L.B. Hathaway

24. Les soupçons se referment

Murder in Venice: A totally addictive 1920s historical cozy mystery (The Posie Parker Mystery Series Book 6)Résumé 🇫🇷 Français

Chief Inspector Lovelace retrouve Posie et Salvarocca dans la salle du crime, provoquant une vive émotion chez le Commissario qui l’accueille avec une étreinte enthousiaste. Lovelace explique peu de choses avant de rejoindre l’enquête, car Salvarocca doit immédiatement retourner auprès des suspects réunis dans le salon. Tous les membres du groupe Romagnoli y sont présents, accompagnés du Count Giancarlo, de Mrs Persimmon et du personnel de la maison. L’atmosphère est lourde, les domestiques semblent effrayés et mal à l’aise, tandis que les invités boivent du brandy en attendant de savoir ce qui va se passer. Posie remarque qu’Alaric, lorsqu’il voit Lovelace entrer, ne manifeste aucune surprise mais semble plutôt soulagé, comme s’il attendait cette arrivée. Lovelace reprend son attitude professionnelle habituelle et observe silencieusement les personnes présentes. Salvarocca annonce alors officiellement que la mort de Bella Romagnoli fait désormais l’objet d’une enquête pour meurtre. Il explique que les médecins ont confirmé que Bella a été empoisonnée à l’acide prussique entre dix heures et dix heures trente du matin. Elle avait été vue vivante pour la dernière fois à neuf heures trente par Mrs Persimmon et Jones, puis retrouvée morte un peu plus d’une heure plus tard dans la salle à manger, où elle semblait être seule. Le Commissario demande si quelqu’un peut contester cette chronologie, mais personne ne répond. Il montre ensuite le porte-documents noir de Bella, désormais vide, et demande des explications. Roger Valentine reconnaît immédiatement l’objet comme appartenant à sa défunte employeuse. Il affirme l’avoir vu tôt le matin lorsque Bella le lui avait demandé, mais précise qu’il était alors rempli de documents, probablement une trentaine de pages. Interrogé sur leur contenu, Roger refuse de répondre devant les domestiques, invoquant la confidentialité due à son poste de secrétaire privé. Il ajoute qu’il doit contacter l’avocat personnel de Bella à Londres au sujet de son testament. Cette information surprend Dickie Alladice, qui pensait que les affaires de sa sœur étaient gérées par l’avocat local Mr Ennario. Roger explique que Mr Proudfoot du cabinet Pring and Proudfoot a préparé le testament et qu’il doit venir à Venise pour le lire une semaine après la mort de Bella. Posie remarque alors que Roger était peut-être sur le point de devenir l’ancien employé de Bella, ce qui lui vaut un regard hostile de sa part. Salvarocca demande ensuite à chacun de raconter ses mouvements entre le petit déjeuner et dix heures trente. Posie a déjà fourni son propre témoignage et le Count Giancarlo est exempté car il est resté avec le Commissario pendant toute la période. Dickie comprend alors qu’ils sont tous considérés comme des suspects. Aunt Minnie intervient en rappelant qu’un homme, Pietro Corsetti, avait déjà été arrêté pour son rôle dans l’incendie de la veille. Salvarocca lui explique que Corsetti sera bientôt relâché, car il était enfermé au moment du meurtre de Bella et ne peut donc pas être impliqué dans cette mort. Il précise que tous les occupants de la maison doivent désormais rester dans leurs chambres sous surveillance policière jusqu’à la réunion prévue à six heures. Alaric proteste vivement contre cette forme d’assignation à résidence, affirmant qu’il n’a rien à voir avec cette affaire et qu’il connaît à peine les autres invités. Il fournit néanmoins son emploi du temps : il serait parti tôt à pied vers la gare Santa Lucia, aurait pris son petit déjeuner dans un café appelé Fiorenza, puis serait revenu en passant par un magasin du Campo Rialto Nuovo où il aurait acheté un costume. Un reçu doit confirmer son histoire. Lucy Christie indique que ses déplacements correspondent à ceux de Posie. Aunt Minnie explique avoir pris son petit déjeuner seule dans sa chambre avant de rejoindre Dickie vers neuf heures. Tous deux seraient ensuite allés voir un notaire, Mr Ennario, dans le quartier juridique, avant de revenir vers la maison en passant par la place Saint-Marc. Dickie confirme son récit, ajoutant seulement qu’il n’avait pas pris de véritable petit déjeuner et qu’il avait été bouleversé en découvrant la mort de sa sœur. Lorsque vient le tour de Roger Valentine, la situation devient plus délicate. Il reconnaît ne pas avoir d’alibi précis. Il affirme être parti vers sept heures trente et avoir simplement marché seul dans le quartier du Dorsoduro pendant plusieurs heures pour réfléchir. Personne ne peut confirmer sa présence. Salvarocca lui demande de trouver une explication plus convaincante avant six heures, faute de quoi il devra se rendre au commissariat. Les témoignages de Mrs Persimmon, Jones et du personnel n’apportent aucun élément nouveau. Avant que tout le monde ne retourne dans ses chambres, Mrs Persimmon demande pourquoi Inspector Lovelace porte les deux masques de carnaval noirs qu’il avait récupérés. Elle explique qu’ils appartiennent à la maison et qu’ils étaient autrefois colorés de manière éclatante. Lovelace les lui rend et remarque que la peinture noire semble avoir été appliquée rapidement avec une matière semblable au charbon. Il suggère que la domestique pourra probablement les nettoyer. Posie remarque l’inquiétude de la jeune servante face à cette tâche et comprend que quelque chose autour de ces masques reste mystérieux. Alors que chacun s’apprête à partir, Salvarocca sort finalement la flasque en argent retrouvée sur la scène du crime. Les initiales AA brillent sur le métal et attirent immédiatement l’attention de tous. Il se tourne vers Lucy Christie et lui demande de confirmer si elle possédait cette flasque la veille au soir. Lucy reste silencieuse, mais son visage trahit la peur et un sentiment de trahison lorsqu’elle regarde Posie. Le Commissario affirme que l’acide prussique se trouvait probablement dans ce récipient et rappelle que Lucy a été vue avec cet objet. Dickie prend immédiatement sa défense, affirmant qu’elle n’aurait jamais pu être impliquée dans l’empoisonnement. Il reconnaît cependant que Lucy s’occupait des médicaments de Bella et qu’elle était allée chez l’apothicaire la veille, mais insiste sur le fait qu’elle n’aurait jamais eu accès à la liqueur de la comtesse. La réaction de Roger intrigue Posie lorsqu’il murmure presque pour lui-même « acide prussique, encore ». Elle se demande pourquoi ce type de poison semble avoir une importance particulière pour lui. Salvarocca exige une dernière fois que Lucy réponde. Comme elle garde le silence, il ordonne à un policier d’entrer. Le fonctionnaire lui passe les menottes et Lucy est emmenée hors du salon sous les regards stupéfaits de tous. Dickie proteste, convaincu que le Commissario se trompe, mais Salvarocca reste ferme. Il répartit les policiers chargés de surveiller chaque occupant et rappelle à chacun de rester dans sa chambre jusqu’à la réunion du soir.