéré grâce à lui une vie plus excitante ailleurs, ou avait-elle été impliquée d’une manière quelconque avec Benito Rossoli également. Benito avait-il simplement été un ami fidèle devenu important pour elle plus tard. Et surtout, qu’avait réellement fait le révérend Parker. Posie s’interroge sur la possibilité que son père, habituellement calme et mesuré, ait pu être poussé par la jalousie ou la douleur à commettre un acte terrible. Pourtant, elle peine à croire qu’il ait pu devenir un meurtrier. Le mystère est resté enfoui pendant des années, car personne n’en parlait jamais, ni Richard, ni son père, qui avaient continué leur vie comme si rien ne s’était passé. Maintenant que le révérend Parker est mort, les réponses semblent impossibles à retrouver. Épuisée par cette nuit remplie de souvenirs, de fantômes et de révélations, Posie essuie une larme, se couche et éteint la lumière, consciente que le retour d’une mère disparue est un bouleversement de plus qu’elle doit affronter.