Dans les escaliers de service de White Shaw, Posie avance avec Richard Lovelace au milieu de l’agitation provoquée par l’arrivée de Scotland Yard. Les domestiques transportent de l’eau et observent avec curiosité l’uniforme imposant du Chief Commissioner, tandis que Posie poursuit intérieurement ses déductions sur Max. La découverte des trois agents britanniques opérant sur la côte du Kent entre 1917 et aujourd’hui a bouleversé sa compréhension de l’affaire. Elle se demande désormais si Max pouvait être « the Angel », puisque Sidney Sherringham croyait encore récemment que cet agent était vivant, et qu’Elsie avait elle-même parlé de lui comme d’un homme avec lequel elle devait avoir rendez-vous le soir de sa mort. La possibilité que Max ait survécu et ait travaillé clandestinement pendant des mois sans reprendre contact avec elle lui paraît à la fois fascinante et douloureuse. Elle repense aussi à Thea Elleridge, l’agente très haut placée du MI5 qui avait été la responsable de Max, et comprend progressivement que Thea pourrait avoir dirigé les trois espions de l’Opération Firebird. Arrivée au bas de l’escalier, Posie réalise soudain que plusieurs indices concordent. Elle montre à Richard l’alliance trouvée parmi les affaires d’Elsie, dont l’inscription « To the Fire from the Jackal » est accompagnée du numéro Whitehall 8977. Ce même numéro figure sur le papier portant les coordonnées de Thea Elleridge que Max avait autrefois donné à Posie. Pour elle, la conclusion est presque certaine, Elsie était « the Fire », ou du moins l’un des agents liés à cette appellation, et Thea était bien sa supérieure. Posie suppose également que la femme aperçue sur la plage avec Elsie, avec laquelle elle peignait, pouvait être Thea elle-même, utilisant ces rencontres comme couverture pour recevoir les rapports d’Elsie et lui transmettre de nouvelles instructions. Peu à peu, Posie comprend surtout que l’Opération Firebird devait être liée au mystérieux « November Drop ». Elle imagine que celui-ci s’est déroulé lors de la fête de White Shaw le samedi soir, qu’Elsie avait choisi de ne pas y participer, et que l’homme en colère rencontré par elle le dimanche pouvait être « the Jackal », revenu après un échec. Thea étant alors malade et injoignable, Elsie et son partenaire auraient été contraints de gérer seuls les conséquences de ce qui avait mal tourné. Posie se demande si Elsie a été tuée parce que l’opération avait échoué ou parce qu’elle voulait simplement abandonner le métier d’espionne, sans comprendre qu’une vie normale pouvait être impossible après une telle activité.
Une remarque de Posie sur quelque chose qui aurait « disparu » provoque toutefois une réaction spectaculaire de Richard. Il lui demande si l’objet ou la personne avait pu être « quelqu’un », puis révèle enfin la véritable raison de sa présence à White Shaw. L’homme disparu est Lord Jamie Boxwood, un inventeur spécialisé dans les sous-marins et les U-boats, que le gouvernement britannique finance depuis la Grande Guerre pour développer des modèles militaires beaucoup plus performants. Boxwood a été vu pour la dernière fois à la fête de White Shaw le samedi soir. Sa femme, Lady Rosaline Clitheroe, ne l’a signalé disparu que le mercredi matin, car il avait l’habitude de s’isoler plusieurs jours dans son laboratoire et son appartement de University College, à Bloomsbury. Ce n’est qu’en appelant l’université qu’elle a appris qu’il n’y avait pas été vu depuis la semaine précédente. Richard explique que la disparition est particulièrement grave, car Boxwood aurait réalisé une avancée majeure et préparé les plans d’un nouveau type de sous-marin, mais ces plans n’ont pas encore été transmis au War Office ou à la Royal Navy. L’inventeur, fragilisé par la guerre, est en outre dépendant de la cocaïne et de l’opium, a perdu sa fortune et fréquente désormais des personnes douteuses, notamment Petronella Douglas. Richard soupçonne celle-ci de lui avoir fourni de la drogue en échange d’informations ou de plans. Il envisage surtout que les documents de Boxwood aient une valeur considérable pour une puissance étrangère. Les paiements mystérieux effectués par « Taylors » pourraient ainsi correspondre à l’argent versé pour cette transaction, tandis que le mot allemand « Schneider », présent dans le télégramme retrouvé par Posie, pourrait désigner la partie intéressée. Si Petronella et Boxwood ont participé consciemment à la vente de ces plans, ils seraient des traîtres. Richard doit donc travailler secrètement et fouiller les papiers personnels de Petronella, tandis que l’enquête officielle sur Harriet sert de couverture à cette mission nationale prioritaire.
Posie comprend alors que le « November Drop » pourrait ne pas être une simple opération ou un objet, mais peut-être Boxwood lui-même. Richard envisage en effet que l’étranger ait voulu non seulement les plans, mais aussi l’inventeur capable de transformer ces plans en réalité. Il ignore encore si Boxwood a disparu volontairement ou s’il a été kidnappé. Cette hypothèse donne une nouvelle dimension aux morts d’Elsie et de Harriet, car toutes deux semblaient détenir des informations sur le « November Drop ». Posie craint que leur connaissance de l’affaire ait causé leur mort et redoute même que Thea Elleridge ait pu être menacée après l’échec de son opération. Richard, malgré son inquiétude visible, affirme que sa mission consiste à ramener Boxwood vivant et qu’il accomplira ce qu’il a promis. Ils rejoignent alors le Bay Bungalow, où l’équipe travaille activement à maintenir le « smokescreen » destiné à dissimuler la véritable enquête. Malgré toutes les nouvelles révélations, Posie s’efforce de ne pas perdre Elsie de vue, convaincue que la mort de la jeune espionne demeure au cœur du mystère. Lorsqu’elle aperçoit sur une grande table le sac à main turquoise d’Elsie, légèrement brûlé et marqué d’une étiquette « EVIDENCE », elle enfile ses gants et l’attire vers elle, décidée à examiner cette nouvelle pièce du puzzle.