L.B. Hathaway

23. La vérité derrière Lucy

Murder in Venice: A totally addictive 1920s historical cozy mystery (The Posie Parker Mystery Series Book 6)Résumé 🇫🇷 Français

Cachée quelques instants après avoir reçu les révélations de Sidney, Posie tente de remettre de l’ordre dans ses pensées tandis que des masques de carnaval noirs tombés d’une étagère gisent à ses pieds. La nouvelle concernant le testament de John Alladice bouleverse complètement sa perception de Lucy Christie. La jeune femme n’est plus seulement la compagne mal payée et maltraitée de Bella, mais aussi celle que Johnny Alladice aimait et dont il avait voulu assurer la protection après sa mort. Selon ses dernières volontés, Bella devait prendre soin de Lucy et lui garantir une vie digne, mais elle semble au contraire avoir conservé les parts de l’entreprise familiale tout en maintenant Lucy dans une situation humiliante. Posie ne comprend pas pourquoi Bella a agi ainsi ni pourquoi Lucy a accepté de rester pendant six ans dans de telles conditions. Posie cherche une explication au comportement de Bella et pense immédiatement à la jalousie. Elle imagine que Bella, profondément attachée à son frère Johnny, a pu ressentir de la rancœur envers Lucy, la femme qui avait attiré son affection. Elle se souvient alors des paroles de Bella affirmant que Lucy avait l’habitude de voler des cœurs qui ne lui appartenaient pas. Cette phrase prend un nouveau sens et laisse entendre que les sentiments de Johnny n’étaient peut-être pas les seuls concernés. En revanche, Posie reste incapable d’expliquer pourquoi Lucy aurait supporté aussi longtemps cette injustice. La situation lui paraît être un enchevêtrement de rancunes, de secrets et de blessures anciennes liées à la guerre, qui continue d’influencer la vie des personnages plusieurs années après sa fin. Malgré sa compassion pour Lucy, Posie comprend qu’elle doit transmettre ces informations au Commissario Salvarocca. Bella lui avait demandé son aide et, même si elle n’a pas réussi à empêcher sa mort, elle peut encore contribuer à découvrir la vérité. Les nouveaux éléments rendent Lucy particulièrement suspecte aux yeux de Posie, car elle semble être la personne qui a le plus souffert directement des décisions de Bella. Posie se demande si les humiliations accumulées ont finalement poussé Lucy à agir, si elle a empoisonné la flasque d’argent avec de l’acide prussique et pourquoi elle aurait choisi ce moment précis après des années de patience. Cette possibilité lui est douloureuse, car elle apprécie Lucy et ressent désormais autant de pitié que de méfiance envers elle. Elle regrette aussi l’absence de Inspector Lovelace, dont les conseils rassurants lui reviennent à l’esprit. Elle imagine presque sa voix lui disant que l’affaire est un véritable chaos impossible à démêler, mais elle décide malgré tout d’aller parler à Salvarocca. En arrivant près de la salle à manger, Posie découvre Count Giancarlo assis devant la scène du crime, surveillé par deux policiers. Il paraît profondément affaibli, presque malade, avec une apparence très différente de son élégance habituelle. Posie suppose que la mort de Bella et les événements importants liés à l’évaluation d’assurance en cours ont contribué à son état. Dans la salle, les policiers chargés de la scène de crime emballent le corps de Bella dans une housse de toile. Posie rejoint Salvarocca, qui discute avec Doctor Alessandro, le médecin de police récemment arrivé. Ils examinent un porte-documents noir appartenant probablement à Bella. Posie le reconnaît immédiatement et demande où sont les documents qu’il devait contenir. Salvarocca lui répond qu’il n’y a justement aucun papier à l’intérieur, ce qui constitue un élément étrange. Posie se souvient pourtant qu’à son dernier contact avec Bella, lors du petit déjeuner, le porte-documents était rempli de nombreux dossiers que la comtesse devait étudier pendant longtemps. Elle suggère donc d’interroger Roger Valentine, qui avait préparé ces documents pour elle le matin même. Salvarocca lui apprend ensuite que Doctor Alessandro confirme le diagnostic de Max : Bella a bien été assassinée avec de l’acide prussique. Le chat de la comtesse est également mort, ayant probablement ingéré du poison répandu dans la pièce ou ayant léché le visage de sa maîtresse. Posie ressent un profond malaise face à cette cruauté. Le commissaire ajoute que le meurtrier a agi avec beaucoup de précaution, sans laisser la moindre empreinte identifiable. Cependant, le médecin pense pouvoir peut-être obtenir des traces sur le porte-documents noir. Posie leur explique alors que plusieurs personnes l’ont touché, puisqu’il était presque posé sur le visage de Bella lorsqu’ils ont découvert le corps. Les chances d’obtenir une empreinte précise semblent donc compromises. Profitant de leur présence, Posie décide de révéler tout ce qu’elle a appris depuis leur dernière conversation. Elle leur expose les informations recueillies auprès de Max et de Scotland Yard sur les membres du groupe Romagnoli : les secrets de Lucy, le passé douteux de Roger, les rancœurs de Minnie, les projets de départ d’Alaric et les circonstances entourant la flasque d’argent et les médicaments. Elle insiste particulièrement sur le fait qu’elle a vu la flasque gravée et la bouteille de médicament entre les mains de Lucy la veille au soir. Salvarocca l’écoute avec un mélange d’amusement, de surprise et d’incrédulité, reconnaissant que Posie semble avoir accompli une grande partie du travail d’enquête à sa place. Soudain, une voix retentit depuis l’entrée de la pièce. Chief Inspector Lovelace apparaît, élégant dans un costume bleu marine à fines rayures, portant une mallette et, de manière inattendue, les deux étranges masques de carnaval noirs que Posie avait fait tomber auparavant. Sa présence est totalement incongrue dans cette scène macabre, mais elle apporte à Posie un immense soulagement. Heureuse de retrouver enfin une figure familière et rassurante, elle s’élance vers lui les bras ouverts.