Sur la véranda de la Bay Bungalow, Posie se tient auprès de Richard Lovelace, tout en veillant à ne pas trop afficher leur intimité devant les policiers réunis dans l’Incident Room. La mer est déchaînée et le vent violent, mais Richard plaisante sur leur futur voyage de noces et promet à Posie une destination chaude et paisible, très différente de St Margaret’s Bay. Pourtant, son humeur change lorsqu’il raconte avoir cru apercevoir quelqu’un en train de nager près de Ness Point, malgré les conditions dangereuses et l’interdiction actuelle faite aux bateaux de sortir. Posie attribue cette vision à sa fatigue, et tous deux restent un moment à contempler une mer déserte. Ils parlent ensuite de Jamie Boxwood, que la police n’a toujours pas retrouvé. Les personnes présentes à la fête du samedi soir n’ont rien révélé de déterminant à son sujet. Un incident impliquant Mickey O’Dowd, ivre, et une tasse de café brûlant a bien été signalé, mais rien ne semble le relier à Boxwood. Tony Stone et Petronella Douglas n’ont eux non plus fourni aucune information utile. Richard explique qu’il a fouillé White Shaw et l’hôtel sans trouver Boxwood, et qu’il compte maintenant étendre les recherches aux bâtiments situés le long de la plage. Selon lui, Boxwood pourrait encore se cacher dans le village avec ses complices. Le mauvais temps aurait empêché son départ par bateau vers le Continent, alors que les plans qu’il détenait devaient apparemment être remis rapidement à ceux qui avaient payé Petronella. La levée prochaine de l’interdiction de navigation donne donc à Richard très peu de temps pour retrouver les fugitifs. Il a demandé des renforts à Londres, accompagnés de chiens de recherche, mais les perquisitions sont retardées par l’attente d’un mandat du Home Office. Richard a déjà obtenu l’accord de Sir Vernon Kell, chef du MI5, et du chef de Scotland Yard, mais le Home Secretary Joynson-Hicks a longtemps hésité au motif que les bâtiments à fouiller sont des propriétés privées. Le mandat doit finalement arriver dans environ deux heures.
Ce délai offre à Posie l’occasion de poursuivre une autre piste qui la préoccupe depuis sa découverte dans le sac turquoise d’Elsie. Elle explique à Richard ce qu’elle a appris auprès de Ruth Walker et lui montre les deux documents qu’elle a conservés. Le premier est le message de Max qui confirme qu’il se trouvait bien dans la région et qu’il avait donné rendez-vous à Elsie. Le second est le reçu de la bijouterie Simpkins à Dover, concernant un objet appartenant à Elsie et prêt à être récupéré. Posie pense que ce reçu pourrait apporter une nouvelle lumière sur la mort d’Elsie et demande à Richard de l’accompagner à Dover pendant les deux heures disponibles. La réaction de Richard est cependant beaucoup plus forte que prévu. Il prend les deux papiers, les glisse dans sa poche et avoue à Posie qu’il sait depuis longtemps ce que Max représentait pour elle. Il a remarqué le collier rose qu’elle porte toujours et comprend qu’elle a éprouvé pour Max des sentiments profonds. Il pensait pourtant que Max était mort et que Posie avait définitivement enterré cette partie de son passé. Lorsque Posie avait accepté de venir à St Margaret’s Bay, lieu où ils avaient connu Max, Richard avait ressenti de la jalousie et de l’inquiétude, mais il avait essayé de croire qu’elle voulait simplement tourner la page. Il affirme ne jamais vouloir l’empêcher de suivre ses propres choix, mais reconnaît qu’il se sent particulièrement protecteur envers elle depuis quelque temps. La découverte que Max est vivant bouleverse cette confiance. Richard ne souhaite pas le malheur de Max et estime même qu’après tout ce qu’il a donné à son pays, il mérite une vie libre et la possibilité de choisir son avenir. Mais il redoute que ce choix puisse être Posie. Celle-ci lui répond avec force que cette crainte est absurde, puisqu’elle est engagée avec lui et qu’elle l’aime. Pourtant, Richard reste convaincu que Max représente pour elle une possibilité qu’il ne peut pas concurrencer. Il se sent condamné à perdre, même s’il offre à Posie une vie stable et réelle, tandis que Max demeure une figure insaisissable, associée à la promesse et au mystère. Son désarroi devient presque désespéré. Posie comprend alors à quel point Richard souffre et réalise avec effroi qu’elle pourrait réellement le perdre. Elle mesure la profondeur de son attachement à lui, bien au-delà d’une simple relation amoureuse. Richard est devenu son soutien, son ami le plus fiable et l’homme avec lequel elle imagine désormais son avenir. Elle refuse l’idée de sacrifier cette relation à un passé qu’elle croyait définitivement clos.
Cependant, Richard révèle ensuite la raison précise de ses soupçons. Il repense à la lettre qu’Elsie avait envoyée à Posie à la fin du mois de juillet, juste avant son départ prévu pour la Toscane. Cette lettre demandait à Posie de venir à St Margaret’s Bay pour enquêter sur une affaire inquiétante. Richard remarque que Max avait disparu au milieu du mois de juillet et que la lettre d’Elsie était arrivée peu après. Il se demande donc si Max n’était pas revenu secrètement dans la région, sous couverture, et s’il n’avait pas demandé à Elsie d’écrire à Posie pour l’attirer jusqu’ici. Elsie aurait pu rédiger son message volontairement de manière vague afin de protéger Max et d’empêcher quiconque de comprendre la véritable raison de cette invitation. Cette hypothèse frappe Posie parce qu’elle possède une logique qu’elle n’avait jamais envisagée. Avant qu’elle puisse répondre, les portes-fenêtres s’ouvrent brusquement et Dr Poots apparaît en tenue de voyage, portant son nécessaire médical. Rainbird le suit, visiblement conscient d’avoir interrompu une conversation intime et douloureuse. Dr Poots annonce alors qu’il s’agit de l’Américain, Bruce Douglas, celui qui est encore en vie, mais il ajoute qu’il faut faire vite au sujet de Petronella Douglas. Cette interruption met brutalement fin à la confrontation entre Posie et Richard et ramène leur attention vers l’enquête, alors même que leur relation vient d’être profondément ébranlée par la possibilité que Max soit vivant, présent dans l’affaire et peut-être encore lié à Posie.