L.B. Hathaway

10. La traversée du Grand Canal

Murder in Venice: A totally addictive 1920s historical cozy mystery (The Posie Parker Mystery Series Book 6)Résumé 🇫🇷 Français

Posie Parker quitte la gare Santa Lucia sous l’escorte du commissaire Salvo Salvarocca, qui la conduit vers une embarcation de police après l’annonce de l’incendie du palais Romagnoli. Elle tient fermement son sac de voyage et tente de garder son indépendance en se dégageant de l’aide du chef de la police. En descendant vers le quai, elle découvre une Venise vivante et contrastée : élégantes habitantes vêtues de noir, hommes d’affaires, marchands revenant des marchés, enfants pauvres portant des filets de pêche et foule animée autour des bateaux et des gondoles. Salvarocca lui conseille de faire attention à ses bijoux, car certains enfants qui vivent sur l’eau pourraient être des voleurs. Malgré cette remarque, Posie est frappée par la beauté étrange de la ville, avec ses palais étroits bordant les canaux, ses lanternes colorées et l’air marin qui l’accueille. Le commissaire lui fait découvrir le Grand Canal à bord de sa motoscafo de police, un bateau rare à Venise, réservé aux forces de l’ordre et aux pompiers. Posie monte à bord sans accepter son aide, encore méfiante envers lui, tandis que Salvarocca range lui-même sa valise. Elle est cependant choquée lorsqu’un jeune policier frappe le porteur qui l’accompagnait et le renvoie sans recevoir le pourboire qu’elle voulait lui donner. Cet incident renforce son irritation envers les hommes qui l’entourent. En observant l’eau sombre défiler devant elle, Posie ressent que son arrivée à Venise est loin du rêve romantique qu’elle avait imaginé. Elle espérait retrouver Alaric dans une atmosphère de bonheur et de fête, mais elle a été accueillie par la confusion, l’angoisse et la présence oppressante du fascisme. Pendant le trajet, Posie réfléchit à la montée du fascisme en Italie. Elle se rappelle que les journaux britanniques parlaient depuis longtemps de Mussolini et de ses chemises noires, mais que beaucoup pensaient qu’il s’agissait d’un mouvement extrémiste sans réelle influence. Elle constate cependant que tout a changé en 1922 lorsque Mussolini a pris le pouvoir après sa marche sur Rome et que le roi l’a nommé Premier ministre. Depuis, Mussolini, appelé Il Duce par ses partisans, a transformé les institutions italiennes selon sa vision, notamment la police, l’armée et l’éducation. Posie espérait que Venise, avec son caractère ancien et mystérieux, resterait éloignée de ces bouleversements politiques, mais la présence du commissaire et de ses hommes lui prouve le contraire. Salvarocca, remarquant son silence, commence alors à lui présenter la ville. Il lui explique que le Grand Canal est la principale artère de Venise, longue de plusieurs kilomètres et bordée par deux cents palais magnifiques mais fragiles, rongés peu à peu par le temps et l’humidité. Il lui montre le pont du Rialto, l’un des rares passages au-dessus du canal, ainsi que les quartiers animés de la ville. Malgré son admiration pour les paysages, Posie reste prudente à l’égard du commissaire, qu’elle considère toujours comme un représentant du régime fasciste. Elle lui demande finalement où ils se rendent, et il lui explique que la famille Romagnoli a été déplacée dans l’English Guesthouse de Mrs Persimmon après l’évacuation du palais incendié. Salvarocca précise que cette maison d’hôtes se trouve près de l’église anglaise St George’s et qu’elle a été choisie car la comtesse Romagnoli est anglaise et possède de nombreux proches de cette origine vivant avec elle. Il mentionne également Dickie Alladice, le frère de la comtesse et ami d’Alaric, qui avait invité Posie et son fiancé à séjourner au palais. Posie apprend ainsi que l’invitation venait surtout de lui, car Dickie Alladice soutient financièrement certains projets d’Alaric. Elle demande ensuite pourquoi Alaric n’est pas venu lui-même la chercher s’il est indemne. Le commissaire lui révèle qu’il a vu Alaric sur les lieux de l’incendie, couvert de suie et sentant l’essence. Son fiancé aidait les pompiers et les policiers car Dickie Alladice avait laissé un objet important dans sa chambre et Alaric avait promis de le récupérer. Posie reconnaît immédiatement ce comportement : malgré le danger, Alaric a toujours été attiré par les situations difficiles. Mais un détail la trouble profondément : l’odeur d’essence. Salvarocca lui explique alors discrètement que la présence de pétrole indique probablement un acte criminel. L’incendie pourrait être un incendie volontaire, et il lui demande de ne pas révéler cette information. Posie comprend avec inquiétude qu’elle arrive dans une situation bien plus dangereuse qu’elle ne l’imaginait. Le bateau poursuit sa route à travers la fumée et les cris jusqu’au palais Romagnoli. Salvarocca lui montre les lieux depuis le canal : une foule s’est massée sur le pont de l’Accademia pour observer le désastre, tandis que des flammes et de la fumée s’élèvent encore du bâtiment. Lorsque Posie découvre le palais en feu, elle est horrifiée par le spectacle. L’immense demeure bleue, autrefois élégante avec ses balcons et ses fenêtres vénitiennes, est ravagée par les flammes. Des pompiers escaladent la façade avec leurs tuyaux tandis que des morceaux brûlants tombent dans l’eau comme des cendres. Posie s’inquiète qu’Alaric ait pu pénétrer dans un tel endroit, mais Salvarocca lui explique que les chambres concernées étaient accessibles par une zone moins touchée par le feu, avec un réseau d’échelles métalliques à l’arrière du bâtiment. Il assure qu’il n’aurait jamais permis une entrée inutilement dangereuse. Après avoir débarqué sur le Campo San Vio, près de l’église anglaise et de la maison de Mrs Persimmon, Posie découvre une petite place sombre mais animée par les chats errants, les touristes costumés et les préparatifs de la Festa della Salute du lendemain. Elle décide de continuer seule vers la maison d’hôtes. Avant de partir, Salvarocca insiste pour lui ouvrir la porte. Un domestique en uniforme apparaît dans la lumière chaleureuse de l’entrée, offrant un contraste rassurant avec la fumée et l’agitation extérieure. Le commissaire s’éloigne ensuite dans l’obscurité, mais Posie l’entend murmurer une phrase étrange affirmant que quelqu’un avait raison et qu’elle était très belle. Lorsqu’elle lui demande de qui il parle, il a déjà disparu dans la nuit vénitienne.