The Saltwater Murder (The Posie Parker Mystery Series Book 7) — Résumé 🇫🇷 Français
Posie et l’inspecteur Lovelace rencontrent le docteur William Dawney dans un bureau sombre et encombré du Royal College of Surgeons, une pièce remplie de spécimens anatomiques conservés dans des bocaux et imprégnée d’une forte odeur de produits chimiques. Dawney, qui emprunte simplement ce local pour leur entretien, les accueille avec une politesse distante, leur sert du thé avant de préférer une cigarette, et se présente comme un homme sûr de lui, habitué à commander plutôt qu’à répondre à des questions. Son allure élégante, son visage remarquablement beau et son alliance qu’il porte toujours malgré le décès récent de son épouse donnent à Posie l’image d’un homme à la fois séduisant et marqué par le deuil. Lorsqu’il apprend que la conversation porte sur Amyas Lyle, il exprime une tristesse sincère et affirme qu’il regrettera son ancien ami, tout en laissant entendre que la disparition de celui-ci met fin à une longue histoire compliquée. Il explique qu’il n’a découvert la mort d’Amyas qu’au cours de l’après-midi, après une journée entière passée à l’hôpital français, lorsque sa secrétaire lui a transmis ses messages. Il ignore encore la manière dont Amyas a été tué. En cherchant à l’interroger, Posie laisse involontairement échapper que des substances chimiques sont impliquées dans le crime, ce qui pousse Dawney à comprendre aussitôt pourquoi les policiers s’intéressent à lui. Il rappelle néanmoins qu’il était en Écosse toute la semaine précédente pour un cycle d’enseignement médical et qu’il n’est revenu à Londres que le matin même, ce qui lui fournit un alibi solide. Lovelace précise alors qu’ils ne sont pas venus l’accuser mais recueillir des renseignements sur Amyas en tant qu’ami proche. Dawney répond sans détour que Lady Antonia est incapable de fournir un portrait fidèle de son mari, leur mariage n’ayant jamais existé autrement que sur le papier. Il révèle qu’Amyas avait même évoqué un divorce quelques mois auparavant, comme s’il venait seulement de réaliser qu’il pouvait mettre fin à cette union.
Le médecin raconte ensuite la longue histoire de son amitié avec Amyas. Ils se sont connus dès leurs années d’école, puis ont fréquenté les mêmes milieux mondains à Londres avant la Grande Guerre, alors qu’Amyas débutait comme avocat et que lui-même suivait sa formation médicale. Après la mort récente de son épouse Kate, Amyas lui avait apporté un certain réconfort, même si leurs habitudes avaient changé. Autrefois, ils passaient leurs nuits dans les clubs de Pall Mall où ils pariaient sur tout et accumulaient d’importants gains. Dawney reconnaît sans gêne qu’ils formaient un duo de joueurs invétérés et qu’Amyas avait amassé une fortune personnelle grâce à ces paris. Pourtant, il précise qu’Amyas avait pratiquement abandonné cette passion depuis le début de l’année, changement qu’il n’avait pas immédiatement remarqué en raison de son propre deuil. Posie l’informe ensuite des cartes postales anonymes et des billets menaçants reçus par Amyas. Dawney admet les connaître et explique qu’il les avait toujours considérés comme de simples plaisanteries ou comme les manifestations d’un ancien client mécontent. Lorsque Posie évoque Harold Robertsbridge et l’éventualité qu’un survivant du passé scolaire d’Amyas puisse chercher à se venger, Dawney ne se dérobe pas. Il reconnaît que lui et Amyas ont commis des erreurs dans leur jeunesse mais refuse d’attribuer les menaces à cette ancienne affaire. Il parle d’Harold avec un certain mépris, rappelant que sa famille et son école avaient tenté de les rendre responsables de son suicide au point de mettre en péril leurs études universitaires. Il demande à son tour si les policiers pensent que l’auteur des messages est également le meurtrier, mais Lovelace répond que cette hypothèse reste ouverte. L’entretien s’oriente ensuite vers un sujet inattendu. Dawney explique qu’Amyas, adopté dans son enfance, avait soudain éprouvé au début de l’année le désir de retrouver sa famille biologique. Comme ses parents adoptifs étaient morts sans laisser de documents, il avait proposé de mener lui-même les recherches. Malgré les difficultés liées au système d’adoption très mal réglementé de l’époque, il croyait disposer d’une piste. Cette discussion provoque une réaction inhabituelle de Lovelace, qui dénonce avec passion le chaos des anciennes adoptions et les dangers auxquels étaient exposés les enfants, laissant entrevoir que cette question le touche personnellement. Dawney confirme qu’il partage ce constat mais avoue que son enquête n’a finalement rien donné.
Interrogé plus précisément sur cette piste, Dawney révèle qu’il avait imaginé que la famille d’origine d’Amyas pouvait vivre dans le nord de l’Angleterre. Les cartes postales envoyées depuis Whitley Bay lui avaient inspiré cette hypothèse. À la fin du mois de janvier, alors qu’il revenait d’une conférence, il s’était arrêté dans cette ville pour y passer tout un week-end à mener des recherches. Il avait interrogé des commerçants, des hôteliers, des salons de thé et même une maternité, puis publié des annonces promettant une récompense financière à toute personne susceptible de fournir des renseignements. Cependant, comme il ignorait le véritable nom de naissance d’Amyas et ne possédait que sa date approximative de naissance ainsi que le nom de la famille Lyle qui l’avait adopté, ses efforts étaient restés vains. Il affirme également que, selon lui, les cartes postales et les lettres anonymes relevaient de deux affaires totalement distinctes. Lovelace aborde ensuite la question des liens d’Amyas avec le parti fasciste britannique. Dawney rejette catégoriquement l’idée que son ami ait adhéré à cette idéologie. Il soutient qu’Amyas obéissait surtout aux exigences de son beau-père pour préserver sa carrière et obtenir le poste prestigieux de juge qu’il convoitait. Une fois cet objectif atteint, il lui aurait confié son intention de rompre avec la famille Roade, projet qui allait de pair avec son désir de divorcer. Interrogé enfin sur Olga Karloff, Dawney admet ne l’avoir jamais rencontrée, Amyas ayant toujours soigneusement séparé cette relation du reste de sa vie. Il redoute néanmoins que la révélation publique de cette liaison n’anéantisse définitivement Lady Antonia, déjà profondément fragilisée. Il révèle également qu’Amyas envisageait de modifier son testament afin d’accorder un petit legs à Olga, décision qu’il avait essayé de lui déconseiller. Comme il est l’un des exécuteurs testamentaires, il ignore toutefois si cette modification a réellement été effectuée avant le meurtre. Lorsque Posie garde le silence sur le décès d’Olga, Dawney suppose naturellement qu’elle pourra être interrogée plus tard, sans imaginer qu’elle est déjà morte.
L’entretien s’achève tandis que Dawney est rappelé par sa secrétaire pour rejoindre les professeurs et étudiants venus assister à sa conférence. Dans le hall du collège, où quelques invités bavardent autour de coupes de champagne, il montre l’autorité naturelle qu’il exerce sur ses jeunes collègues en les rappelant à l’ordre d’un simple mot. Avant de prendre congé, il réaffirme son souhait sincère de voir le meurtrier d’Amyas arrêté. Selon lui, son ami avait longtemps vécu dans une quête permanente de reconnaissance, comme s’il cherchait à combler un vide ancien, mais il avait enfin trouvé le bonheur au cours de ses derniers mois. Alors que Posie et Lovelace s’apprêtent à partir, Dawney interpelle soudain Posie en révélant qu’il l’a reconnue. Il se souvient parfaitement qu’elle est la sœur de Richard Parker. Il raconte qu’autrefois Richard avait participé à l’un de leurs jeux d’argent malgré son mépris affiché pour Amyas et lui-même. Incapable de régler sa dette, Richard avait perdu la photographie de sa jeune sœur, qu’Amyas avait conservée comme un trophée. Lorsque Richard avait voulu récupérer ce portrait par la force, Dawney s’était battu contre lui à la place d’Amyas, dont la santé cardiaque ne lui permettait pas de se battre, et il s’enorgueillit encore aujourd’hui d’avoir remporté ce combat. Cette révélation éclaire soudain pour Posie les raisons profondes de l’aversion que son frère nourrissait envers Dawney, sans jamais lui en avoir expliqué l’origine. Pourtant, loin d’éprouver de la satisfaction, elle est blessée par la manière dont le médecin ravive avec arrogance une humiliation ancienne. Le visage brûlant de colère, elle choisit de ne pas répondre et quitte le bâtiment aux côtés de Lovelace, qui partage silencieusement son indignation. En serrant son bras, elle tente de se convaincre que cet affront n’a plus d’importance, alors qu’elle sait au fond d’elle-même qu’il vient de raviver une douleur familiale qu’elle croyait oubliée.