L.B. Hathaway

21. Les secrets du couloir

Murder in Venice: A totally addictive 1920s historical cozy mystery (The Posie Parker Mystery Series Book 6)Résumé 🇫🇷 Français

Max emmène Posie à l’étage du palais Romagnoli, dans le couloir où se trouvent les chambres des membres les plus importants du groupe. Il s’arrête devant la porte d’Alaric et l’ouvre avec son passe-partout. Posie trouve presque ironique de pénétrer enfin dans la chambre de son fiancé, mais de manière clandestine et accompagnée d’un autre homme. La pièce est vaste, élégamment meublée et parfaitement rangée. Elle découvre sans surprise le sac de voyage en cuir d’Alaric déjà préparé près du lit, avec une étiquette indiquant Constantinople ainsi que ses documents de voyage britanniques. Elle comprend immédiatement qu’il n’y a rien d’autre à chercher, car Alaric n’a laissé aucun objet personnel derrière lui. Cette preuve confirme qu’il avait prévu de partir et renforce les doutes de Posie sur ses véritables intentions. Dans le couloir, Posie demande à Max ce qu’il a appris sur les autres membres du groupe malgré son conseil de rester à l’écart de l’enquête. Après quelques hésitations, il accepte de partager ses découvertes. Il explique que Dickie Alladice est un homme très prudent qui garde ses affaires sous clé et possède même un coffre que son passe-partout n’a pas permis d’ouvrir. Il parle ensuite de Lucy Christie, dont la chambre révèle une vie modeste mais pas totalement dénuée de passé. Max a trouvé une boîte à chapeaux brûlée contenant de vieilles lettres, des souvenirs et des reçus de mandats mensuels envoyés en Angleterre, à une maison de soins située dans le nord du pays. Posie suppose qu’il s’agit d’un soutien financier destiné à un proche âgé, ce qui correspond à l’image généreuse qu’elle a de Lucy. Les informations concernant Roger Valentine sont en revanche beaucoup plus troublantes. Max a découvert que le secrétaire possède un appareil photo Leica coûteux, probablement utilisé pour photographier des sujets qui l’intéressent ou qui pourraient lui rapporter quelque chose. Il conserve également plusieurs photographies dans un dossier vert contenant des éléments personnels suspects. Max révèle que Roger cherche activement un nouvel emploi et a envoyé de nombreuses candidatures pour des postes similaires au sien. Cependant, ses références sont fausses et aucun de ses anciens emplois ou employeurs ne peut être vérifié. Selon Max, Roger est un homme intelligent mais un imposteur, et il se dit surpris que Bella Alladice ait accepté ses mensonges. Posie se demande alors si Bella avait découvert la vérité et si cela pouvait expliquer le départ prévu du secrétaire. Max ajoute un détail encore plus mystérieux concernant Roger. Dans le même dossier, il a trouvé des mandats réguliers envoyés par Lucy Christie depuis l’année précédente, toujours pour de petites sommes identiques. Posie est déconcertée, car elle pensait que Lucy et Roger étaient simplement proches. Max envisage plusieurs possibilités, mais Posie finit par soupçonner que Roger pourrait faire chanter Lucy. Les montants sont faibles, mais ils représentent une part importante du maigre salaire de Lucy. Max précise toutefois que Roger n’a jamais encaissé ces mandats et qu’il possède déjà une réserve d’argent importante. Il a récemment reçu une somme équivalant à plusieurs années de salaire, provenant d’un compte privé à Venise. Cette transaction a eu lieu au moment même où il cherchait un autre emploi, ce qui rend sa situation encore plus suspecte. Posie interroge ensuite Max au sujet d’Aunt Minnie. Celui-ci réagit avec étonnement face à l’image de vieille dame douce qu’elle donne habituellement. Il révèle avoir lu son journal intime, son seul bien personnel, et y avoir découvert une profonde hostilité envers les Alladice, en particulier Bella. Aunt Minnie accuse Bella d’être responsable de sa pauvreté et de l’avoir rendue impopulaire auprès des dames respectables d’un club anglais de Venise qu’elle apprécie beaucoup. Son journal exprime constamment son ressentiment et contient également des jugements très négatifs sur Roger et Lucy. Max avoue avoir été frappé par la méchanceté qui transparaît dans ces pages, mais il reconnaît ne pas savoir si ces pensées ont réellement conduit à des actes criminels. Il conseille à Posie de transmettre simplement ses soupçons à la police et de ne pas chercher elle-même à résoudre l’affaire. Avant qu’ils ne se séparent, Max rappelle à Posie qu’elle devrait quitter Venise et lui demande d’enlever les précieux bijoux qu’elle porte. Posie décide alors de lui confier ses boucles d’oreilles en saphir. Elle explique que, dans son métier d’espion, il pourrait avoir besoin d’argent ou d’un objet de valeur à échanger. Max accepte sans protester et range les bijoux dans un compartiment secret de sa valise. En échange, il lui offre un cadeau qu’il a acheté pour elle au marché du Rialto le matin même : un collier de perles en verre de Murano rose pâle, décoré de petits motifs dorés. Ce bijou simple contraste avec les pierres précieuses qu’elle vient de lui donner, mais il touche profondément Posie, qui retrouve enfin un sourire. Alors qu’elle s’apprête à descendre, Max la rappelle une dernière fois pour lui parler de la flasque en argent qu’ils avaient vue la veille. Il lui rappelle que Posie lui avait donné cette flasque à boire et que Lucy lui avait dit qu’elle appartenait à Bella Alladice. Or quelqu’un a utilisé cette même flasque pour introduire le poison qui a tué Bella. Max insiste pour que Posie révèle ce détail à la police. Après son départ, Posie réfléchit à cette possibilité. La flasque portait les initiales AA, probablement celles d’Annabella Alladice, et Lucy l’avait empruntée à son employeuse avant de la prêter à Posie puis de la rendre le matin même. Posie refuse pourtant de croire facilement à la culpabilité de Lucy, qu’elle considère comme une personne bienveillante. Elle se demande néanmoins ce que Lucy a réellement obtenu chez l’apothicaire la veille au soir, si la bouteille sombre contenait l’acide prussique et quel rôle les différents hommes du groupe peuvent jouer dans cette affaire. Elle comprend que chacun cache des secrets, mais que cela ne signifie pas forcément que chacun est un meurtrier. Soudain, Posie entend le téléphone sonner dans le vestibule. Comme personne n’est disponible pour répondre, elle descend rapidement et décroche. Après quelques mots échangés en italien, elle demande que la communication soit établie. L’opérateur international lui annonce alors que Londres appelle et que Scotland Yard souhaite lui parler. Posie espère que cet appel lui apportera enfin des informations utiles sur l’affaire.