La nuit tombe sur le Rio-Gila, enveloppant l'îlot d'une obscurité totale. Sur les deux rives, le nombre de guerriers apaches augmente rapidement et de grands feux de bivouac sont allumés. La situation des fugitifs est critique : leurs munitions se réduisent à une vingtaine de charges et leurs vivres à quelques poignées de maïs et de pemmican. Pour ne pas révéler leur position exacte, Valentin et ses compagnons s'embusquent dans les taillis sans allumer de feu, veillant sur doña Clara qui s'est endormie de lassitude.
Depuis la berge, le chef Chat-Noir et un autre sachem agitent leurs robes de bison pour demander à parlementer. Malgré le scepticisme de Valentin, don Pablo, la Plume-d'Aigle et Curumilla estiment qu'il faut écouter leurs propositions. Prudent, Valentin confie son rifle à don Pablo et s'avance à l'extrémité de l'île pour recevoir les deux émissaires indiens, qui traversent le fleuve sur un léger radeau. Chat-Noir expose alors la situation avec assurance : encerclés par des centaines de guerriers, privés de pirogues et bientôt à court de ressources, les blancs n'ont aucune issue. Il propose de les laisser repartir libres vers leur nation à une seule condition : lui livrer immédiatement le Lys blanc (doña Clara) et le guerrier coras.
Valentin rejette instantanément cette offre avec mépris, rappelant que doña Clara est libre de droit et qu'il refuse de commettre la lâcheté de livrer son ami Moukapec à une mort certaine par la torture. Alors que la tension monte et que Chat-Noir profère des menaces, la Plume-d’Aigle surgit du groupe. Prêt à se sacrifier pour honorer le serment de protection fait au père de la jeune fille, le Coras annonce sa décision de se livrer. Valentin et don Pablo s'y opposent avec force, mais l'Indien s'apprête fermement à suivre les Apaches.
C'est alors que doña Clara s'éveille et intervient résolument. Elle refuse catégoriquement les conditions des ravisseurs et somme la Plume-d'Aigle, au nom de son père, de rester parmi eux. Elle lui démontre avec clairvoyance que son sacrifice serait inutile, les Apaches cherchant simplement à éliminer leur meilleur défenseur pour mieux les exterminer ensuite. Ému et convaincu, le Coras cède et annonce aux émissaires qu'il reprend sa liberté, rompant définitivement tout lien d'hospitalité avec leur tribu. Face à ce refus, Chat-Noir et son compagnon lancent d'un ton glacial des insultes et des promesses de mort, jurant de scalper les blancs avant l'aube. Valentin réplique par de cinglants sarcasmes, rappelant la portée de leurs carabines, avant de renvoyer les deux chefs sur leur radeau.