L.B. Hathaway

30. Les secrets du palais brûlé

Murder in Venice: A totally addictive 1920s historical cozy mystery (The Posie Parker Mystery Series Book 6)Résumé 🇫🇷 Français

La réunion officielle n’a pas encore commencé lorsque Posie rejoint les autres occupants du palais, mais elle ressent immédiatement une atmosphère lourde d’angoisse. Elle remarque qu’Alaric, élégamment vêtu après s’être préparé, évite soigneusement son regard et semble rongé par l’inquiétude. L’enveloppe confidentielle posée près de lui et sa nervosité visible renforcent l’impression qu’il détient des informations graves. Contrairement aux habitudes précédentes, personne ne boit ce soir-là, et même Dickie Alladice, d’ordinaire plus léger, paraît extrêmement sérieux. Près de la porte, Salvarocca et l’inspecteur Lovelace échangent discrètement, avec une expression préoccupée. Posie comprend que de nouveaux éléments ont probablement été découverts concernant le meurtre de Bella et l’identité du meurtrier. Elle s’interroge également sur l’absence de Roger Valentine et apprend rapidement qu’il s’est échappé de sa chambre surveillée par la police. Lovelace explique que Roger a utilisé des draps noués pour descendre par la fenêtre et disparaître dans le brouillard de Venise. Ses capacités de marin et de gymnaste lui ont permis de réaliser cette fuite spectaculaire. Posie se souvient alors du jeune homme courant dans les ruelles sombres et de la remarque de Lucy Christie qui le décrivait comme quelqu’un de très intelligent, toujours capable de surprendre les autres. Le commissaire estime que cette évasion rend la situation très défavorable pour Roger, d’autant plus que la police a retrouvé dans sa chambre des objets qu’il tentait de brûler dans la cheminée, ce qui laisse penser qu’il cachait quelque chose. Les autorités lancent donc une recherche dans toute la ville, surveillant les gares et les sorties maritimes de Venise. Le commissaire annonce ensuite les dernières avancées concernant la mort de la comtesse Romagnoli. Lucy Christie est maintenue en détention pour interrogatoire et la police prévoit de l’arrêter officiellement dès le lendemain, car la flasque argentée associée à son nom contient bien du poison. Cette déclaration provoque un choc parmi les personnes présentes, notamment chez Dickie qui secoue la tête avec incrédulité. Posie refuse pourtant de croire complètement à la culpabilité de Lucy et espère encore que l’inspecteur Lovelace utilise une stratégie pour la protéger. Le commissaire indique ensuite que les invités seront bientôt libres de partir, leur conseillant toutefois la prudence face aux dangers du brouillard et aux nombreux visiteurs attendus à Venise. Il leur recommande même de rester au palais plutôt que de sortir. Lorsque Minnie Alladice demande avec insistance si elle peut partir immédiatement, Posie observe cette femme avec un regard nouveau. Elle pense aux secrets qu’elle semble détenir, à son influence sur Giancarlo Romagnoli et aux conséquences que la mort de Bella aura sur son avenir. Pourtant, le commissaire interrompt leur départ en annonçant qu’une autre affaire essentielle doit être révélée. Il explique que l’incendie du palais a permis de découvrir une pièce cachée derrière un ancien faux mur détruit par les flammes. Cette chambre secrète, dissimulée depuis des siècles et probablement datant du dix-huitième siècle, serait liée à l’époque de Casanova. La révélation bouleverse l’assemblée, surtout Minnie Alladice, qui reconnaît immédiatement la légendaire chambre de la Mariée au gui et affirme qu’elle savait qu’elle existait. Cette réaction confirme pour Posie que Minnie était depuis longtemps obsédée par l’existence de cet endroit mystérieux. Giancarlo Romagnoli, accablé par cette découverte, quitte brusquement la pièce et l’on entend dans le couloir qu’il est malade, tandis que personne ne vient lui porter secours. Posie cherche alors à comprendre pourquoi cette chambre secrète concerne directement les personnes présentes. Le commissaire révèle qu’elle se situe entre les appartements de la défunte comtesse et ceux occupés par Alaric, au-dessus du piano nobile. Elle remarque qu’Alaric serre fortement l’accoudoir de son fauteuil et qu’il a écrit sur sa main une indication mystérieuse, « FRARI. 7 AM », ce qui ajoute encore à ses interrogations. L’inspecteur Lovelace, de son côté, reste silencieux et fixe le sol, une attitude que Posie associe immédiatement à une mauvaise nouvelle. Elle se rappelle les histoires racontées par Lucy au sujet d’une jeune fille de la famille Romagnoli disparue autrefois alors qu’elle tentait de fuir le palais, ainsi que le message de menace évoquant un cadavre. Elle comprend que quelqu’un connaissait déjà l’existence de cette chambre avant sa découverte officielle. Lorsqu’elle demande au commissaire pourquoi les enquêteurs se sont intéressés à cette pièce, celui-ci révèle qu’ils y ont trouvé les restes brûlés d’une femme morte depuis environ cent cinquante ans. Tout indique qu’il pourrait s’agir de la victime originelle liée à la légende de la Mariée au gui. Cette découverte transforme une vieille histoire en réalité macabre et plonge les habitants du palais dans l’horreur. Posie ressent de la compassion pour Giancarlo, dont le monde s’effondre à mesure que les secrets de sa famille remontent à la surface, mais elle reste troublée par l’attitude de Lovelace, qui semble cacher une douleur supplémentaire. Le commissaire finit par révéler l’élément le plus terrible de la soirée. Dans la chambre secrète, les enquêteurs ont trouvé un second corps, celui d’une personne morte récemment dans l’incendie. Le feu devient donc une véritable scène de crime, car celui qui l’a provoqué a causé une mort et pourrait être poursuivi pour meurtre ou homicide involontaire. Pietro Corsetti, qui avait été libéré plus tôt dans la journée, doit être arrêté à nouveau et considéré comme impliqué dans cette affaire dramatique. Le commissaire explique que la victime était une femme qui avait probablement cherché refuge dans la chambre sans comprendre qu’elle entrait dans un piège mortel rempli de fumée toxique. Ému par cette histoire, il laisse apparaître des larmes en racontant qu’elle est morte en essayant désespérément d’atteindre la porte, suffocant dans d’atroces souffrances. L’inspecteur Lovelace pose une main réconfortante sur son épaule. Minnie Alladice pleure, Dickie reste debout en se tordant les mains, et Rita, la domestique, s’effondre en sanglots. Posie demande alors l’identité de la victime, mais au fond d’elle-même, elle comprend déjà qui était cette femme.