L.B. Hathaway

22. Les révélations de Scotland Yard

Murder in Venice: A totally addictive 1920s historical cozy mystery (The Posie Parker Mystery Series Book 6)Résumé 🇫🇷 Français

Posie découvre une agitation inhabituelle devant l’entrée du Campo. La porte est entrouverte, des flashs éclairent l’extérieur et des policiers vénitiens se pressent près du quai de Campo San Vio. Elle pense d’abord que la presse locale a appris la mort de Bella Alladice et cherche un scoop, mais elle remarque bientôt que les policiers et les experts semblent hésiter sur la direction à prendre, regardant plutôt vers le palais de l’autre côté du canal. Cette scène étrange est interrompue par l’appel attendu de Sergeant Rainbird, qui a obtenu les informations demandées par Posie sur les membres du groupe réuni à Venise. Elle prend rapidement des notes sans répéter les noms à voix haute, mais les premiers résultats ne correspondent pas entièrement à ses attentes. Les renseignements sur Bella Alladice et Dickie Alladice apportent peu d’éléments suspects. Bella apparaît comme une femme respectable, à jour dans ses obligations fiscales et associée comme directrice et actionnaire d’Alladice Holdings. Dickie n’a aucun passé militaire ni judiciaire, bien qu’il soit souvent en retard dans le paiement de ses impôts. Il est cependant connu pour ses dons importants à des œuvres caritatives, notamment des hôpitaux et des maisons de travail du nord de l’Angleterre. Les informations concernant Millicent Minnie Alladice sont en revanche plus surprenantes. Posie apprend que Minnie a été mariée à Henry Walters, un facteur et commerçant de la région de Burnley, en 1913, alors qu’elle était déjà dans la quarantaine. Elle ignorait totalement ce mariage et réalise qu’elle avait commis l’erreur de considérer Minnie comme une simple vieille fille. Rainbird lui explique que Walters avait fait faillite peu après leur mariage, après avoir accumulé de lourdes dettes auprès de la Poste, de son commerce et de bookmakers. Minnie n’a pas été déclarée en faillite, mais elle a dû supporter les conséquences financières de la situation avant que la famille Alladice ne règle les dettes. Son mari est ensuite mort pendant la guerre en France, laissant Minnie dans une situation difficile et provoquant chez elle une période de fragilité psychologique. Posie comprend que cette histoire explique peut-être certaines rancœurs de Minnie, mais elle ne trouve pas de preuve d’un mobile criminel évident. Les informations sur Lucy Christie sont beaucoup plus troublantes. Rainbird affirme qu’il n’existe aucune trace officielle d’elle : pas d’acte de naissance, pas d’emploi déclaré, pas de dossier de guerre, pas d’existence auprès des autorités fiscales. Selon lui, soit Lucy n’existe pas, soit elle n’est pas celle qu’elle prétend être. Posie est déconcertée, car elle sait que les changements d’identité existent, mais elle ne comprend pas pourquoi Lucy aurait choisi une telle dissimulation. Le cas de Roger Valentine révèle des éléments encore plus inquiétants. Rainbird apprend qu’il a étudié la chimie à Oxford avec d’excellents résultats et qu’il a travaillé pour le gouvernement britannique pendant la guerre sur des recherches chimiques hautement confidentielles. Posie se demande s’il s’agissait de travaux liés aux gaz toxiques, ce qui lui rappelle le rôle de Max dans un domaine similaire. Rainbird explique ensuite que Roger a été soupçonné de sabotage : plusieurs laboratoires où il travaillait ont connu des accidents, explosions, incendies ou disparitions de documents chaque fois que des découvertes importantes semblaient proches. Il a été accusé de trahison et soupçonné d’être payé par les Allemands, mais faute de preuves suffisantes il a seulement été emprisonné pendant la durée de la guerre pour négligence professionnelle. À sa sortie, il lui était interdit de travailler à nouveau comme chimiste ou pour le gouvernement. Depuis, Roger a exercé différents emplois, principalement comme secrétaire, en cachant probablement son passé compromettant. Rainbird remarque que plusieurs de ses postes se sont terminés brusquement avec d’importantes sommes d’argent versées à leur conclusion. Il suppose que Roger faisait chanter ses employeurs pour obtenir ces paiements. Posie est frappée par l’accumulation des éléments contre lui : chimiste spécialisé, connaissances en poisons, passé trouble et possible chantage. Elle demande ensuite des informations sur Alladice Holdings, mais Rainbird lui explique que les dossiers de l’entreprise sont temporairement indisponibles car ils sont en cours de révision auprès des autorités. Cette coïncidence intrigue Posie, mais elle n’a pas le temps d’y réfléchir car le téléphone sonne de nouveau. Cette fois, l’appel vient de Sidney, qui travaille depuis Londres sur le testament retrouvé à Somerset House. Il explique à Posie qu’il a essayé de la joindre depuis un moment et qu’il se souvient parfaitement des détails du document. Le testament de John Alladice est très court et semble avoir été écrit avant son départ pour la France pendant la guerre. John précise que, même si les gens pensent qu’il est riche, sa fortune personnelle est limitée car l’essentiel de ses biens appartient à l’entreprise familiale. Son seul véritable trésor est un diamant solitaire ayant appartenu à sa mère. Il révèle qu’il aime une jeune femme mais qu’il n’ose pas lui demander de l’épouser, par peur d’être rejeté, et qu’il prévoit de lui faire sa demande après son retour de guerre. Il a cependant déjà envoyé la bague à cette femme et insiste pour que ses volontés soient respectées. John explique également qu’il possède de nombreuses actions de l’entreprise familiale. Comme il ne peut les léguer qu’à un membre de la famille Alladice, il hésite entre ses frères et sœurs, car les relations entre eux sont mauvaises. Finalement, il décide de laisser ses parts à Bella Alladice, à une condition précise : elle devra protéger la femme qu’il aime, lui assurer une vie confortable et prendre soin d’elle. Posie, surprise, se demande qui peut bien être cette mystérieuse jeune femme que Bella devait protéger. Sidney, fier d’avoir retenu le détail essentiel, lui donne alors le nom de l’héritière secrète. Lorsque Posie entend sa réponse, elle est stupéfaite : la femme aimée par John Alladice est Lucy Christie.