L.B. Hathaway

16. Le secret du faux prêtre

Murder in Venice: A totally addictive 1920s historical cozy mystery (The Posie Parker Mystery Series Book 6)Résumé 🇫🇷 Français

Posie découvre que l’homme qui l’a enlevée de sa chambre est le mystérieux homme blond qu’elle avait déjà rencontré presque deux ans auparavant, lorsqu’il était déguisé en prêtre. Malgré son entrée clandestine et son comportement secret, elle lui fait confiance en raison de l’aide qu’il lui avait apportée dans le passé. L’homme lui demande de le suivre jusqu’à sa chambre cachée dans une partie isolée du pensionnat de Mrs Persimmon, loin des autres occupants. Ils traversent des couloirs sombres puis atteignent une petite pièce située dans un ancien local de blanchisserie. Posie découvre qu’il ne s’agit pas vraiment d’une chambre, mais d’un espace dissimulé où l’homme vit avec très peu d’affaires : un lit étroit, quelques livres, des crayons, des lunettes et une valise de voyage. Il lui explique qu’il a obtenu cet endroit en prétendant être asthmatique et avoir besoin d’un lieu sec, mais que la véritable raison de son choix est son emplacement stratégique. Une grande fenêtre donne sur une terrasse ancienne offrant une vue directe sur le Grand Canal et surtout sur le Palais Romagnoli incendié. Des jumelles posées près de la fenêtre révèlent qu’il observait le bâtiment depuis cette cachette. L’homme blond, trempé et frigorifié, demande à boire dans la flasque que Posie tient encore à la main. En goûtant la liqueur, il se plaint de son étrange saveur d’amande et comprend qu’elle provient probablement de Bella Alladice, qui apprécie particulièrement ce parfum. Posie réalise alors pourquoi la boisson lui semblait si familière et explique qu’elle appartenait à Lucy Christie. La conversation devient ensuite une confrontation sur leur identité respective. Posie lui reproche d’avoir espionné sa discussion avec Alaric près de la Customs House et de l’avoir suivi dans le pensionnat. L’homme reconnaît qu’il l’observait et qu’il a décidé de lui parler parce qu’il craignait qu’elle ne découvre son secret. Il lui révèle que, contrairement à ce qu’il avait laissé croire, il n’est pas un simple vendeur de montres suisse. Posie se souvient alors de leur précédente rencontre à Maypole Manor, lors d’une affaire dangereuse où il s’était présenté comme le père Moriarty, un prêtre du Kent. Elle se rappelle aussi qu’il avait ensuite admis être le docteur Matthias Brenner, un médecin allemand spécialisé dans les poisons, et qu’Inspector Lovelace avait vérifié ses documents après l’affaire. Pourtant, elle comprend maintenant qu’aucune de ces identités n’était totalement vraie. L’homme explique à Posie qu’il n’avait pas inventé seul ces histoires : il suivait des ordres et avait reçu de faux documents, notamment une fausse photographie destinée à rendre son identité crédible. Il lui révèle finalement son véritable prénom, Max, mais refuse de donner son nom de famille. Il raconte son passé de médecin allemand. Formé à Berlin, il avait été contraint pendant la guerre de participer au développement de gaz toxiques, une expérience qui l’avait profondément marqué. Après avoir demandé un transfert, il avait été envoyé comme médecin militaire sur le front, où il avait soigné des soldats blessés. Lors de la bataille de Messines en 1917, il avait pris en charge un officier anglais grièvement blessé, un homme qu’il avait soigné toute une nuit en lui promettant de l’aider à rentrer chez lui. Cet officier portait un crucifix et une médaille de Saint Christophe, et Max lui avait confié son propre désespoir face à son rôle dans la guerre et son désir de quitter cet enfer. Peu après, alors qu’il travaillait encore dans un hôpital militaire, Max avait été convoqué par des hommes qui l’avaient emmené à cheval puis forcé à monter sur un bateau. Des agents britanniques lui avaient alors proposé de rejoindre une organisation secrète, sous la menace d’une arme. Il avait accepté de devenir un agent travaillant pour les intérêts britanniques, chargé notamment de surveiller les trafics clandestins et les ventes internationales d’armes. Max explique à Posie qu’il ne travaille ni pour MI5 ni pour MI6, mais pour une organisation indépendante qui collabore parfois avec eux. Son passé allemand fait de lui un agent particulièrement utile, car il peut enquêter sur d’éventuels espions ou réseaux étrangers. Il affirme cependant qu’il ne pourra jamais revenir dans son pays, où il serait considéré comme un traître. Posie lui demande alors s’il a déjà retrouvé l’officier anglais qu’il avait sauvé à Messines. Max raconte qu’il a seulement cru l’apercevoir une fois dans un couloir de Whitehall, des années plus tard, reconnaissant son visage marqué par des cicatrices. Il n’a jamais su qui était cet homme ni pourquoi leurs destins avaient été liés. Posie lui demande ensuite ce qu’il fait à Venise, mais Max refuse de révéler les détails de sa mission. Il précise seulement qu’elle est courte, urgente et sans rapport direct avec elle. Alors que Posie s’apprête à partir, Max lui demande de regarder avec lui à travers ses jumelles. Il lui montre des lumières qui apparaissent dans les ruines du Palais Romagnoli. Posie pense d’abord qu’il s’agit simplement d’hommes envoyés par la police pour surveiller le bâtiment, mais Max lui rappelle que l’endroit est trop dangereux pour qu’un commissaire y envoie ses hommes. Il lui révèle alors que ce qu’elle voit correspond probablement à l’activité mystérieuse qu’Alaric lui a cachée lorsqu’il a refusé de rentrer avec elle au pensionnat. Selon Max, Alaric se trouve dans le palais en train de chercher ce qu’il prétendait devoir retrouver, quelque chose de précieux. Posie est bouleversée par cette révélation et comprend qu’Alaric lui dissimule encore des choses. Avant qu’elle parte, Max l’avertit qu’une forme de mal règne dans le pensionnat et qu’une menace plus personnelle semble peser sur elle. Il critique également Alaric, qu’il juge incapable de prendre de bonnes décisions et indigne de Posie. Lorsqu’il lui affirme que le mariage prévu jeudi n’aura peut-être pas lieu et qu’Alaric serait incapable de lui dire la vérité, Posie se met en colère et défend son fiancé. Elle quitte la pièce sans vouloir entendre davantage. En retournant vers sa chambre, elle aperçoit Lucy Christie entrer discrètement dans celle de Roger Valentine, ce qui ajoute encore un nouveau mystère à cette nuit déjà pleine de révélations. De retour dans sa chambre, Posie ferme la porte à clé, épuisée et troublée par tout ce qu’elle vient d’apprendre.