12. Les secrets derrière le silence

Murder on the White Cliffs A Cozy Historical Murder Mystery -- L B Hathaway -- THE POSIE PARKER MYSTERY SERIES, 8, 2020 -- Whitehaven Man Press -- isbn13 9780992925499 -- ef622ec6ad23a4ea08ecf694da0093d2 -- Anna’s ArchiveRésumé 🇫🇷 Français

Lors de l’enquête sur la mort d’Elsie Moncrieff, Posie comprend que les révélations concernant la défunte rendent l’affaire bien plus sombre qu’elle ne l’avait imaginé. Tout semble indiquer qu’Elsie était la maîtresse de Tony Stone, ce qui change complètement la perception de son rôle auprès de la famille Stone et de Petronella Douglas. Si les propos de Petronella devant le Coroner sont mensongers, alors Elsie n’était pas simplement une domestique appréciée mais une menace potentielle pour l’équilibre du foyer. Posie se demande alors si Petronella, qui avait toutes les raisons de craindre Elsie, aurait pu avoir un lien avec sa disparition. Le Coroner semble lui aussi suivre cette piste et interroge Petronella sur les événements précédant la mort d’Elsie, notamment sur le samedi soir et le dimanche. Petronella affirme qu’Elsie ne l’a pas aidée lors de la grande réception organisée chez eux, prétextant un violent mal de tête et restant enfermée dans son studio. Elle avoue cependant ne pas l’avoir crue, car Elsie semblait parfaitement bien auparavant et le lendemain matin. Elle explique qu’après avoir aidé à ranger la fête le dimanche, Elsie a pris son jour de repos habituel et qu’elle l’a ensuite entendue écouter de la musique dans son logement. Petronella raconte avoir passé le reste de la journée au lit, tandis que Tony était parti très tôt pour Londres afin de préparer un important défilé de mode prévu à Knightsbridge. Tony Stone est ensuite appelé à témoigner. Posie observe un homme nerveux, fragile en apparence, dont l’élégance vestimentaire contraste avec son attitude agitée. Il confirme globalement la version de son épouse, mais hésite lorsqu’on lui demande si Elsie aurait continué à travailler pour eux. Il finit par reconnaître qu’elle serait probablement restée à leur service si la décision n’avait dépendu que de lui. Le Coroner révèle alors un élément décisif qui bouleverse l’audience. Une lettre retrouvée dans la poche du manteau d’Elsie, écrite par Petronella et datée du dimanche, annonce son licenciement immédiat. Cette découverte contredit les déclarations précédentes de Petronella et suggère qu’elle a menti devant l’enquête. Tony explique que sa femme l’avait appelé depuis Londres pour lui dire qu’elle comptait remettre cette lettre à Elsie le soir même, mais il affirme ignorer les raisons exactes du renvoi. Le Coroner indique qu’un représentant de Scotland Yard est présent et transmettra la lettre aux autorités compétentes afin que les mensonges de Petronella soient examinés. Posie est frappée par la manière dont le Coroner semble presque accuser Petronella d’être impliquée dans la mort d’Elsie. Les journalistes présents comprennent immédiatement l’importance du scandale et quittent la salle pour préparer leurs articles. Alors qu’un nouveau témoin doit être entendu, un policier roux arrive précipitamment avec de nouveaux documents. Le Coroner interrompt l’audience et consulte les papiers avec inquiétude auprès de Sergeant Rainbird. Après plusieurs minutes de silence tendu, il annonce une découverte extraordinaire qui oblige à clore l’enquête. Malgré les recherches menées pendant vingt-quatre heures, aucune trace officielle d’Elsie Moncrieff n’existe. Aucun acte de naissance, passeport, compte bancaire ou inscription dans les registres nationaux ne permet de prouver qu’une femme portant ce nom a réellement vécu en Grande-Bretagne durant les quarante-cinq dernières années. Même ses références professionnelles sont difficiles à vérifier, car l’architecte qui l’avait recommandée est absent à l’étranger. Le Coroner rend donc un verdict ouvert et laisse la police poursuivre l’affaire, car l’identité véritable de la femme morte à Ness Point reste inconnue. Pour Posie, cette conclusion transforme une enquête qu’elle croyait simple en un mystère complexe rempli de mensonges, de secrets et d’intrigues. Alors qu’elle s’apprête à retourner à Londres pour assister au feu de joie du 5 novembre et retrouver sa vie habituelle, elle sent la lettre d’Elsie dans son sac. Le souvenir de cette demande d’aide restée sans réponse réveille sa culpabilité. Elle décide finalement de rester pour chercher la vérité et offrir à Elsie la justice qu’elle n’a pas reçue. Posie rejoint alors Sergeant Rainbird et le constable Briggs, qui doivent commencer les investigations. Rainbird lui présente rapidement Briggs, le policier local qui fut le premier arrivé sur les lieux de la mort d’Elsie. Briggs, impressionné, croit que Rainbird est un véritable inspecteur de Scotland Yard et lui fait part du soulagement de la police locale de voir un enquêteur expérimenté prendre l’affaire en main. Il explique que la mort d’Elsie avait seulement été enregistrée comme un suicide ordinaire, que leur effectif est réduit par l’absence de leur chef parti auprès de sa femme qui vient d’accoucher et par une épidémie de grippe touchant les policiers. Posie ressent un léger malaise en voyant cette erreur sur le grade de Rainbird, mais elle choisit de ne pas la corriger. Elle sait que Rainbird représente son seul moyen d’accéder à White Shaw, la demeure des Stone, et qu’elle n’aurait aucun droit officiel d’y enquêter seule. En comprenant cela, elle réalise avec une certaine surprise qu’elle a toujours voulu rester impliquée dans cette affaire. Grâce à la présence de Rainbird, le mystère d’Elsie Moncrieff est désormais entre ses mains, et Posie accepte pleinement de suivre cette piste malgré les dangers et les incertitudes qui l’attendent.