Gustave Aimard

Chapitre 4

LES PIRATES DES PRAIRIESRésumé 🇫🇷 Français

Une seconde troupe, menée par Valentin Guillois et composée de Curumilla, du général Ibañez, de don Miguel Zarate et de son fils Pablo, s'enfonce dans le désert. Contrairement au Cèdre-Rouge, ces cinq hommes ne cherchent pas d'or, mais la vengeance et la délivrance de la fille de don Miguel, enlevée par des bandits. Profitant de la chaleur écrasante du milieu de la journée, la troupe fait une halte stratégique dans une clairière ombragée, traversée par un ruisseau, tandis que le silencieux Curumilla s'installe en sentinelle pour veiller sur leur sécurité. Valentin profite de ce moment de répit pour tenir conseil et parler avec franchise à ses compagnons blancs. En vieux coureur des bois aguerri, il les met en garde contre les dangers extrêmes du désert, qui incluent la faim, la soif, les bêtes fauves et les ennemis de toutes origines. Craignant que les Mexicains, habitués au luxe, ne puissent pas supporter cette vie de privations et ralentissent la poursuite, il leur propose loyalement de rebrousser chemin vers la frontière toute proche, s'engageant à retrouver l'enfant avec le seul appui de Curumilla. Don Miguel, profondément touché mais résolu, refuse catégoriquement de reculer et réaffirme sa détermination absolue. Valentin expose alors son plan de campagne basé sur la ruse. Face aux forces du Cèdre-Rouge, qui s'alliera certainement aux Apaches et aux pirates des prairies, le chasseur prévoit de s'assurer l'appui des Comanches et du cacique des Coras. Il insiste également sur la nécessité de faire un détour de deux jours pour sceller une alliance avec le Loup-Jaune, chef d'un village navajo, avant que leurs ennemis ne le fassent. Malgré l'inquiétude des Mexicains face à ce retard, ils acceptent la stratégie du guide. Leur discussion est soudainement interrompue par Curumilla, dont l'ouïe exercée perçoit un danger imminent. Le groupe se dissimule dans les fourrés et assiste à une course-poursuite désespérée : un cavalier blanc, monté sur un cheval épuisé, tente d'échapper à une trentaine de guerriers indiens. L'inconnu se défend avec une bravoure héroïque, abattant un ennemi à chaque fois qu'il retourne son fusil. Admiratifs devant son courage, don Miguel et ses compagnons décident d'intervenir pour empêcher son massacre. Valentin ordonne à sa troupe de se mettre en selle tout en restant invisible derrière la végétation. Il attend patiemment que les poursuivants, identifiés comme des Apaches, arrivent à portée de fusil. Au moment critique, juste après le passage de l'inconnu, Valentin donne l'ordre de tirer. Cinq coups de feu éclatent simultanément, abattant instantanément cinq guerriers indiens et créant une diversion salvatrice.