L.B. Hathaway

31. La vérité derrière Silvia

Murder in Venice: A totally addictive 1920s historical cozy mystery (The Posie Parker Mystery Series Book 6)Résumé 🇫🇷 Français

La découverte du second corps dans la chambre secrète révèle à Posie l’identité de la victime : Silvia Hanro, une célèbre actrice anglaise. Salvarocca explique qu’elle était méconnaissable et que seule une petite clé en forme de cœur attachée à un ruban a permis de l’identifier. En observant Alaric, assis la tête entre les mains, Posie comprend soudain l’ensemble de la situation. Elle annonce calmement aux policiers que la victime est probablement Miss Silvia Hanro et qu’elle était une amie de Mr Boynton-Dale. Elle suppose que Silvia avait voyagé séparément jusqu’à Venise et qu’elle avait peut-être hésité à séjourner au palais avec Alaric. Elle indique également que la clé retrouvée pourrait permettre de récupérer ses affaires dans un casier de la gare Santa Lucia, où la police trouverait probablement son passeport. Posie précise qu’Alaric devra expliquer lui-même pourquoi Silvia se trouvait dans ses appartements. Sans un mot, Alaric se lève, prend l’enveloppe confidentielle qu’il avait apportée et la remet brusquement à Lovelace avant de quitter la pièce. Personne ne tente de le suivre et la porte d’entrée se referme derrière lui. Restée seule avec ses pensées, Posie reconstitue les événements des derniers jours. Elle comprend que Silvia était bien présente au palais avec Alaric et que celui-ci cherchait désespérément à la retrouver. Elle se souvient de leur conversation interrompue près de la Dogana, lorsqu’Alaric voulait lui parler de Silvia et avait laissé entendre qu’il y avait quelque chose d’important à révéler. Elle réalise que l’histoire du coffre de Dickie Alladice n’était qu’un prétexte et qu’Alaric explorait en réalité le palais pour retrouver Silvia. La nuit précédente, lorsqu’il lui avait dit qu’il devait chercher quelque chose d’important, il parlait probablement d’elle. Son inquiétude et son comportement étrange depuis l’arrivée de Posie s’expliquent désormais par la disparition de Silvia. Il avait même dû se rendre à la gare Santa Lucia pour vérifier si elle avait quitté Venise avec ses bagages, espérant qu’elle avait survécu à l’incendie. En constatant que ses affaires étaient toujours dans le casier, il aurait compris qu’elle était morte dans les flammes. Posie écoute ensuite les dernières déclarations du commissaire, qui demande à toute personne ayant des informations sur Silvia Hanro ou sur l’incendie de venir parler à la police. Lorsque la réunion se termine, Posie confronte Dickie Alladice avec colère. Elle lui reproche d’avoir su qu’Alaric était venu à Venise avec Silvia et de l’avoir laissée croire à une autre histoire. Dickie reconnaît qu’il était au courant, mais affirme qu’Alaric est son ami et presque son associé, puisque leur nouveau projet doit être officialisé prochainement. Selon lui, ce n’était pas à lui de révéler la vie privée d’Alaric ni de dire qui il pouvait inviter ou fréquenter. Il minimise la situation en rappelant que Silvia Hanro était une femme exceptionnelle et qu’ils formaient un couple admiré. Posie comprend alors autrement les paroles de Bella Alladice, qui lui avait semblé froide lorsqu’elle lui avait parlé d’une autre femme dans la vie d’Alaric. Elle réalise que Bella cherchait peut-être à l’avertir plutôt qu’à la blesser. Elle repense également à l’hostilité de Max envers Alaric et comprend qu’il connaissait probablement aussi une partie de la vérité. Lovelace propose d’aller parler à Alaric, mais Posie refuse, incapable d’accepter l’idée de devoir le poursuivre alors qu’elle se sent trahie. L’inspecteur l’emmène plutôt boire un thé et lui assure qu’il reste de son côté malgré le fait qu’Alaric ait financé son voyage à Venise. Peu après, Posie accompagne le commissaire et Lovelace à travers les rues sombres de Venise jusqu’au quartier de la police. Ils traversent une ville différente de celle des touristes, faite de ruelles étroites, de petits ponts, d’odeurs anciennes et de passages obscurs seulement animés par les chats et quelques habitants. Posie ressent qu’elle découvre enfin une Venise plus authentique, débarrassée de son élégance artificielle, même si cette marche lui rappelle sans cesse l’image de Silvia prisonnière dans la chambre secrète. Ils arrivent finalement à la Questura, le quartier général de la police, où plusieurs agents sont mobilisés pour retrouver Pietro Corsetti et Roger Valentine. Dans le bureau du commissaire, celui-ci explique qu’il a tenté de contenir la nouvelle du meurtre de Bella pour éviter une agitation médiatique, mais que l’affaire est désormais connue et paraîtra bientôt dans les journaux londoniens. Il espère toutefois pouvoir garder encore quelques jours le secret sur la mort de Silvia Hanro. Les enquêteurs discutent ensuite de Roger Valentine et de son possible rôle dans la mort de Bella. Le commissaire pense qu’il pourrait avoir tenté de faire chanter la comtesse, ce qui aurait conduit au drame. Posie ajoute qu’une dispute violente entre Roger et quelqu’un avait été entendue depuis sa chambre, rapportée par la domestique. Lovelace présente alors une nouvelle preuve retrouvée dans la cheminée de Roger : une bande de photographie brûlée, provenant probablement d’un ancien cliché de presse. L’image est presque détruite, mais Posie distingue des fragments montrant une foule, une femme portant un camée et un morceau de nom, « Charlton ». Lovelace explique qu’il s’agit probablement d’une photographie du studio Ernest Charlton and Sons, fermé après la guerre, et qu’il serait presque impossible de retrouver l’original. Il pense que cette image pourrait être le « reel » dont Roger parlait et qu’il utilisait pour menacer quelqu’un, mais son contenu exact reste inconnu. Posie remarque cependant que la photographie date d’avant la Première Guerre mondiale grâce aux vêtements et aux coiffures visibles. Elle demande à conserver le fragment pour l’étudier. Puis elle se souvient d’informations qu’elle aurait dû transmettre plus tôt et raconte aux policiers les conversations entendues : l’histoire de Rita concernant le chantage exercé par Minnie Alladice sur Giancarlo dans l’église de San Trovaso, ainsi que les appels téléphoniques de Bella Alladice à Londres concernant un mystérieux registre ou une affaire liée à un inspecteur de Scotland Yard. Le commissaire et Lovelace restent perplexes, ne comprenant pas encore le lien entre ces éléments. Finalement, le commissaire remet à Posie la flasque argentée retrouvée par Max, celle qui appartient réellement à Lucy Christie mais qui ne contenait aucun poison. Il lui demande de montrer l’objet à Lucy et de lui expliquer que la police sait désormais qu’il existe deux flasques identiques, afin de lui prouver qu’elle n’est plus suspecte. Posie accepte d’interroger Lucy seule, convaincue que la jeune femme reste au centre de toute cette affaire, même si elle ignore encore pourquoi. Accompagnée par un policier jusqu’aux cellules, elle se prépare à poser ses questions tandis que Lovelace et le commissaire attendent derrière la porte pour écouter.