Au téocali du Blood’s Son, Valentin s’éveille peu avant l’aube et presse don Pablo et Schaw de se préparer pour le départ.
En bas de la structure, ils retrouvent Curumilla qui, prévoyant, a pris l’initiative de seller quatre chevaux. Bien que don Pablo rappelle qu’ils devaient initialement traquer la piste à pied, Valentin choisit de faire confiance à l’instinct éprouvé de son compagnon araucan. Le groupe se met en selle et galope vers les rives du Rio-Gila. Après deux heures d'une course rapide à travers les sentiers complexes de la prairie, ils atteignent le fleuve au moment où le soleil se lève.
Alors que Valentin s'apprête à planifier la recherche de la piste du Cèdre-Rouge, des cris retentissent à une demi-lieue d’eux. Les chasseurs découvrent avec stupeur une troupe d'Apaches en pleine agitation sur la berge opposée. Curumilla repère immédiatement doña Clara au milieu du tumulte. Sans hésiter, Valentin et ses compagnons se jettent à l'eau avec leurs montures sous une pluie de flèches pour voler au secours de la jeune fille. Au même moment, un contingent de guerriers apaches, de retour d'une chasse aux bisons, traverse également le fleuve pour couper la retraite aux fugitifs. La Plume-d’Aigle, comprenant que la plaine ouverte condamnerait sa compagne, change de tactique et oblique vers le fleuve pour se retrancher sur l'un de ses îlots boisés.
Devinant la manœuvre du chef coras, Valentin ordonne une attaque surprise pour faire diversion. Les quatre chasseurs virent de bord et chargent les Apaches avec de vigoureux hourras, abattant plusieurs guerriers à coups de rifle. Cette diversion providentielle offre aux fugitifs le répit nécessaire pour atteindre un îlot d’une centaine de mètres de circonférence, situé au milieu du Gila. Le sauvetage de doña Clara réussi, Valentin ordonne la retraite vers l’île. Cependant, son cheval, criblé de flèches, s'effondre brutalement sur la berge. Les Apaches se ruent sur le Français pour le scalper, mais Valentin se relève, utilise le corps de sa monture comme rempart, et fait feu de toutes ses armes.
Bientôt à court de munitions, le chasseur retourne son rifle et s’en sert comme d’une massue. Bien qu’indemne grâce à la cohue des Indiens qui se gênent entre eux, Valentin s'épuise et son arme se brise. Alors qu’il est sur le point de succomber, don Pablo, Schaw et la Plume-d’Aigle quittent l'îlot pour charger les assaillants, tandis que Curumilla charge son ami évanoui sur ses épaules. Après une mêlée acharnée, les défenseurs parviennent à regagner l'îlot. Valentin reprend rapidement ses esprits, sain et sauf. Constatant que leurs adversaires sont désormais hors de portée, les Apaches cessent le combat et se retirent. Les chasseurs profitent du reste de la journée pour fortifier solidement leur refuge insulaire.