La Bay Bungalow est devenue le centre d’une vaste opération policière après les morts d’Elsie Moncrieff et de Harriet Neame. L’endroit, battu par le vent et ouvert sur une mer agitée, est rempli d’hommes de Scotland Yard qui recueillent des empreintes, établissent les déplacements des habitants de White Shaw et examinent la torche EVER-READY récemment reconstituée. Lovelace dirige les opérations avec impatience, tandis que le jeune Constable Smallbone reçoit pour mission de vérifier l’état de Bruce Douglas, arrivé la veille et peut-être drogué, puis d’interroger les résidents et employés enfermés dans leurs chambres. Dans cette agitation, Posie Parker entreprend discrètement d’examiner le sac à main turquoise qu’Elsie avait possédé et que Harriet avait ensuite utilisé. Le sac, élégant et presque intact malgré l’incendie qui avait détruit une partie des affaires d’Elsie, contient seulement le porte-monnaie rouge de Harriet, quelques pièces, des boutons et des allumettes. Cependant, Posie remarque une odeur acide et des traces d’encre bleue dans la poche intérieure doublée de lin. Elle comprend alors que cette poche a probablement contenu une feuille carbonée, c’est-à-dire la copie supérieure d’un document tapé dont la reproduction presque illisible avait été découverte dans la bouillotte de l’appartement d’Elsie. Cette découverte donne un nouveau sens à l’« Agreement » mystérieux dont l’original avait disparu. Posie suppose qu’Elsie conservait précieusement le document original dans son sac et que la copie retrouvée ailleurs n’était qu’un exemplaire de secours. La question devient donc de savoir ce que Harriet a fait de ce document après avoir récupéré le sac. Pour le retrouver, Posie doit fouiller la chambre de Harriet et de Ruth Walker, la cuisinière. Avant cela, elle interroge le docteur Poots sur la mort de Harriet. Il explique qu’elle a été poignardée plusieurs fois dans le dos avec un instrument très tranchant mais irrégulier, lors d’une attaque apparemment frénétique. Harriet avait déjà tourné le dos à son agresseur comme si elle s’apprêtait à partir. Cette précision conduit Posie à envisager une rencontre qui aurait mal tourné plutôt qu’un meurtre soigneusement prémédité. Lovelace lui permet finalement d’emmener le Sergeant Rainbird, à condition qu’il porte son insigne et qu’il utilise correctement le mandat de perquisition.
Dans la chambre qu’elle partageait avec Harriet, Ruth Walker se montre immédiatement étrange par son absence totale de chagrin. La pièce reflète nettement la différence entre les deux femmes. Le côté de Ruth est parfaitement propre, austère et dépourvu de couleur, tandis que celui de Harriet est encombré de vêtements, de chaussures, de magazines bon marché, de produits de beauté et d’images du Prince of Wales et de l’actrice américaine Clara Bow. Ruth révèle que Harriet dépensait tout l’argent qu’Elsie lui versait, malgré ses prétentions à économiser pour son mariage avec Alf, le neveu de Ruth. Elle décrit une jeune femme dépensière, vaniteuse et curieuse, qui se rendait chaque lundi à Dover pour acheter des vêtements, des rubans, des chocolats et divers produits. Ruth affirme aussi qu’elle avait souvent averti Harriet que ses indiscrétions finiraient par lui attirer des ennuis. Elle-même souhaite quitter White Shaw au plus vite, même si elle s’est attachée aux jeunes garçons de la maison. Posie lui montre ensuite le sac turquoise et comprend immédiatement qu’il provoque une réaction chez elle. Ruth finit par reconnaître qu’elle l’a récupéré dans l’incinérateur où les possessions d’Elsie étaient brûlées. Elle explique qu’elle avait voulu sauver ce bel objet, ainsi qu’un manteau turquoise qu’elle n’avait malheureusement pas réussi à récupérer avant qu’il ne soit détruit. Elle avait donné le sac à Harriet, qui envisageait de teindre le cuir en noir, mais elle n’imaginait pas que la jeune femme le porterait dès le lendemain. Lorsque Posie demande ce que contenait le sac, Ruth finit par céder devant le mandat de perquisition de Rainbird. Elle révèle avoir conservé les objets dans un petit panier. Posie y trouve un porte-monnaie turquoise assorti au sac, un rouge à lèvres français, un poudrier marqué d’un « E », du peroxyde et du cirage noir. Le porte-monnaie contient surtout deux papiers pliés. Le premier est une note indiquant un lieu convenu, une heure de rendez-vous et l’ordre de venir seul. Posie y reconnaît la preuve de l’implication de Max et comprend que celui-ci est vivant et qu’Elsie devait le rencontrer. Cette découverte la bouleverse, car elle se demande soudain si Max aurait pu participer à la mort d’Elsie, malgré l’idée qu’elle se fait de son sens moral. Le second document est un reçu de la bijouterie Simpkins à Dover concernant une bague appartenant à Elsie, déjà payée et prête à être retirée. Posie comprend que ce détail, bien que mystérieux, n’est pas ce qu’elle cherche.
Elle demande alors à Ruth ce qu’il est advenu du carnet noir actuel de Harriet, celui qui contenait ses informations sur la fête du samedi soir. Ruth avoue l’avoir trouvé sous l’oreiller de Harriet après avoir vu les policiers arriver et Alf s’effondrer de chagrin. Craignant que le carnet ne cause davantage d’ennuis, elle l’a brûlé dans la cuisinière. Cette destruction prive Posie d’une source importante d’informations. Elle interroge ensuite Ruth sur la feuille tapée dont le verso était couvert d’encre. La cuisinière reconnaît l’avoir vue, mais affirme qu’elle ne peut pas dire ce qu’elle disait parce qu’elle ne sait pas lire. Elle explique cependant que Harriet, elle, avait compris que le document était important. La jeune femme avait emporté cette feuille lorsqu’elle était venue voir Posie et comptait apparemment utiliser les informations qu’elle contenait pour obtenir de l’argent. Ruth rapporte surtout les paroles inquiétantes de Harriet, selon lesquelles Elsie avait été mêlée à une affaire compromettante avec quelqu’un d’autre et que le document pourrait lui coûter la vie. Harriet prévoyait de rencontrer cette personne le soir même pour tenter de lui soutirer de l’argent. Ruth précise finalement qu’Harriet est partie vers dix heures, après être revenue du feu, avoir bu une tasse de thé et mis le rouge à lèvres d’Elsie. Elle avait noué un foulard bleu à fleurs et refusé que Ruth l’accompagne, affirmant qu’elle ne courait aucun danger et qu’elle n’allait pas loin. En quittant la chambre, Posie reste profondément troublée. Elle ignore toujours qui Harriet avait rejoint, mais elle comprend que le mystérieux Agreement pourrait être au cœur des deux morts. Elle se demande également si le rendez-vous de Harriet était lié à Max, au réseau d’espionnage ou à une autre personne encore inconnue. La seule certitude qui s’impose à elle est que ce document était suffisamment dangereux pour qu’une femme pauvre et apparemment insignifiante soit tuée à cause de ce qu’elle avait découvert.