L.B. Hathaway

15. Une nuit de révélations cachées

Murder in Venice: A totally addictive 1920s historical cozy mystery (The Posie Parker Mystery Series Book 6)Résumé 🇫🇷 Français

Après leur discussion tendue au bord du canal, Posie et Alaric reprennent le chemin du pensionnat sous la pluie, encore bouleversés par les secrets qui les entourent. Ils s’arrêtent un moment sur un petit quai du Campo San Vio pour regarder le Palais Romagnoli, détruit par l’incendie, dont il ne reste qu’une carcasse sombre et fumante. Les pompiers ont abandonné la lutte et le bâtiment semble être devenu une maison vide et hantée. Posie tente de rassurer Alaric en lui rappelant que personne n’a été blessé et qu’il a réussi à récupérer le coffre de Dickie, mais elle remarque que son fiancé reste troublé et que sa main tremble. Alaric finit par reprendre ses esprits et affirme que ce n’est qu’un bâtiment, ajoutant que Salvarocca, un homme qu’il juge fiable, saura probablement régler les conséquences de l’incendie. Il mentionne également que Salvarocca connaît Richard Lovelace grâce à une ancienne affaire policière à Rome, ce qui éveille la méfiance de Posie. Elle trouve étrange que tant de personnages de leur entourage semblent reliés par des relations inattendues. Sur le chemin du retour, Posie aperçoit une silhouette noire entrer dans le pensionnat de Mrs Persimmon. Alors qu’elle croit retrouver enfin un peu de calme avec Alaric, celui-ci lui annonce brusquement qu’il devra partir de son côté le lendemain et qu’elle devra visiter Venise seule. Il explique qu’il doit retrouver quelque chose d’important et de précieux. Posie suppose d’abord qu’il s’agit de remplacer des objets perdus dans l’incendie, mais elle comprend rapidement que son explication ne suffit pas. Lorsqu’ils arrivent devant la porte du pensionnat, Alaric refuse de monter avec elle et prétend devoir repartir immédiatement. Posie est blessée et frustrée, car elle ne comprend pas pourquoi il doit encore s’éloigner après leur récente réconciliation. Elle refuse de l’attendre docilement et lui demande une explication avant qu’il ne revienne dans sa chambre. Face à son silence, sa colère éclate. Elle lui dit qu’elle ne veut plus le voir, peut-être même pas le lendemain ni après, puis elle entre seule dans le bâtiment, laissant Alaric sous la pluie et dans l’obscurité. Dans le vestibule du pensionnat, Posie découvre que Lucy Christie est également revenue de l’extérieur. Lucy lui explique qu’elle était sortie chercher un médicament pour Bella Alladice, qui souffre encore de violents maux de tête. Contrairement à Posie, Lucy est restée au sec grâce à une grande cape imperméable mise à disposition des clients. Elle remarque l’état de Posie, trempée et frigorifiée, et lui propose de l’aider. Comme il est trop tard pour obtenir un bain chaud, Lucy lui offre une petite flasque en argent contenant une liqueur qui pourrait la réchauffer ou l’aider à dormir. Pendant que Lucy se tient près du téléphone et du registre des appels, Posie ressent de nouveau cette étrange impression d’être observée. Elle croit apercevoir un mouvement dans l’ombre près du porte-chapeaux, comme si quelqu’un d’autre se trouvait dans le hall, mais elle décide finalement que ce n’est probablement qu’un courant d’air provoqué par la tempête. Cependant, son instinct reste en éveil et elle revient à la question qui l’obsède depuis le début de la soirée, celle des appels de Stefan Löhri. Posie demande alors à Lucy, qui maîtrise l’italien, de contacter l’opérateur téléphonique pour vérifier les communications passées depuis le pensionnat. Après un échange rapide en italien avec l’opérateur de Rome, Lucy découvre que trois appels ont bien été effectués ce soir-là, mais qu’ils n’étaient pas reliés à la Suisse comme Posie l’avait cru en consultant le registre. Les appels étaient en réalité destinés à Londres, à Whitehall. Cette révélation confirme que Stefan Löhri cache quelque chose et que son histoire de simple vendeur suisse ne correspond probablement pas à la réalité. Posie remercie Lucy et inscrit son nom dans le registre afin de payer l’appel plus tard. De retour dans sa chambre, elle tente de se calmer après cette soirée éprouvante. Elle enlève ses vêtements mouillés, enfile son pyjama, cache sa tenue de mariage sous le lit et s’installe sur son lit inconfortable. Le bruit de la pluie, des gouttières et des rues sombres de Venise l’empêche de trouver le repos. Elle boit une gorgée de la liqueur de Lucy, dont le goût lui paraît étrange mais agréable, presque familier, puis remarque sur la flasque une gravure ancienne portant les lettres AA. Avant de s’endormir, Posie repense à toutes les personnes rencontrées depuis son arrivée. Elle songe à Bella Alladice, probablement seule avec sa peur et ses mystérieux messages menaçants, à l’homme blond qui semble mentir sur son identité et recevoir des ordres venus de Londres, ainsi qu’à Lucy Christie, Dickie Alladice, Roger Valentine et les autres membres du groupe réuni à Venise. Elle a le sentiment que chacun d’eux dissimule une partie de la vérité et qu’aucun ne peut être considéré comme totalement fiable. Alaric lui-même reste pour elle une énigme à cause de son comportement, de Silvia Hanro et de ses explications incomplètes. Alors que le sommeil finit par l’envahir, quelqu’un frappe deux fois à sa porte. Pensant qu’il s’agit d’Alaric venu tenter de s’expliquer, Posie lui ordonne de partir. Mais une voix grave et légèrement accentuée lui répond que ce n’est pas son fiancé. Reconnaissant cette voix, Posie se lève aussitôt, mais lorsqu’elle ouvre la porte, deux mains puissantes l’empoignent et l’entraînent violemment hors de sa chambre.