Gustave Aimard

Chapitre 9

LES PIRATES DES PRAIRIESRésumé 🇫🇷 Français

Doña Clara, de nouveau captive du Cèdre-Rouge, sombre dans le désespoir en s'enfonçant dans le désert au milieu d'hommes brutaux. Bien que le squatter feigne de l'ignorer, il a ordonné qu'elle soit épargnée. Confiée à la mégère Bethsy et à sa fille Ellen, Clara trouve en cette dernière une alliée inattendue. Élevée dans la rudesse, Ellen fait preuve d'une délicatesse touchante et gagne rapidement la confiance et l'amitié de la prisonnière. Le Cèdre-Rouge observe cette complicité d'un œil favorable, car Ellen est la seule créature qu'il aime d'un amour absolu, et il voit en elle le geôlier le plus sûr pour sa captive. Après avoir espionné Fray Ambrosio et Garote, Ellen retourne à la hutte et surprend une conversation secrète entre Clara et la Plume-d'Aigle. L'Indien s'est glissé dans la cabane alors que Bethsy dort dehors. Il décline sa véritable identité : il est Moukapec, grand chef des Coras, reconnaissant envers la famille de Clara. Il lui révèle que son village n'a pas été détruit par les Apaches, mais par les chasseurs de chevelures. Moukapec jure de la sauver et profite de l'absence du Cèdre-Rouge pour planifier leur évasion. Clara accepte courageusement de le suivre au premier signal. Soudain, Ellen intervient et, loin de les trahir, déclare qu'elle a tout entendu et qu'elle souhaite fuir avec eux, ne pouvant plus supporter cette existence. Moukapec dissimule une sinistre joie sous une apparente impassibilité. Ellen prend alors la direction des opérations et interroge le chef sur l'existence d'un refuge. L'Indien mentionne un village coras situé à deux jours de marche vers le nord-ouest. Ellen ordonne à Moukapec de quitter le camp immédiatement pour rallier les guerriers de sa tribu et venir à leur rencontre afin de les protéger d'une éventuelle poursuite des gambusinos. Le chef accepte et fixe le rendez-vous quatre heures après leur départ, prévu au premier chant du hibou. Moukapec salue les jeunes filles, se glisse hors du camp à l'insu des sentinelles canadiennes et traverse le fleuve Gila à la nage après avoir fixé ses vêtements sur sa tête. Restée seule avec Clara, Ellen la presse de se reposer en prévision des fatigues du lendemain avant de s'éclipser pour finaliser les préparatifs. Rassérénée, la jeune Mexicaine adresse une fervente prière à Dieu puis s'endort sur sa couche de feuilles sèches.