The Saltwater Murder (The Posie Parker Mystery Series Book 7) — Résumé 🇫🇷 Français
Sous le grand portique de pierre du Royal College of Surgeons, Posie et l’inspecteur Lovelace restent quelques instants à l’abri de la pluie qui redouble d’intensité. Posie refuse la veste que Lovelace veut lui prêter, encore blessée par les remarques du docteur William Dawney sur son apparence et par le souvenir de la confrontation avec son frère. Malgré sa colère, elle s’efforce de se concentrer sur l’enquête et de tirer les conclusions de leur entretien avec le chirurgien. Elle estime qu’ils ont appris un élément essentiel concernant Amyas Lyle : depuis janvier, il semblait prendre ses distances avec la famille Roade et avec une grande partie de son ancienne existence. L’évocation d’un divorce montre qu’il envisageait de recommencer sa vie autrement, auprès d’Olga Karloff et de l’enfant qu’ils attendaient. Lovelace se demande alors si Dawney a pu mentir en affirmant ne jamais avoir rencontré Olga et ignorer l’existence de Katia. Posie considère que, s’il jouait la comédie, il serait un acteur exceptionnel en plus d’être un chirurgien remarquable. Pour elle, l’explication la plus probable est qu’Amyas gardait ses secrets avec une extrême prudence, même vis-à-vis de ses amis les plus proches. Le mystère qui l’intrigue particulièrement est la place unique qu’occupait la petite Katia dans la vie d’Amyas. Elle se demande pourquoi cet enfant représentait quelque chose d’aussi important pour lui au point qu’il en protège l’existence.
Lovelace revient ensuite sur la possibilité que Dawney soit un suspect. Son nom figurait déjà sur la liste retrouvée dans la boîte à biscuits, et ses connaissances médicales pourraient théoriquement lui avoir permis de commettre un meurtre complexe. Posie reconnaît que le médecin est extrêmement intelligent et qu’une distance de plusieurs centaines de kilomètres ne constituerait pas forcément un obstacle pour quelqu’un d’aussi déterminé. Cependant, elle refuse de se laisser influencer par son aversion personnelle envers lui. Elle cherche avant tout un mobile et ne parvient pas à comprendre ce que Dawney aurait gagné en tuant Amyas. Cette absence de raison convaincante l’empêche de le considérer comme un véritable coupable. Lovelace propose alors de partager un repas simple dans un restaurant des quais afin de poursuivre leur discussion plus tranquillement. Il explique qu’il n’a plus besoin de rentrer précipitamment chez lui à Clapham depuis qu’Ella Brown, la nourrice engagée pour s’occuper de sa fille Phyllis, a emménagé définitivement dans la chambre du rez-de-chaussée. Posie décline néanmoins l’invitation, prétextant devoir préparer ses affaires pour ses vacances. En réalité, elle ressent surtout le besoin d’être seule, de marcher sous la pluie et de remettre de l’ordre dans ses pensées après une journée éprouvante. Lovelace accepte sa décision et lui donne rendez-vous le lendemain matin pour une dernière réunion d’enquête avant son départ. Il plaisante alors sur son choix de destination, Whitley Bay, en suggérant qu’elle a peut-être simplement envie d’y retrouver le séduisant inspecteur Oats. Posie répond maladroitement qu’elle a choisi cet endroit après l’avoir vu dans un magazine de mode, comme l’épouse d’Oats, mais elle sait elle-même que son explication manque de naturel. Elle ne peut pas lui révéler que cette destination ne venait pas réellement d’elle. En voyant le doute passer sur le visage de Lovelace, elle se sent mal à l’aise, puis le regarde s’éloigner seul sous la pluie vers le métro qui le ramènera auprès de son enfant endormi.
Après le départ de l’inspecteur, Posie rentre chez elle en évitant les rues animées de Londres. Elle choisit les passages plus calmes plutôt que Covent Garden, Oxford Street ou les théâtres de Shaftesbury Avenue. Elle laisse volontairement la pluie tremper ses vêtements, sachant que la soie de sa veste et de sa robe est probablement irrémédiablement abîmée. Pourtant, cela lui est indifférent. Elle pense qu’elle ne pourra plus jamais porter ces habits sans se souvenir de l’affaire Amyas Lyle et de la terrible nuit qui a suivi sa mort. Pendant sa marche, elle tente de rassembler toutes les informations obtenues au cours de la journée et de comprendre quel élément essentiel leur échappe encore. Elle repense aux paroles de Selwyn Pickle, le directeur adjoint des bureaux d’avocats, qui disait que l’ambition pouvait conduire un homme dans des endroits étranges dont il n’existe aucun retour possible. Cette idée lui paraît désormais particulièrement juste pour Amyas, dont le destin s’est achevé brutalement. Pourtant, elle ressent toujours une profonde insatisfaction face à l’enquête. Malgré tous les témoignages recueillis, quelque chose ne correspond pas. Elle a l’impression que seule une partie de l’histoire leur a été révélée et qu’une pièce indispensable du puzzle manque encore. Elle commence alors à remettre en question leur approche. Peut-être cherchent-ils trop dans la vie privée d’Amyas alors que la réponse pourrait se trouver dans son activité professionnelle. Ou peut-être, au contraire, n’ont-ils pas encore compris la véritable nature de ses relations personnelles.
Lorsqu’elle arrive enfin à Museum Chambers, complètement trempée, Posie est soulagée de constater que Ted, le concierge principal, est déjà parti. Elle n’a aucune envie de devoir discuter ou faire semblant d’aller bien. Dans le hall sombre, elle appuie sa tête contre le marbre froid du mur en attendant l’arrivée de l’ascenseur. Dans ce silence, certaines phrases entendues ou lues au cours de la journée reviennent hanter son esprit. Des mots qui évoquent des douleurs qui ne disparaissent jamais et des secrets capables de survivre toute une vie semblent résonner avec l’histoire d’Amyas Lyle lui-même. Peu à peu, Posie rassemble les différents fragments de l’affaire. Les changements dans la vie d’Amyas, son amour pour Olga, son désir de protéger Katia, son éloignement de son ancienne famille et les blessures cachées de son passé prennent une nouvelle signification. Elle finit par être convaincue que le meurtre n’a probablement rien à voir avec le travail d’Amyas. La vérité se trouve ailleurs, dans les sentiments humains, dans ce qui a été aimé ou négligé. Pour Posie, la clé de cette affaire n’est pas l’ambition, l’argent ou la carrière, mais l’amour, ou plutôt un amour qui n’a pas été reconnu à temps. Cette certitude s’impose à elle avec la force d’une évidence alors qu’elle rentre enfin chez elle.