Le morceau de papier que Richard Lovelace a trouvé près des portes-fenêtres n’est finalement pas un message de Max, mais un numéro que Posie possède depuis longtemps, WHITEHALL 8977, accompagné du nom de Thea Elleridge. Max lui avait autrefois donné ces coordonnées en lui demandant de n’appeler qu’en cas d’urgence. Posie comprend alors que Thea est son ancienne supérieure et responsable, au sein d’un groupe particulièrement secret de MI5, de certains des meilleurs agents et espions du service. Posie l’avait rencontrée à la fin de l’été, lorsqu’on lui avait annoncé la mort de Max en service, et avait été impressionnée par son attitude froide et rigoureuse, qui semblait refléter son dévouement au pays comme à ses agents. Richard connaît lui aussi Thea depuis longtemps, puisqu’ils avaient suivi ensemble des formations de renseignement policier avant la Grande Guerre et avaient parfois échangé des informations et des contacts. Posie a conservé pendant près d’un an le papier portant les coordonnées de Thea dans son portefeuille, malgré les instructions de MI5 lui demandant de s’en débarrasser. Elle se sent soudain coupable d’avoir gardé ce document, surtout parce qu’elle craint que Richard ne lui reproche cette désobéissance. Elle explique pourtant que le papier était bien dans son portefeuille et ne comprend pas comment Richard a pu le retrouver près des portes-fenêtres. Celui-ci lui répond qu’il l’a découvert coincé dans l’encadrement, où la condensation l’avait probablement fait tomber. Il pensait que Posie avait elle-même envisagé d’appeler Thea pour obtenir des réponses sur les nombreuses questions soulevées par l’enquête. Mais Richard révèle qu’il a déjà tenté de joindre Thea le matin même au sujet d’une autre affaire. Elle est malade de la grippe, comme une grande partie du pays, et il n’a pu parler qu’à l’un de ses collègues. Cette piste ne peut donc pas être exploitée immédiatement.
L’arrivée du docteur Poots fait toutefois basculer la situation. Le médecin légiste annonce à Richard que le sherry contenait un puissant somnifère, probablement du chloral ou du Veronal. Ses tests toxicologiques ont confirmé la présence du produit dans les deux bouteilles examinées. Il précise également qu’il vient de récupérer une jeune femme qui se trouvait sous quelque chose, sans fournir davantage d’explications. Il doit effectuer son premier examen dans le fourgon réfrigéré, ce qui est inhabituel et loin des conditions idéales. Posie, intriguée par cette mystérieuse « lassie », demande ce que le médecin voulait dire, mais Richard lui répond qu’il lui expliquera plus tard. Il donne ensuite immédiatement l’ordre à Fox d’arrêter Petronella Douglas, qu’il considère désormais comme la principale suspecte dans l’affaire du meurtre d’Elsie Moncrieff. Il énumère les éléments qui l’accablent, notamment la lettre par laquelle elle avait congédié Elsie, le saccage de la chambre de la gouvernante et les objets qu’elle y avait brûlés le matin de la découverte du corps. Richard veut également faire poursuivre Petronella pour avoir volontairement entravé l’enquête, détruit des preuves et drogué des civils sans leur consentement. Fox reçoit l’ordre de la conduire dans le bungalow voisin utilisé temporairement par la police, de lui fournir nourriture et boisson, puis de l’y laisser seule avant un nouvel interrogatoire. Il doit ensuite rejoindre le docteur Poots pour participer aux investigations. Posie reste perplexe devant plusieurs éléments de cette décision, notamment devant l’accusation de drogue, mais Richard, une fois Fox parti, semble soudain épuisé et vulnérable, très différent du Chief Commissioner autoritaire qu’il était quelques instants auparavant.
Posie comprend alors que le médicament concernait directement son propre état. Richard lui confirme qu’elle a été droguée, ainsi que Rainbird. La bouteille de sherry qu’elle avait remarquée auparavant contenait donc bien un puissant somnifère. Cette révélation lui apporte un soulagement inattendu, car elle explique au moins en partie le rêve étrange de la nuit précédente dans lequel Max semblait être entré dans sa chambre. Elle comprend que ce qu’elle avait vécu comme une expérience presque réelle pouvait avoir été provoqué ou amplifié par la drogue. Elle ne comprend cependant pas pourquoi Petronella aurait voulu la neutraliser, puisqu’elle ne voit pas ce qu’elle avait personnellement à voir avec elle. Richard estime que Petronella cherchait probablement à gagner du temps, soit pour faire disparaître d’autres preuves, soit pour préparer sa fuite et échapper aux investigations menées par Posie et Rainbird. Selon lui, Petronella ne savait probablement pas que Posie avait fait venir Scotland Yard ce matin-là. Elle aurait donc pu penser qu’en droguant les deux enquêteurs, elle disposerait du temps nécessaire pour faire disparaître les éléments compromettants avant leur réveil. Richard souligne toutefois avec irritation que ni Posie ni Rainbird n’agissaient officiellement dans le cadre de leurs fonctions. Il est particulièrement furieux contre Rainbird, qui s’était fait passer pour un inspecteur alors qu’il n’en avait pas l’autorité. Le coroner et Briggs ont déjà signalé cette imposture à Richard, et Briggs a été écarté temporairement. Rainbird risque ainsi de perdre son emploi et même d’être expulsé de la police. Posie, qui savait qu’il agissait sans autorisation et l’avait aidé pour ses propres raisons, se sent coupable et demande à Richard de lui accorder une dernière chance, rappelant qu’il doit se marier le samedi suivant et que la nervosité peut expliquer son comportement. Richard se montre étonnamment indulgent et accepte d’y réfléchir, plaisantant seulement sur le fait qu’il ne faudra certainement pas offrir de bouteille de sherry à Rainbird et à sa future épouse pour leur mariage.
Cette remarque fait soudain surgir une autre inquiétude dans l’esprit de Posie. Elle se souvient que le père de Petronella est arrivé à White Shaw la veille au soir, probablement pour surveiller les affaires de la société alors que sa fille ne semblait pas encore prête à l’accueillir. Posie sait que Potterton devait lui apporter une bouteille de sherry comme dernier verre avant la nuit. Si les deux autres bouteilles avaient été droguées, il est possible que celle destinée à Mr Douglas l’ait été également. Richard comprend immédiatement le danger et reconnaît qu’il faut vérifier l’état du vieil homme. Malgré l’ampleur de la situation, il se montre touché de constater que Posie conserve son appétit et semble relativement bien après les événements des deux derniers jours. Il lui avoue combien elle lui a manqué et combien il se sent coupable de l’avoir laissée se retrouver plongée dans cette affaire, surtout après qu’elle a été droguée. Posie tente de prendre la situation avec humour, mais Richard lui révèle qu’elle n’a encore découvert qu’une partie du danger qui règne à White Shaw. Il lui annonce alors une nouvelle qu’il avait volontairement retardée afin de ne pas l’accabler avant qu’elle ne se remette. Un autre meurtre a été commis pendant la nuit, et Richard pense qu’il pourrait s’agir d’un assassinat de sang-froid. La nouvelle frappe Posie avec une violence presque physique. Elle se lève brusquement, tout comme Richard, tandis que le sol semble vaciller sous elle. Désormais incapable de rester dans l’incertitude, elle exige de connaître tous les détails et demande à Richard de lui dire qui est la nouvelle victime.